Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Ouvrons les yeux, voyons les choses de manière objective, et développons cette énergie extraordinaire qu’est l’amour. C’est, sans le moindre doute, la plus grande énergie de transformation du monde. Elle est la source de la vraie transition intérieure (Pierre Rabhi 19 février 2021)

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jeudi 17 juin 2021

25ème anniversaire du retour de l’ours dans les Pyrénées ! Mais aussi 1er anniversaire de la mort de l’ours Gribouille...

La position du Comité Ecologique Ariégeois

Le suivi du dossier "ours brun dans les Pyrénées" se fera dans cet article/blog.

MàJ 17 juin 2021 1996 – 2021 : 25 ans après les premiers lâchers, quel avenir pour l’ours en France ?

Une visioconférence réunissait ce 3 juin,
Sabine Matraire, Présidente de FERUS
François Arcangeli, Président de Pays de l’Ours-Adet de 1998 à 2020
Alain Reynes, Directeur de Pays de l’Ours-Adet
Patrick Leyrissoux, Vice-président coordinateur Ours
Michel Clouet, ancien Président d’Artus
Corinne Lepage, Ministre de l’Environnement en 1996
Serge Lepeltier ministre de l’Environnement en 2004 - 2005

Le 19 mai 1996, la première ourse d’origine slovène, nommée Živa, ce qui signifie « vivante » en slovène, est lâchée sur la commune de Melles en Haute-Garonne. Avec Živa s’ouvre une nouvelle page de l’histoire de l’ours dans les Pyrénées.

25 ans après et, suite à quelques opérations de renforcements supplémentaires, la population d’ours dans les Pyrénées croît régulièrement et dépasse la soixantaine d’individus.

Malgré cette tendance positive, l’ours n’est pas encore sauvé en France en 2021. Les risques démographiques en Pyrénées occidentales, et génétiques à plus long terme, sont la résultante d’un manque d’engagement de L’État sur la restauration de l’espèce dans un bon état de conservation. A ces problèmes s’ajoutent les menaces des opposants ainsi que l’attitude ambigüe de L’État.

Un dossier de presse vous est offert en cliquant sur Voir le Fichier : Ours-Presentation_Conf_Presse_25ans_lachers_3_juin_2021_-_Pays_de_lOurs_-_Adet_FERUS.pdf

Sommaire :

État des lieux , p.6
Analyse de l’action de l’État, p.8
L’ours, contrainte ou atout pour les Pyrénées ? p.10
Un peu d’histoire : 1996-1999 : l’expérimentation, p.11
Un peu d’histoire : 2000 - 2004 : la polémique, p.13
Un peu d’histoire : 2005-2007 : de nouveaux lâchers, p.15
Un peu d’histoire : 2008-2017, 10 ans de tergiversations p.16
Un peu d’histoire : vers les premiers lâchers en Béarn p.19

***

Un dossier récapitulatif avec photos, schémas et points à retenir vous est également offert ici : Voir le Fichier : Ours-Presentation_Conf_Presse_25ans_lachers_3_juin_2021_-_Pays_de_lOurs_-_Adet_FERUS.pdf


Mais tous les anniversaires ne se valent pas, en effet le 9 juin était aussi l’anniversaire de la mort de l’ours Gribouille en Ariège. Vous pourrez lire le communiqué de presse de Cap Ours dont le CEA fait partie :
Ours Gribouille tué par balles en Ariège. Un an déjà et zéro condamnation et zéro réparation

Voir le Fichier : CP_Cap_Ours_1_an_mort_Gribouille_9-6-21.pdf


MàJ du 23 avril 2021

Appel à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans les Pyrénées

LIEN POUR S’EXPRIMER

Le ministère de la Transition écologique et solidaire consulte le public sur la mise en place de mesures d’effarouchement des ours dans les Pyrénées.

Pays de l’Ours - Adet et les associations soussignées appellent toutes les personnes favorables à la protection de l’ours dans les Pyrénées à y participer, en commençant leur texte par : « Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées. » et à personnaliser leur message avec les arguments qui leur tiennent à cœur, parmi notamment les suivants :

Le jugement du Conseil d’Etat du 4 Février 2021 a rendu les effarouchements pratiqués jusqu’à aujourd’hui illégaux, comme l’avaient affirmé les associations environnementales. Les modifications proposées pour l’arrêté 2021 sont marginales et ne changeront rien en pratique.

Les effarouchements menés depuis 2019 n’ont montré aucune efficacité notable. De surcroît, ils ont coûté très cher, soit plusieurs milliers d’euros pour chacune des quelques brebis sauvées. Une évaluation sérieuse de cette expérimentation aurait dû conduire à son abandon évident dès la première année.

Les experts du Conseil National Protection de la Nature dont le rôle est de conseiller le Gouvernement ont rendu à la quasi-unanimité un avis très défavorable à ce projet d’arrêté. N’hésitez pas à le consulter, vous y trouverez des détails et des arguments supplémentaires.

Il y a des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain.

Les effarouchements menés sont et resteront perturbants et dangereux pour les ours, malgré les modifications proposées à la marge en 2021. Il y a notamment un risque évident de séparation des mères et de leurs oursons, dont l’effarouchement n’est même pas interdit.

En synthèse, les effarouchements des ours sont inutiles, inefficaces, dangereux, horriblement chers et illégaux. Une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent - Regroupement nocturne du troupeau - Chiens de protection éduqués, et en nombre suffisant.

Attention, la consultation n’est ouverte que jusqu’au 9 Mai, ne tardez pas à y affirmer votre opposition.
Rappel du lien pour participer :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2363

Avis du CEA

Le CEA n’est pas favorable à l’effarouchement

Avis du CNPN

Le CNPN (Centre National de Protection de la Nature) non plus puisqu’il émet de nombreuses réserves.


MàJ du 07/04/2021

Protection des troupeaux et conditionnalité des indemnisations : l’arlésienne des estives

L’arlésienne des estives

Le collectif CapOurs, dont fait partie le CEA, vient de rappeler dans le texte affiché ci-contre, que les éleveurs les plus rétrogrades en matière de mise en sécurité de leur troupeau face aux prédateurs, sont Ariégeois. Extrait :
« Cas d’école, l’estive ariégeoise cumulant le plus grand nombre de pertes depuis de nombreuses années n’utilisait toujours ni chien de protection ni parc de regroupement nocturne en 2020 …

Aucune assurance privée n’indemniserait un assuré qui ne met pas en place un minimum de protections contre un risque connu et prévisible.
Cette gestion qui ne participe ni à améliorer la cohabitation ni à restaurer cette espèce menacée est-elle vraiment la meilleure manière d’utiliser des fonds publics ? »
Notre réponse est évidemment NON ! La Préfecture doit maintenant prendre ses responsabilités. Sinon les citoyens fiscaux auraient le droit de demander des comptes sur l’utilisation abusive des indemnisations en pure perte !


MàJ du 04/04/2021 - Un fait divers incompréhensible est lié à la mort de l’ours Cachou dans le Val d’Aran en avril 2020.

L’enquête sur l’assassinat de l’ours a conduit au démantèlement d’un réseau de trafiquants de cocaïne. Douze personnes ont été interpellées le 26 mars par les Mossos d’Esquadra, la police autonome de Catalogne : cinq se trouvent aujourd’hui en détention provisoire, les autres sont en liberté, privées de leurs passeports. Parmi elles, le maire de la petite localité de Casau, dans le Val d’Aran ( un canton pyrénéen d’environ 10 000 habitants ayant son propre gouvernement). D’après les enquêteurs, ces suspects appartiendraient à un réseau de trafic de cocaïne piloté depuis la Colombie, avec des ramifications dans le Val d’Aran, à Lérida – où un laboratoire a été découvert...
Article de Libération

Dans La Dépêche : ...........La police locale avait mis sur écoute six personnes suspectées d’avoir empoisonné Cachou à l’éthylène glycol, un antigel toxique, utilisé dans le liquide de refroidissement des voitures. Or, les discussions de ces personnes portaient entre autres sur un trafic de cocaïne. Une fois les éléments réunis, les policiers ont perquisitionné vendredi dernier un entrepôt. Ils ont saisi deux kilos de cocaïne à Vielha. Le suspect principal de ce trafic, un garde forestier local, a été arrêté. Le maire d’un village de la région fait aussi partie des douze personnes interpellées. La police a également découvert au cours de cette enquête l’existence d’un laboratoire de transformation de la pâte de cocaïne, géré par une organisation colombienne dans la ville catalane de Lérida. "Nous l’avons également appris par La Vanguardia ", confie le Fonds d’intervention éco-pastoral Groupe Ours Pyrénées qui travaille notamment pour une coopération pacifique du pastoralisme et de l’ours. "Mais ce développement de l’affaire est digne d’un film", reconnaît notre interlocuteur que ce nouveau type de délinquance venant maintenant se greffer au dossier "interroge".

Pour ce qui concerne l’ours, il y a deux suspects pour l’empoisonnement

Quant à l’enquête sur la mort de l’ours Cachou, elle se poursuit, l’instruction touchant presque à sa fin. Selon nos confrères des médias espagnols, les deux principaux suspects dans l’empoisonnement de l’animal sont un agent environnemental du conseil général d’Aran, ainsi qu’un homme qui fut conseiller de territoire au gouvernement aranais entre 2015 et 2019. Un comble : le premier participait au programme de suivi de l’ours, tandis que le second avait en charge la gestion des fonds européens pour la repopulation de l’ours des Pyrénées.

L’article de LDDM


MàJ du 2/04/2021 - Avec 64 individus détectés en 2020, l’effectif de la population d’Ours brun continue progressivement d’augmenter dans les Pyrénées. C’est là un des résultats présentés dans le rapport annuel 2020 du suivi de l’espèce dans les Pyrénées françaises réalisé par le réseau Ours bun

Et aussi : https://paysdeloursadet.blogspot.com/2021/04/pyrenees-64-ours-detectes-en-2020-dont.html


MàJ du 14/12/2020
Communiqué de Cap Ours dont le CEA fait partie.

Le 14 Décembre

Un sondage l’atteste :
Les Français sont nettement favorables au remplacement des ours tués par l’homme dans les Pyrénées.

Enfin une mesure populaire … !
Le gouvernement peut être rassuré : son engagement de remplacer tout ours mort de cause humaine dans les Pyrénées est nettement soutenu par les Français.

Le sondage réalisé par l’IFOP [1] pour quatorze associations impliquées en faveur de l’ours dans les Pyrénées est clair : les Français sont nettement favorables au principe de remplacer les ours tués par l’homme dans les Pyrénées.

C’est la première fois qu’un sondage est réalisé sur cette question spécifique, et il en ressort :

  • Une nette approbation du principe de remplacement : 59 %, y compris dans les Pyrénées (58%), et ce malgré un taux élevé de réponse « Ne sait pas »
  • Une très faible opposition radicale, les personnes « tout à fait opposées » n’étant que 9 %

Résumons :

Le gouvernement s’est engagé dans le Plan d’action Ours brun 2018-2028 [2] à « remplacer tout ours mort de cause humaine » ;
La France a l’obligation de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées. La Commission Européenne vient de le lui rappeler et lui demande de suivre les recommandations des scientifiques qui préconisent le lâcher urgent de plusieurs ours ;
Les Français soutiennent clairement cette mesure de remplacement des ours tués de la main de l’homme.

Le gouvernement doit donc lancer dès maintenant la procédure et la préparation de ces nouveaux lâchers. A défaut, il devra en répondre devant les Français et les tribunaux, nationaux et européen. Les associations y veilleront.


MàJ du 8/12/2020
Communication des associations de protection de l’ours en France et en Espagne - 7 décembre 2020 :


MàJ du 3 décembre 2020
Charlie Hebdo met les pieds dans le plat dans cet article mis gratuitement en ligne. Et fait le parallèle avec les départements Pyrénéens voisins qui n’ont presque pas de prédations d’ours. Voici l’article :

Ce brave ours qui arrose les fiers Ariégeois

Fabrice Nicolino · Mis en ligne le 30 novembre 2020 · Paru dans l’édition 1479 du 25 novembre

L’année 2020 est aussi une année noire pour les ours. Après la mort de Cachou dans les Pyrénées françaises en avril, hier, dimanche 29 novembre, c’est de l’autre côté des Pyrénées qu’a été abattue Sarousse, ourse espagnole, lors d’une chasse... au sanglier. Entre les deux, un ours mâle avait également été abattu en Ariège. Un département où, selon la préfecture, le plantigrade attaquerait beaucoup plus qu’ailleurs. À moins que ce ne soit l’Ariège qui ait la dénonciation facile pour des histoires de gros sous ?

C’est cocasse, car c’est à la fois un secret bien gardé, bien qu’il soit de polichinelle pour ceux qui suivent le dossier. L’ours des Pyrénées est-il bien le responsable de toutes les attaques qui entraînent des indemnisations de l’État  ? Les associations Ferus et Pays de l’ours révèlent l’existence d’un tour de passe-passe croquignolet.

Le 7 avril 2020, le préfet de la Région Occitanie publie le bilan des « dommages d’ours sur le massif des Pyrénées françaises ». Le texte est net : «  Au total, 1 173 animaux et 36 ruches ont été imputés directement à l’ours. » Ce communiqué, public, est repris par la presse, mais pas celui du 15 mai, pour la raison simple qu’il reste dans les tiroirs de la préfecture.

Or le second est une copie (presque) conforme du premier, qu’il rectifie radicalement en notant : « C’est donc 562 animaux et 36 ruches qui ont été indemnisés lorsque l’ours est ou semble responsable du dommage. » Du simple au double. Et ce n’est pas tout. Cette fois, on écrit sans gêne ou presque : « De plus, 447 animaux de dossiers indéterminés ont été indemnisés suite à la prise en compte des éléments de contexte local. »
L’Ariège, seul département visé.

Contexte local  ? Ferus et les autres ne l’expliquent pas, mais Charlie va tenter d’apporter sa contribution. Le texte préfectoral – le deuxième – livre ce qui pourrait bien être un indice de taille : « Les départements des Pyrénées-­Orientales, de l’Aude et des Pyrénées-Atlantiques restent peu ou pas concernés par les dommages liés à l’ours brun alors que 82 % des dossiers du massif ont été réalisés dans le ­département de l’Ariège. »

Mazette, quel ours  ! Alors qu’il est désormais présent, grâce à des naissances, d’un bout à l’autre du massif pyrénéen, l’animal ne commettrait ses méfaits que dans le seul département de l’Ariège, probablement pour ennuyer les gros durs de la gâchette locale, fortement soutenus par une classe politique du coin que l’on qualifiera d’insolite et parfois distrayante. L’ours, cet ami des nécessiteux.

Edit CEA : Et oui, il n’y a pas que la Corse en France !


23 novembre 2020

Mort de l’ours Cachou - Un habitant du Val d’Aran, employé du Conseil général, a été arrêté et présenté à un juge ce vendredi.

Un agent de l’environnement du Conseil Général d’Aran a été interpellé ce mercredi et a été déféré ce vendredi après-midi devant le juge, rapporte le journal local Segre.
Voir ici l’article de l’Indépendant.


16 novembre 2020 -
La version actualisée des dégâts imputés à l’ours en 2019 a été ramenée à la moitié. Ce correctif n’a pas eu le privilège de la médiatisation. Cap Ours le fait ici et notamment grâce à cette petite vidéo d’animation.

Connaîtrons-nous un jour le vrai bilan des dégâts d’ours dans les Pyrénées … ?

Nos associations ont récemment découvert une version corrigée du bilan 2019 des dégâts d’ours dans les Pyrénées qui n’a curieusement pas été rendue publique ...

Alors que la version initiale, diffusée et relayée largement le 7 avril 2020, annonçait sans nuance « Au total, 1 173 animaux et 36 ruches ont été imputés directement à l’ours », la nouvelle version du 15 mai est beaucoup plus modérée et prudente : « C’est donc 562 animaux et 36 ruches qui ont été indemnisés lorsque l’ours est ou semble responsable du dommage … » auxquels s’ajoutent, sans en préciser le statut, des animaux indemnisés suite à des dérochements (= chutes de bétail dans des barres rocheuses).
Lien pour télécharger les 2 documents.

Ce nouveau bilan corrige donc partiellement deux erreurs que nous avions présentées à la Ministre de la Transition Ecologique au printemps, et qu’elle avait en effet demandé aux services de corriger :

L’arrêté d’indemnisation des dégâts d’ours considère abusivement les dérochements comme des prédations, alors que les causes possibles sont multiples. Ces animaux sont donc maintenant décomptés séparément sans pour autant expliquer pourquoi ils ont été indemnisés.
La majorité des indemnisations est accordée « au bénéfice du doute », sans élément mettant l’ours en cause. La responsabilité de l’ours est de fait maintenant nuancée, mais les chiffres ne sont toujours pas détaillés.

Cela fait des années que nous demandons à l’Etat de différencier les dégâts d’ours avérés des indemnisations « au bénéfice du doute ». Nous ne sommes pas opposés à ce principe quand le doute existe réellement, mais son application quasi-automatique, notamment en Ariège, a fini par transformer le système d’indemnisation en « assurance tous risques », au détriment de l’ours. La réalité de l’impact de l’ours reste à l’évidence largement surestimée.

L’Etat est réticent à dire la vérité. L’enjeu est pourtant important : Outre la fausse image de grand prédateur attribuée injustement à l’ours, c’est sur cette confusion entretenue entre attaques avérées et indemnisations douteuses que des Préfets autorisent l’effarouchement des ours dans les Pyrénées depuis 2019 …

CAP Ours demande à l’Etat d’aller enfin au bout de la démarche de transparence : seules des données objectivées et partagées permettront de prendre des décisions justes et adéquates.

Contact presse : Alain Reynes, Directeur de Pays de l’Ours-Adet : 06 13 59 29 76

Les associations membres de CAP Ours : Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement - Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement - Midi - Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours - Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.


25 septembre 2020 - VIDÉO - Trois ours mâles filmés dans le Haut-Béarn cet été
Trois ours bruns mâles ont été filmés par des caméras du FIEP (Fonds d’Intervention Eco-Pastoral) cet été dans le Haut-Béarn. L’association espère voir des portées d’oursons arriver dans la foulée, la présence de Sorita ayant été détectée sur la même période.
Lire l’article et voir la vidéo dans la page de France bleue Pyrénées Atlantique


30 août 2020 - Loups et ours : mêmes discours hypocrites et biaisés de la part de certains éleveurs et certains médias en recherche d’audience.


28 juillet 2020 - Un des (éminents !) membres de notre comité est allé voir sur place (col d’Escots, cirque de Gérac et même beaucoup plus loin tant qu’à faire !) ce qu’il en était dimanche. Voici son compte rendu :
Au col d’Escots autour du resto d’altitude aucune trace de poubelles qui auraient pu attirer des ours. Par contre vers 9 heures l’arrivée d’un petit troupeau d’environ 120 bêtes, sans bergère et sans chien de protection qui est descendu vers les bois côté sud en bas du Freychet. Sur le versant nord du col, côté Aulus, derrière une clôture de séparation, un gros troupeau de vaches gasconnes avec des veaux sans protection aucune.

À Gérac le troupeau était éparpillé au sud du col de Cerda. Pas de patou, pas de bergère. Et pour cause. En prenant des photos des pertes du ruisseau qui alimentent la source Gérac, j’ai vu une jeune femme, accompagnée de trois Border colleys, se déplaçant difficilement avec la jambe dans une attelle sur la piste depuis une caravane posée en haut à côté du réservoir vers le passage à gué du ruisseau.

De retour des photos, je l’ai vue tenter d’essayer de remplir une "vache à eau" dans le ruisseau, mais comme elle ne pouvait pas plier le genou elle n’y arrivait pas bien.

Je la lui ai remplie et lui ai porté les 20 litres jusqu’à la caravane. C’était la bergère qui s’était pris une gamelle dans le brouillard. Elle m’a dit qu’un berger débutant devait venir l’aider, mais que son chien n’était pas très bon. Au col d’Escots c’est une certaine Martine et pas elle qui s’occupe du troupeau.

Après être passé par le lac d’Aubé, le pic de Séron et la vallée de Turguilla j’ai vu qu’une autre partie du troupeau éparpillée dans le versant très raide au sud du puech de Gérac qui descend vers le cirque de Cagateille. La bergère avait disparu. Probablement allongée dans le caravane. Ça se comprend.

On dirait qu’ils la cherchent la casse !

27 juillet 2020 - Il n’y a heureusement pas que la dépêche du midi pour relater et interpréter ce qui se passe dans les estives ariégeoises, et en particulier au col d’Escots. Le plus curieux dans cette affaire c’est le silence abyssal de la préfecture qui pourtant est parfaitement au courant des faits.
Jusqu’à présent il n’y avait qu’un seul son de cloche, celui des opposants à l’ours les plus outranciers.
Heureusement l’association FERUS rectifie le tir, et cela n’a plus grand chose à voir :
Il n’y avait pas de « meute d’ours », cela n’existe pas, il n’y a pas eu « d’attaque » de cette estive, le comportement des ours était parfaitement normal et prévisible, parmi les 4 ours 2 étaient des oursons de l’année, cette estive n’ayant ni chien de protection ni parc nocturne électrifié, comment imaginer éviter la prédation ? etc...
Il faut absolument lire cette mise au point de Ferus, c’est indispensable avant tout jugement :voir l’article ici
Incroyable qu’en Ariège non seulement la presse mais les élu(e)s sont incapables de la moindre objectivité devant les éructations de certains éleveurs et responsables agricoles.
Et l’administration dont le rôle devrait être de fournir l’information telle qu’elle la possède, laisse dire ...

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17 juillet 2020 - Un nouveau drame pastoral s’est déroulé dans la nuit du 15 au 16 juillet pendant laquelle une ourse, ses oursons et un mâle ont semé la panique dans un troupeau d’ovins au col d’Escots, au-dessus de Guzet-Neige.

Les questions sont multiples ; la principale d’entre elles réside dans le mode de gardiennage des troupeaux. On ne peut pas avoir un millier de brebis en estive sans préparer cette montée, sans organiser un gardiennage permanent, sans prévoir de moyens efficaces de rassembler et garder les bêtes la nuit. L’administration donne les possibilités de tous ces outils aux éleveurs. Ceux-ci ne mettant aucun zèle à les utiliser, des drames comme celui-ci risquent d’être fréquents.

Quatre ours attaquent : Pays de l’ours et Ferus réagissent

Et ce ne sont pas les effarouchements qui vont améliorer la situation. Tous les dresseurs, les éleveurs, les gens au contact des animaux le savent bien. Si vous excitez les animaux sauvages par des effarouchements, ceux-ci répondent en retour à leur manière... Tentez seulement d’effaroucher un chien hargneux rencontré aux abords d’une ferme... il vaut mieux faire profil bas plutôt que se dresser face à lui en l’invectivant.

16 juillet : communiqué-effarouchements renforcés-Préf

L’intelligence et le sang-froid sont les meilleurs atouts quand il s’agit d’animaux sauvages. Et cela se prépare, s’envisage lucidement avant que le contact s’établisse. Tout randonneur qui part en montagne sait qu’il peut rencontrer des serpents, des troupeaux de vaches, des patous, des ours, des névés encore glacés, du brouillard, etc... il s’équipe en prévision et dans sa tête il imagine déjà les attitudes à observer pour toutes ces éventualités.

On devrait faire la même chose quand on monte des milliers de bêtes en estive, vous ne croyez pas ? L’État étant prêt à aider les éleveurs et bergers, ceux-ci doivent maintenant "jouer le jeu".

Car les animaux sauvages sont un paramètre inéluctable dans la nature. Vouloir les exterminer est un non-sens. Apprendre à vivre à côté d’eux sera le signe d’une humanité retrouvée, une humanité à part entière reconnaissante de la présence de l’Autre qui en devient une richesse. Quelle pauvreté, quelle sècheresse, quel manque de profondeur de vivre dans une nature stérilisée de ses composantes authentiquement sauvages.


Les élus locaux du Couserans sont bien embêtés, coincés entre des éleveurs en colère d’une part (et nous précisons bien que c’est seulement une minorité agissante politiquement mais laxiste dans la protection des estives) et un tourisme important pourvoyeur d’euros ! Le PNR ne s’y trompe pas quand il met l’ours en valeur dans ses plaquettes. En voici un extrait plein de bon sens pour la conduite à tenir en cas de rencontre avec le "Monsieur" :
Les anciens l’appelaient Lou Moussu, Le Monsieur. On apprenait aux enfants qu’en cas de rencontre avec lui, il fallait être poli : lui dire bonjour, parler de la météo, s’inquiéter de sa santé et lui céder le passage. Cela permettait à l’ours de bien identifier la créature qu’il avait en face de lui, d’évaluer le danger potentiel et surtout de s’enfuir facilement. Un ours n’est jamais méchant (ça c’est le propre de l’homme !) et cherchera toujours à fuir. Seule une mère avec ses petits ou un ours acculé pourra être agressif et tenter une charge d’intimidation. Pas de danger si on respecte lou Moussu ! Et il en va de même avec tous les autres animaux, sauvages comme domestiques.


4/07/2020 - Après l’entrevue du 2 juillet avec le préfet de région et les préfets de MP pour la 3e réunion du groupe "pastoralisme et ours", l’État ne crée pas de surprise : il augmente le subventionnement des bêtes prédatées et l’aide au gardiennage sans exigences particulières au niveau des éleveurs. Et sans mettre en parallèle la réussite des éleveurs et bergers qui n’ont pas ou peu de prédations grâce à leur savoir-faire que beaucoup d’autres ne prennent même pas la peine d’envisager...

Communiqué de presse du Préfet de région

Extrait :
Un protocole spécial, dédié aux foyers de prédation, est mis en place dès cette saison. Il permet de renforcer les moyens humains et financiers là où c’est nécessaire. Il permet d’accroître les mesures de protection (renforcement de la présence humaine, financement d’abris pastoraux d’urgence, etc), d’accompagnement et de gestion (effarouchement). Pour 2020 ce sont plus de 350 000 euros qui sont mobilisés pour l’application de ce protocole. Il s’ajoute au dispositif « ours à problème », déjà utilisé en 2019 contre l’ours Goiat, et qui fera l’objet d’un bilan et d’une mise à jour d’ici la fin de l’année.

L’aide au gardiennage, financée par l’État et l’Union européenne, permet de soutenir l’embauche de plus de 500 bergers sur l’ensemble des estives pyrénéennes, avec un taux moyen de prise en charge qui s’élève à 70 % du salaire.

* Aujourd’hui, les soutiens de la présence de l’ours dans les Pyrénées manifestent à Toulouse à 11 h devant la préfecture de région. Ils veulent le remplacement de l’ours tué et la poursuite de l’enquête pour retrouver le tueur.


24/06/2020 - Le CEA est impliqué dans le dossier ours à travers le collectif "Cap Ours" qui réunit plusieurs associations ayant signé la charte CAP-Ours [3]. A ce titre nous sommes solidaires des déclarations et courriers donnés et envoyés par le collectif.
Nous pensons qu’il ne doit pas y avoir exclusion des uns ou des autres dans la résolution de cette difficulté liée à la présence d’animaux sauvages dans NOTRE nature Pyrénéenne. L’ours est un animal emblématique de nos montagnes. Il était là avant nous et on n’aurait pas eu besoin d’introduire des ours slovènes si on avait respecté sa présence normale en prenant les précautions qui s’imposent.

Il en est de même actuellement. L’ours a toute sa place en "montagnes Pyrénées" ainsi que le pastoralisme qui est une activité traditionnelle des éleveurs montagnards.

L’État a mis beaucoup d’argent pour ménager la co-existence de l’un et des autres ; il suffit que les éleveurs acceptent ces contraintes normales de gardiennage des troupeaux tel que l’État le propose. Regroupement de nuit avec présence de bergers et de chiens de défense correctement entraînés et maîtrisés, clôtures quand c’est nécessaire et présence humaine proche.
Alors pourquoi certains refusent de se plier à ces protocoles ? Pourquoi certains éleveurs acceptent sciemment de laisser le troupeau sans surveillance à des endroits sensibles à l’ours alors que les bergers concernés auraient, eux, le désir de les parquer ?

Lettre ouverte au Président de la République 18 juin 2020
Lettre à la ministre de l’Ecologie

Le dernier acte du 9 juin est insupportable car là il s’agit d’un "plantigradicide" ! Et nous le dénonçons avec force avec tous les citoyens et toutes les associations de France, de Navarre et du Monde. D’où la lettre ouverte ci-contre : Après la destruction d’un ours en Ariège - Lettre ouverte au Président de la République 18 juin 2020.

Communiqué de la Préfète et du Procureur après la découverte del’ours tué

Rappel de nos éditions antérieures :
Ours abattu en Ariège : 20 associations déposent plainte et exigent son remplacement immédiat
La marche blanche pour l’ours tué a pu avoir lieu "in extremis" à Foix ce samedi 20 juin
9 juin : un ours abattu par balles dans la région d’Aulus. Choquées, les associations porteront plainte !
Mort de l’ours Cachou dans les Pyrénées espagnoles : le juge catalan refuse de révéler les résultats de l’autopsie
La Dépêche interroge le CEA sur notre vision de la cohabitation humains-troupeaux-ours


26/07/2019

« Pastoralisme et ours : savoir raison garder ? » 25/07/2019

Le CEA s’exprime peu souvent dans la presse sur ce sujet qui donne fréquemment lieu à des déclarations, à des communications, à des articles de la part des groupes professionnels concernés, d’élus, de l’administration et de journalistes. C’est donc pour faire connaître notre positionnement en tant qu’association de protection de l’environnement favorable au maintien de la présence de cette espèce réintroduite et donc à la coexistence ours-pastoralisme, que nous avons envoyé aux divers médias locaux une lettre que vous pouvez lire, datée du 25/07/2019. Nous le faisons avec la modération qui convient à un sujet aussi sensible.


MàJ 21/02/2020 - Parole d’ours par Ferus.

Chaque année Ferus fait le bilan de la saison au contact des ours et de la sociologie-ours. Les habitants, les touristes, les commerçants, les agriculteurs, les élus locaux sont interrogés sur cette présence animale que beaucoup d’entre eux acceptent et admettent comme un PLUS pour nos vallées pyrénéennes.

Ce bilan 2019 commence ainsi :
Cette année notre enquête, qui reprenait les questions initiales de la première édition de parole d’ours en 2008, montre que tant les « pyrénéens » que les « visiteurs » sont très majoritairement favorables à la présence de l’ours (72% en 2019, 69 % en 2008). Une réalité que conforte toutes les enquêtes et les perceptions individuelles des bénévoles : « Je m’imaginais qu’il y avait plus d’anti-ours que ça ! En effet, ce n’est qu’une petite minorité mais qui fait beaucoup parler d’elle. »

Ce document est en lecture libre ici, en cliquant sur le lien ci-dessous qui vous reliera à notre secteur d’archivage sûr et contrôlé d’ArchiveHost.
https://www.archive-host.com/flb/index.php?link=17c21a72a3832ab93383


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MàJ 1er février 2020 - Ours et pastoralisme : une enquête exclusive de l’ASPAS.
Dans son objectif de sauvegarde de l’ours, l’ASPAS, Association pour la protection des animaux sauvages, a organisé au cours de l’été 2019 des visites dans les estives des départements pyrénéens, dont l’Ariège (09).

Entre le 30 juin et le 8 octobre 2019, une quinzaine de personnes ont effectué 24 sorties dans des zones à ours sur les estives fréquentées par les troupeaux, afin de procéder à certaines observations sur le terrain. Objectif : témoigner des moyens de gardiennage de troupeaux mis en place par les éleveurs, et proposer des solutions concrètes pour améliorer la cohabitation entre l’ours et les éleveurs, dans le plus grand respect de la faune et de la flore.

Lire le compte-rendu de cette enquête,ici.


MàJ 29 octobre 2019 - Le CEA fait partie de Cap Ours. Voici le communiqué après la réunion du 26 octobre 2019 :

CAP – Ours ( Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours)

Le 29 octobre 2019

Motion

Les associations membres de la coordination Cap ours, réunies le 26 octobre à Bagnères de Bigorre :

  • se réjouissent que 5 portées, 10 oursons, aient déjà été détectés cette année dans les Pyrénées.
  • renouvellent leur soutien à tous les éleveurs qui cet été ont fait la démarche de protéger leur troupeau et qui démontrent ainsi que la cohabitation est possible si les moyens préconisés sont adaptés et mis en oeuvre.
  • regrettent que l’État ait complètement ignoré cette année leurs positions et propositions sur l’ours pour une cohabitation apaisée ;
  • déplorent l’entêtement de l’État dans sa stratégie de « confrontation armée » avec l’ours plutôt que de privilégier les moyens de protection préventifs ;
  • constatent le bilan désastreux des mesures initiées par la feuille de route « Pastoralisme et ours », notamment les effarouchements et la surindemnisation de toutes les pertes déclarées comme dégâts occasionnés par l’ours ;
  • confirment que ces mesures incohérentes et contreproductives font l’objet de recours devant les Tribunaux compétents afin d’en obtenir l’annulation ;
  • souhaitent ardemment qu’un vrai dialogue puisse reprendre rapidement afin de préparer la prochaine saison pastorale sur de meilleures bases pour tous.

Les associations membres de CAP Ours : Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

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MàJ 24 octobre 2019

Une délégation Cap Ours sera présente devant la Préfecture de Toulouse cet après-midi dès 15H afin de répondre à vos questions. et notamment pour rappeler :
- que tous les acteurs du dossier savent pourtant qu’une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent - regroupement nocturne du troupeau - Chiens de protection sélectionnés, éduqués et en nombre suffisant. Il a fait ses preuves partout où il est mis en œuvre ; dans toutes les montagnes du monde, et même dans les Pyrénées !

Bilan synthétique de la feuille de route « Pastoralisme et ours »2019

Le communiqué :

CAP-Ours Coordination Associative Pyrénéenne
pour l’Ours Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Le 24 octobre 2019

Ours : les associations saisissent la Justice

Les associations membres de la coordination Cap ours ne participeront pas au simulacre « d’échange et de partage » sur l’ours et le pastoralisme ce jeudi 24 octobre à la Préfecture de Toulouse.
N’ayant d’autre option en l’absence de dialogue possible, nous portons devant le Conseil d’Etat et les tribunaux administratifs compétents les principales mesures de la feuille de route « Pastoralisme et ours » de l’Etat, notamment l’effarouchement systématique des ours et la surindemnisation, y compris quand l’ours n’est pas en cause, du bétail trouvé mort.
En 2019, l’Etat a cru devoir expérimenter ces « solutions » exigées par les opposants à l’ours.
L’été qui vient de passer a montré, comme nous l’avions annoncé, que ces mesures ne sont ni pertinentes, ni efficaces, en plus d’être de notre point de vue illégales.
Le seul effet notoire du terrain cédé aux opposants les plus radicaux a été d’en décomplexer le discours : ils réclament maintenant rien de moins que le droit d’éliminer eux-mêmes les ours... !
Le bilan est donc désastreux (voir note détaillée ci-jointe) : les troupeaux ne sont pas mieux protégés et l’acceptation de l’ours s’est dégradée, le tout au prix de risques inconsidérés pour la sécurité des ours dont seul le bilan du suivi 2019 permettra d’évaluer les conséquences.
Attachés à un pastoralisme vivant, nous restons disponibles pour un vrai dialogue.
Rappelant que la restauration d’une population viable d’ours est un cadre légal non négociable, nous contesterons par tous les moyens légaux toute mesure qui oppose activité humaine et protection de la biodiversité.
Il n’y a pas d’autre voie que d’organiser ensemble, comme cela se fait partout ailleurs, une cohabitation responsable et aussi apaisée que possible.

Une délégation Cap Ours sera présente devant la Préfecture de Toulouse cet après-midi dès 15H afin de répondre à vos questions.

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MàJ 17 octobre 2019 : Un décodeur des parutions médiatiques sur l’ours est publié par Pays de l’ours-Adet et Ferus pour "tordre le cou" aux soi-disant informations sur les dossiers concernant l’animal emblématique des Pyrénées.
Vous trouverez ce "décodeur" à ces deux liens différents :
https://www.paysdelours.com/fr/les-infos/decodours.html
https://www.ferus.fr/actualite/decodours-pour-retablir-une-information-objective-sur-lours

Un exemple de ce décodage :

Décodours n°13


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Nous rappelons la parution de ce livre :

« Pourquoi la réintroduction de l’ours est-elle si difficile ? »

Une petite édition Pyrénéenne, "MonHélios", édite ce livre important pour cerner les problématiques diverses liées à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Le CEA, au vu de la qualification de son auteur et du sujet, a décidé d’annoncer sa parution et de relayer la vente du livre à prix coûtant (12 €). Nous envoyer un mail pour cela ou venir à la réunion des CA https://cea09ecologie.org/spip.php?rubrique43.
Foyers Ruraux 09 - 21 Rue des Chapeliers, 09000 Foix

MonHélios est allé trouver son auteur, Gérard Caussimont, naturaliste de terrain, depuis plus de 40 ans, et fin connaisseur de l’ours et des vallées pyrénéennes puisqu’il y a consacré sa thèse de doctorat, membre du Conseil scientifique du Parc national des Pyrénées, en lui demandant de répondre à cette question :
« Pourquoi la réintroduction de l’ours est-elle si difficile ? »

Gérard Caussimont est en cela le meilleur auteur que la maison d’édition pouvait « recruter ». S’il préside une association le Fonds d’intervention éco-pastoral (FIEP)-groupe ours Pyrénées qui met tout en œuvre pour que l’ours vive dans son habitat naturel et cohabite avec le pastoralisme, Gérard Caussimont est connu pour son pragmatisme, pour être à l’écoute, prônant le consensus, toujours ouvert au dialogue, et s’exprimant avec beaucoup de pédagogie, de manière construite et jamais à chaud.

Après réflexion, il a choisi de reprendre des affirmations souvent relevées dans des articles de journaux, entendues à la radio ou à la télévision, et de les remettre dans la réalité, dans le contexte.

Vrai ou faux ? Et surtout expliquer pourquoi le vrai ou pourquoi le faux, justifier la réponse.

Voilà. Un lecteur curieux qui veut se faire de lui-même son opinion trouvera dans ce livre tous les éléments lui permettant de se faire un avis.

La table des matières est dans le PDF ci-contre

Voici sa couverture (cliquer pour agrandir) :


[1Sondage réalisé par l’IFOP les 17 & 18 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus - file :///C :/Users/Serge/AppData/Local/Temp/ifop-assos-sondage-remplacement-ours-2020.pdf

[2Plan d’action Ours brun, p19

[3Altaïr Nature, Animal Cross, Association Pyrénéenne Départementale des Accompagnateurs en Montagne des Pyrénées Orientales (66), Association Nature Comminges (ANC), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS, Fonds d’intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Midi-Pyrénées, France Nature Environnement Hautes-Pyrénées (65), Mille Traces, Nature En Occitanie, Nature En Occitanie comité 65, Pays de l’Ours - ADET, Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest - 64 (SEPANSO), Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM), S’Ours, WWF France.

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