Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

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lundi 23 novembre 2020

Pastoralisme et ours : le blog du CEA

La position du Comité Ecologique Ariégeois

Après l’arrestation d’un Catalan soupçonné de l’empoisonnement de l’ours Cachou avec de l’anti-gel de voiture, Cap Ours communique :

23 novembre 2020

Mort de l’ours Cachou - Un habitant du Val d’Aran, employé du Conseil général, a été arrêté et présenté à un juge ce vendredi.

Un agent de l’environnement du Conseil Général d’Aran a été interpellé ce mercredi et a été déféré ce vendredi après-midi devant le juge, rapporte le journal local Segre.
Voir ici l’article de l’Indépendant.


16 novembre 2020 -
La version actualisée des dégâts imputés à l’ours en 2019 a été ramenée à la moitié. Ce correctif n’a pas eu le privilège de la médiatisation. Cap Ours le fait ici et notamment grâce à cette petite vidéo d’animation.

Connaîtrons-nous un jour le vrai bilan des dégâts d’ours dans les Pyrénées … ?

Nos associations ont récemment découvert une version corrigée du bilan 2019 des dégâts d’ours dans les Pyrénées qui n’a curieusement pas été rendue publique ...

Alors que la version initiale, diffusée et relayée largement le 7 avril 2020, annonçait sans nuance « Au total, 1 173 animaux et 36 ruches ont été imputés directement à l’ours », la nouvelle version du 15 mai est beaucoup plus modérée et prudente : « C’est donc 562 animaux et 36 ruches qui ont été indemnisés lorsque l’ours est ou semble responsable du dommage … » auxquels s’ajoutent, sans en préciser le statut, des animaux indemnisés suite à des dérochements (= chutes de bétail dans des barres rocheuses).
Lien pour télécharger les 2 documents.

Ce nouveau bilan corrige donc partiellement deux erreurs que nous avions présentées à la Ministre de la Transition Ecologique au printemps, et qu’elle avait en effet demandé aux services de corriger :

L’arrêté d’indemnisation des dégâts d’ours considère abusivement les dérochements comme des prédations, alors que les causes possibles sont multiples. Ces animaux sont donc maintenant décomptés séparément sans pour autant expliquer pourquoi ils ont été indemnisés.
La majorité des indemnisations est accordée « au bénéfice du doute », sans élément mettant l’ours en cause. La responsabilité de l’ours est de fait maintenant nuancée, mais les chiffres ne sont toujours pas détaillés.

Cela fait des années que nous demandons à l’Etat de différencier les dégâts d’ours avérés des indemnisations « au bénéfice du doute ». Nous ne sommes pas opposés à ce principe quand le doute existe réellement, mais son application quasi-automatique, notamment en Ariège, a fini par transformer le système d’indemnisation en « assurance tous risques », au détriment de l’ours. La réalité de l’impact de l’ours reste à l’évidence largement surestimée.

L’Etat est réticent à dire la vérité. L’enjeu est pourtant important : Outre la fausse image de grand prédateur attribuée injustement à l’ours, c’est sur cette confusion entretenue entre attaques avérées et indemnisations douteuses que des Préfets autorisent l’effarouchement des ours dans les Pyrénées depuis 2019 …

CAP Ours demande à l’Etat d’aller enfin au bout de la démarche de transparence : seules des données objectivées et partagées permettront de prendre des décisions justes et adéquates.

Contact presse : Alain Reynes, Directeur de Pays de l’Ours-Adet : 06 13 59 29 76

Les associations membres de CAP Ours : Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement - Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement - Midi - Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours - Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.


25 septembre 2020 - VIDÉO - Trois ours mâles filmés dans le Haut-Béarn cet été
Trois ours bruns mâles ont été filmés par des caméras du FIEP (Fonds d’Intervention Eco-Pastoral) cet été dans le Haut-Béarn. L’association espère voir des portées d’oursons arriver dans la foulée, la présence de Sorita ayant été détectée sur la même période.
Lire l’article et voir la vidéo dans la page de France bleue Pyrénées Atlantique


30 août 2020 - Loups et ours : mêmes discours hypocrites et biaisés de la part de certains éleveurs et certains médias en recherche d’audience.


28 juillet 2020 - Un des (éminents !) membres de notre comité est allé voir sur place (col d’Escots, cirque de Gérac et même beaucoup plus loin tant qu’à faire !) ce qu’il en était dimanche. Voici son compte rendu :
Au col d’Escots autour du resto d’altitude aucune trace de poubelles qui auraient pu attirer des ours. Par contre vers 9 heures l’arrivée d’un petit troupeau d’environ 120 bêtes, sans bergère et sans chien de protection qui est descendu vers les bois côté sud en bas du Freychet. Sur le versant nord du col, côté Aulus, derrière une clôture de séparation, un gros troupeau de vaches gasconnes avec des veaux sans protection aucune.

À Gérac le troupeau était éparpillé au sud du col de Cerda. Pas de patou, pas de bergère. Et pour cause. En prenant des photos des pertes du ruisseau qui alimentent la source Gérac, j’ai vu une jeune femme, accompagnée de trois Border colleys, se déplaçant difficilement avec la jambe dans une attelle sur la piste depuis une caravane posée en haut à côté du réservoir vers le passage à gué du ruisseau.

De retour des photos, je l’ai vue tenter d’essayer de remplir une "vache à eau" dans le ruisseau, mais comme elle ne pouvait pas plier le genou elle n’y arrivait pas bien.

Je la lui ai remplie et lui ai porté les 20 litres jusqu’à la caravane. C’était la bergère qui s’était pris une gamelle dans le brouillard. Elle m’a dit qu’un berger débutant devait venir l’aider, mais que son chien n’était pas très bon. Au col d’Escots c’est une certaine Martine et pas elle qui s’occupe du troupeau.

Après être passé par le lac d’Aubé, le pic de Séron et la vallée de Turguilla j’ai vu qu’une autre partie du troupeau éparpillée dans le versant très raide au sud du puech de Gérac qui descend vers le cirque de Cagateille. La bergère avait disparu. Probablement allongée dans le caravane. Ça se comprend.

On dirait qu’ils la cherchent la casse !

27 juillet 2020 - Il n’y a heureusement pas que la dépêche du midi pour relater et interpréter ce qui se passe dans les estives ariégeoises, et en particulier au col d’Escots. Le plus curieux dans cette affaire c’est le silence abyssal de la préfecture qui pourtant est parfaitement au courant des faits.
Jusqu’à présent il n’y avait qu’un seul son de cloche, celui des opposants à l’ours les plus outranciers.
Heureusement l’association FERUS rectifie le tir, et cela n’a plus grand chose à voir :
Il n’y avait pas de « meute d’ours », cela n’existe pas, il n’y a pas eu « d’attaque » de cette estive, le comportement des ours était parfaitement normal et prévisible, parmi les 4 ours 2 étaient des oursons de l’année, cette estive n’ayant ni chien de protection ni parc nocturne électrifié, comment imaginer éviter la prédation ? etc...
Il faut absolument lire cette mise au point de Ferus, c’est indispensable avant tout jugement :voir l’article ici
Incroyable qu’en Ariège non seulement la presse mais les élu(e)s sont incapables de la moindre objectivité devant les éructations de certains éleveurs et responsables agricoles.
Et l’administration dont le rôle devrait être de fournir l’information telle qu’elle la possède, laisse dire ...

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17 juillet 2020 - Un nouveau drame pastoral s’est déroulé dans la nuit du 15 au 16 juillet pendant laquelle une ourse, ses oursons et un mâle ont semé la panique dans un troupeau d’ovins au col d’Escots, au-dessus de Guzet-Neige.

Les questions sont multiples ; la principale d’entre elles réside dans le mode de gardiennage des troupeaux. On ne peut pas avoir un millier de brebis en estive sans préparer cette montée, sans organiser un gardiennage permanent, sans prévoir de moyens efficaces de rassembler et garder les bêtes la nuit. L’administration donne les possibilités de tous ces outils aux éleveurs. Ceux-ci ne mettant aucun zèle à les utiliser, des drames comme celui-ci risquent d’être fréquents.

Quatre ours attaquent : Pays de l’ours et Ferus réagissent

Et ce ne sont pas les effarouchements qui vont améliorer la situation. Tous les dresseurs, les éleveurs, les gens au contact des animaux le savent bien. Si vous excitez les animaux sauvages par des effarouchements, ceux-ci répondent en retour à leur manière... Tentez seulement d’effaroucher un chien hargneux rencontré aux abords d’une ferme... il vaut mieux faire profil bas plutôt que se dresser face à lui en l’invectivant.

16 juillet : communiqué-effarouchements renforcés-Préf

L’intelligence et le sang-froid sont les meilleurs atouts quand il s’agit d’animaux sauvages. Et cela se prépare, s’envisage lucidement avant que le contact s’établisse. Tout randonneur qui part en montagne sait qu’il peut rencontrer des serpents, des troupeaux de vaches, des patous, des ours, des névés encore glacés, du brouillard, etc... il s’équipe en prévision et dans sa tête il imagine déjà les attitudes à observer pour toutes ces éventualités.

On devrait faire la même chose quand on monte des milliers de bêtes en estive, vous ne croyez pas ? L’État étant prêt à aider les éleveurs et bergers, ceux-ci doivent maintenant "jouer le jeu".

Car les animaux sauvages sont un paramètre inéluctable dans la nature. Vouloir les exterminer est un non-sens. Apprendre à vivre à côté d’eux sera le signe d’une humanité retrouvée, une humanité à part entière reconnaissante de la présence de l’Autre qui en devient une richesse. Quelle pauvreté, quelle sècheresse, quel manque de profondeur de vivre dans une nature stérilisée de ses composantes authentiquement sauvages.


Les élus locaux du Couserans sont bien embêtés, coincés entre des éleveurs en colère d’une part (et nous précisons bien que c’est seulement une minorité agissante politiquement mais laxiste dans la protection des estives) et un tourisme important pourvoyeur d’euros ! Le PNR ne s’y trompe pas quand il met l’ours en valeur dans ses plaquettes. En voici un extrait plein de bon sens pour la conduite à tenir en cas de rencontre avec le "Monsieur" :
Les anciens l’appelaient Lou Moussu, Le Monsieur. On apprenait aux enfants qu’en cas de rencontre avec lui, il fallait être poli : lui dire bonjour, parler de la météo, s’inquiéter de sa santé et lui céder le passage. Cela permettait à l’ours de bien identifier la créature qu’il avait en face de lui, d’évaluer le danger potentiel et surtout de s’enfuir facilement. Un ours n’est jamais méchant (ça c’est le propre de l’homme !) et cherchera toujours à fuir. Seule une mère avec ses petits ou un ours acculé pourra être agressif et tenter une charge d’intimidation. Pas de danger si on respecte lou Moussu ! Et il en va de même avec tous les autres animaux, sauvages comme domestiques.


4/07/2020 - Après l’entrevue du 2 juillet avec le préfet de région et les préfets de MP pour la 3e réunion du groupe "pastoralisme et ours", l’État ne crée pas de surprise : il augmente le subventionnement des bêtes prédatées et l’aide au gardiennage sans exigences particulières au niveau des éleveurs. Et sans mettre en parallèle la réussite des éleveurs et bergers qui n’ont pas ou peu de prédations grâce à leur savoir-faire que beaucoup d’autres ne prennent même pas la peine d’envisager...

Communiqué de presse du Préfet de région

Extrait :
Un protocole spécial, dédié aux foyers de prédation, est mis en place dès cette saison. Il permet de renforcer les moyens humains et financiers là où c’est nécessaire. Il permet d’accroître les mesures de protection (renforcement de la présence humaine, financement d’abris pastoraux d’urgence, etc), d’accompagnement et de gestion (effarouchement). Pour 2020 ce sont plus de 350 000 euros qui sont mobilisés pour l’application de ce protocole. Il s’ajoute au dispositif « ours à problème », déjà utilisé en 2019 contre l’ours Goiat, et qui fera l’objet d’un bilan et d’une mise à jour d’ici la fin de l’année.

L’aide au gardiennage, financée par l’État et l’Union européenne, permet de soutenir l’embauche de plus de 500 bergers sur l’ensemble des estives pyrénéennes, avec un taux moyen de prise en charge qui s’élève à 70 % du salaire.

* Aujourd’hui, les soutiens de la présence de l’ours dans les Pyrénées manifestent à Toulouse à 11 h devant la préfecture de région. Ils veulent le remplacement de l’ours tué et la poursuite de l’enquête pour retrouver le tueur.


24/06/2020 - Le CEA est impliqué dans le dossier ours à travers le collectif "Cap Ours" qui réunit plusieurs associations ayant signé la charte CAP-Ours [1]. A ce titre nous sommes solidaires des déclarations et courriers donnés et envoyés par le collectif.
Nous pensons qu’il ne doit pas y avoir exclusion des uns ou des autres dans la résolution de cette difficulté liée à la présence d’animaux sauvages dans NOTRE nature Pyrénéenne. L’ours est un animal emblématique de nos montagnes. Il était là avant nous et on n’aurait pas eu besoin d’introduire des ours slovènes si on avait respecté sa présence normale en prenant les précautions qui s’imposent.

Il en est de même actuellement. L’ours a toute sa place en "montagnes Pyrénées" ainsi que le pastoralisme qui est une activité traditionnelle des éleveurs montagnards.

L’État a mis beaucoup d’argent pour ménager la co-existence de l’un et des autres ; il suffit que les éleveurs acceptent ces contraintes normales de gardiennage des troupeaux tel que l’État le propose. Regroupement de nuit avec présence de bergers et de chiens de défense correctement entraînés et maîtrisés, clôtures quand c’est nécessaire et présence humaine proche.
Alors pourquoi certains refusent de se plier à ces protocoles ? Pourquoi certains éleveurs acceptent sciemment de laisser le troupeau sans surveillance à des endroits sensibles à l’ours alors que les bergers concernés auraient, eux, le désir de les parquer ?

Lettre ouverte au Président de la République 18 juin 2020
Lettre à la ministre de l’Ecologie

Le dernier acte du 9 juin est insupportable car là il s’agit d’un "plantigradicide" ! Et nous le dénonçons avec force avec tous les citoyens et toutes les associations de France, de Navarre et du Monde. D’où la lettre ouverte ci-contre : Après la destruction d’un ours en Ariège - Lettre ouverte au Président de la République 18 juin 2020.

Communiqué de la Préfète et du Procureur après la découverte del’ours tué

Rappel de nos éditions antérieures :
Ours abattu en Ariège : 20 associations déposent plainte et exigent son remplacement immédiat
La marche blanche pour l’ours tué a pu avoir lieu "in extremis" à Foix ce samedi 20 juin
9 juin : un ours abattu par balles dans la région d’Aulus. Choquées, les associations porteront plainte !
Mort de l’ours Cachou dans les Pyrénées espagnoles : le juge catalan refuse de révéler les résultats de l’autopsie
La Dépêche interroge le CEA sur notre vision de la cohabitation humains-troupeaux-ours


26/07/2019

« Pastoralisme et ours : savoir raison garder ? » 25/07/2019

Le CEA s’exprime peu souvent dans la presse sur ce sujet qui donne fréquemment lieu à des déclarations, à des communications, à des articles de la part des groupes professionnels concernés, d’élus, de l’administration et de journalistes. C’est donc pour faire connaître notre positionnement en tant qu’association de protection de l’environnement favorable au maintien de la présence de cette espèce réintroduite et donc à la coexistence ours-pastoralisme, que nous avons envoyé aux divers médias locaux une lettre que vous pouvez lire, datée du 25/07/2019. Nous le faisons avec la modération qui convient à un sujet aussi sensible.


MàJ 21/02/2020 - Parole d’ours par Ferus.

Chaque année Ferus fait le bilan de la saison au contact des ours et de la sociologie-ours. Les habitants, les touristes, les commerçants, les agriculteurs, les élus locaux sont interrogés sur cette présence animale que beaucoup d’entre eux acceptent et admettent comme un PLUS pour nos vallées pyrénéennes.

Ce bilan 2019 commence ainsi :
Cette année notre enquête, qui reprenait les questions initiales de la première édition de parole d’ours en 2008, montre que tant les « pyrénéens » que les « visiteurs » sont très majoritairement favorables à la présence de l’ours (72% en 2019, 69 % en 2008). Une réalité que conforte toutes les enquêtes et les perceptions individuelles des bénévoles : « Je m’imaginais qu’il y avait plus d’anti-ours que ça ! En effet, ce n’est qu’une petite minorité mais qui fait beaucoup parler d’elle. »

Ce document est en lecture libre ici, en cliquant sur le lien ci-dessous qui vous reliera à notre secteur d’archivage sûr et contrôlé d’ArchiveHost.
https://www.archive-host.com/flb/index.php?link=17c21a72a3832ab93383


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MàJ 1er février 2020 - Ours et pastoralisme : une enquête exclusive de l’ASPAS.
Dans son objectif de sauvegarde de l’ours, l’ASPAS, Association pour la protection des animaux sauvages, a organisé au cours de l’été 2019 des visites dans les estives des départements pyrénéens, dont l’Ariège (09).

Entre le 30 juin et le 8 octobre 2019, une quinzaine de personnes ont effectué 24 sorties dans des zones à ours sur les estives fréquentées par les troupeaux, afin de procéder à certaines observations sur le terrain. Objectif : témoigner des moyens de gardiennage de troupeaux mis en place par les éleveurs, et proposer des solutions concrètes pour améliorer la cohabitation entre l’ours et les éleveurs, dans le plus grand respect de la faune et de la flore.

Lire le compte-rendu de cette enquête,ici.


MàJ 29 octobre 2019 - Le CEA fait partie de Cap Ours. Voici le communiqué après la réunion du 26 octobre 2019 :

CAP – Ours ( Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours)

Le 29 octobre 2019

Motion

Les associations membres de la coordination Cap ours, réunies le 26 octobre à Bagnères de Bigorre :

  • se réjouissent que 5 portées, 10 oursons, aient déjà été détectés cette année dans les Pyrénées.
  • renouvellent leur soutien à tous les éleveurs qui cet été ont fait la démarche de protéger leur troupeau et qui démontrent ainsi que la cohabitation est possible si les moyens préconisés sont adaptés et mis en oeuvre.
  • regrettent que l’État ait complètement ignoré cette année leurs positions et propositions sur l’ours pour une cohabitation apaisée ;
  • déplorent l’entêtement de l’État dans sa stratégie de « confrontation armée » avec l’ours plutôt que de privilégier les moyens de protection préventifs ;
  • constatent le bilan désastreux des mesures initiées par la feuille de route « Pastoralisme et ours », notamment les effarouchements et la surindemnisation de toutes les pertes déclarées comme dégâts occasionnés par l’ours ;
  • confirment que ces mesures incohérentes et contreproductives font l’objet de recours devant les Tribunaux compétents afin d’en obtenir l’annulation ;
  • souhaitent ardemment qu’un vrai dialogue puisse reprendre rapidement afin de préparer la prochaine saison pastorale sur de meilleures bases pour tous.

Les associations membres de CAP Ours : Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

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MàJ 24 octobre 2019

Une délégation Cap Ours sera présente devant la Préfecture de Toulouse cet après-midi dès 15H afin de répondre à vos questions. et notamment pour rappeler :
- que tous les acteurs du dossier savent pourtant qu’une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent - regroupement nocturne du troupeau - Chiens de protection sélectionnés, éduqués et en nombre suffisant. Il a fait ses preuves partout où il est mis en œuvre ; dans toutes les montagnes du monde, et même dans les Pyrénées !

Bilan synthétique de la feuille de route « Pastoralisme et ours »2019

Le communiqué :

CAP-Ours Coordination Associative Pyrénéenne
pour l’Ours Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Le 24 octobre 2019

Ours : les associations saisissent la Justice

Les associations membres de la coordination Cap ours ne participeront pas au simulacre « d’échange et de partage » sur l’ours et le pastoralisme ce jeudi 24 octobre à la Préfecture de Toulouse.
N’ayant d’autre option en l’absence de dialogue possible, nous portons devant le Conseil d’Etat et les tribunaux administratifs compétents les principales mesures de la feuille de route « Pastoralisme et ours » de l’Etat, notamment l’effarouchement systématique des ours et la surindemnisation, y compris quand l’ours n’est pas en cause, du bétail trouvé mort.
En 2019, l’Etat a cru devoir expérimenter ces « solutions » exigées par les opposants à l’ours.
L’été qui vient de passer a montré, comme nous l’avions annoncé, que ces mesures ne sont ni pertinentes, ni efficaces, en plus d’être de notre point de vue illégales.
Le seul effet notoire du terrain cédé aux opposants les plus radicaux a été d’en décomplexer le discours : ils réclament maintenant rien de moins que le droit d’éliminer eux-mêmes les ours... !
Le bilan est donc désastreux (voir note détaillée ci-jointe) : les troupeaux ne sont pas mieux protégés et l’acceptation de l’ours s’est dégradée, le tout au prix de risques inconsidérés pour la sécurité des ours dont seul le bilan du suivi 2019 permettra d’évaluer les conséquences.
Attachés à un pastoralisme vivant, nous restons disponibles pour un vrai dialogue.
Rappelant que la restauration d’une population viable d’ours est un cadre légal non négociable, nous contesterons par tous les moyens légaux toute mesure qui oppose activité humaine et protection de la biodiversité.
Il n’y a pas d’autre voie que d’organiser ensemble, comme cela se fait partout ailleurs, une cohabitation responsable et aussi apaisée que possible.

Une délégation Cap Ours sera présente devant la Préfecture de Toulouse cet après-midi dès 15H afin de répondre à vos questions.

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MàJ 17 octobre 2019 : Un décodeur des parutions médiatiques sur l’ours est publié par Pays de l’ours-Adet et Ferus pour "tordre le cou" aux soi-disant informations sur les dossiers concernant l’animal emblématique des Pyrénées.
Vous trouverez ce "décodeur" à ces deux liens différents :
https://www.paysdelours.com/fr/les-infos/decodours.html
https://www.ferus.fr/actualite/decodours-pour-retablir-une-information-objective-sur-lours

Un exemple de ce décodage :

Décodours n°13


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Nous rappelons la parution de ce livre :

« Pourquoi la réintroduction de l’ours est-elle si difficile ? »

Une petite édition Pyrénéenne, "MonHélios", édite ce livre important pour cerner les problématiques diverses liées à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Le CEA, au vu de la qualification de son auteur et du sujet, a décidé d’annoncer sa parution et de relayer la vente du livre à prix coûtant (12 €). Nous envoyer un mail pour cela ou venir à la réunion des CA https://cea09ecologie.org/spip.php?rubrique43.
Foyers Ruraux 09 - 21 Rue des Chapeliers, 09000 Foix

MonHélios est allé trouver son auteur, Gérard Caussimont, naturaliste de terrain, depuis plus de 40 ans, et fin connaisseur de l’ours et des vallées pyrénéennes puisqu’il y a consacré sa thèse de doctorat, membre du Conseil scientifique du Parc national des Pyrénées, en lui demandant de répondre à cette question :
« Pourquoi la réintroduction de l’ours est-elle si difficile ? »

Gérard Caussimont est en cela le meilleur auteur que la maison d’édition pouvait « recruter ». S’il préside une association le Fonds d’intervention éco-pastoral (FIEP)-groupe ours Pyrénées qui met tout en œuvre pour que l’ours vive dans son habitat naturel et cohabite avec le pastoralisme, Gérard Caussimont est connu pour son pragmatisme, pour être à l’écoute, prônant le consensus, toujours ouvert au dialogue, et s’exprimant avec beaucoup de pédagogie, de manière construite et jamais à chaud.

Après réflexion, il a choisi de reprendre des affirmations souvent relevées dans des articles de journaux, entendues à la radio ou à la télévision, et de les remettre dans la réalité, dans le contexte.

Vrai ou faux ? Et surtout expliquer pourquoi le vrai ou pourquoi le faux, justifier la réponse.

Voilà. Un lecteur curieux qui veut se faire de lui-même son opinion trouvera dans ce livre tous les éléments lui permettant de se faire un avis.

La table des matières est dans le PDF ci-contre

Voici sa couverture (cliquer pour agrandir) :


[1Altaïr Nature, Animal Cross, Association Pyrénéenne Départementale des Accompagnateurs en Montagne des Pyrénées Orientales (66), Association Nature Comminges (ANC), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS, Fonds d’intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Midi-Pyrénées, France Nature Environnement Hautes-Pyrénées (65), Mille Traces, Nature En Occitanie, Nature En Occitanie comité 65, Pays de l’Ours - ADET, Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest - 64 (SEPANSO), Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM), S’Ours, WWF France.

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