Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

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9 juin : un ours abattu par balles dans la région d’Aulus. Choquées, les associations porteront plainte ! MàJ 11 juin 2020

jeudi 11 juin 2020

MàJ Jeudi 11 juin 2020 :

Le procureur de la République de Foix, Laurent Dumaine, a communiqué ce jeudi 11 juin au soir les avancées de l’enquête concernant la mort de l’ours dont le cadavre a été retrouvé mardi 9 juin par les autorités.
Il s’agit d’un mâle pesant environ 100 kilos et âgé d’environ quatre ans. L’animal était en bonne santé, dont l’autopsie, selon le parquet, a "permis de confirmer que le décès était en lien avec l’utilisation d’une arme à feu". Elle a été réalisée par l’école vétérinaire de Toulouse.


9 juin 2020 Communiqué commun des associations réunies dans le collectif Cap Ours :

Les associations porteront plainte et demandent le remplacement de l’ours abattu en Ariège

Les associations condamnent le braconnage par balles d’un ours en Ariège annoncé par Elisabeth Borne ce 9 Juin 2020 et déposeront bien entendu plainte pour destruction d’espèce protégée, acte passible de 3 ans de prison et 150 000 € d’amende.

Ce nouveau pas franchi dans la violence s’inscrit dans un contexte d’impunité des opposants à l’ours radicaux et violents que nos associations dénoncent depuis des années.

Il n’est pas admissible dans un état de droit que certains cherchent à imposer par la violence un point de vue qu’ils n’ont pas réussi à faire valoir par les voies démocratiques et légales.

Au-delà de la plainte que la Ministre de la Transition Écologique a déjà annoncée, nous lui demandons de confirmer dès maintenant que l’État respectera son engagement de remplacer rapidement tout ours mort de cause humaine et procédera donc à un lâcher pour compenser ce tir illégal et inacceptable.

La réaction de l’État doit être claire et ferme : condamner et réparer.
L’État doit montrer sa détermination dans ce dossier, y renoncer reviendrait à donner raison aux braconniers.

Contacts presse :

Alain Reynes, Pays de l’Ours - Adet : 06 13 59 29 76
Sabine Matraire, Ferus : 06 71 89 62 62
Gérard Caussimont, FIEP : 06 73 34 74 96
Jean-David Abel, FNE : 06 77 04 23 30

Associations signataires : Pays de l’Ours - Adet, Ferus, Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), FIEP Groupe Ours Pyrénées, France Nature Environnement (FNE), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), France Nature Environnement - Hautes-Pyrénées (FNE65), France Nature Environnement Midi-Pyrénées (FNE MP), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP).

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Sabine Matraire (Ferus) interrogée sur France-TV Info :
L’État annonce qu’il va porter plainte. Ce n’est pas suffisant selon vous ?

Non. La réaction de l’État doit être claire et ferme. Il faut en effet condamner, mais il faut aussi réparer. La première chose à faire serait donc de relâcher un ours en remplacement, pour marquer clairement un esprit de fermeté. Il sera dit par cet acte que l’ours était là, qu’il est là, et qu’il sera toujours là. La priorité, c’est de remplacer cet ours, pour montrer fermement la détermination de l’État français, pour restaurer une population d’ours dans les Pyrénées.

L’État doit montrer sa détermination dans ce dossier. Si malheureusement l’État ne remplace pas cet ours, ça reviendrait à donner raison aux braconniers. Ensuite, il faudrait que toutes indemnisations de l’État soient conditionnées à la protection du troupeau. C’est-à-dire arrêter d’indemniser par milliers d’euros des éleveurs dont les animaux sont tués pour d’autres raisons que l’ours.


Un Ariégeois de naissance, Robert Redeker philosophe et agrégé de philosophie, nous disait en 2018 dans une tribune de "L’Expres" : L’espèce humaine a besoin des ours et l’exprime en philosophe dans le reste de l’article.

Robert Redeker dans l’Express

Extrait : ...Implicitement, les éleveurs sont des salariés de Paris et de Bruxelles. Les aides dont ils bénéficient s’inscrivent dans le cadre plus large d’un projet collectif en faveur de la montagne : les éleveurs subsistent par la grâce d’un contrat social avec la nation. Les arrosant de subsides, l’Europe exige en contrepartie une loyauté allant jusqu’à accepter la présence, dans les Pyrénées, de l’ours ou, ailleurs, du loup. La montagne est entrée dans l’âge du patrimoine, comme le Mont Saint-Michel : les troupeaux de brebis, les ours et les loups sont des aspects de la réalité pyrénéenne. Les agriculteurs ne peuvent accepter le soutien financier de Paris et de Bruxelles, sans accepter aussi l’ours, le loup, et le vautour. Mauvaise foi et déloyauté chez ces agriculteurs, ignorance de la nature patrimoniale de la montagne chez les inquiets...

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Le point de mercredi avec LDDM : https://www.ladepeche.fr/2020/06/10/ours-tue-en-ariege-une-autopsie-realisee-ce-mercredi-a-lecole-veterinaire-de-toulouse,8925763.php

FranceTV info : https://www.francetvinfo.fr/decouverte/ours/ours-tue-en-ariege-des-eleveurs-ont-ete-entendus-l-enquete-se-poursuit-affirme-le-procureur-de-foix_4003299.html

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