Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Ouvrons les yeux, voyons les choses de manière objective, et développons cette énergie extraordinaire qu’est l’amour. C’est, sans le moindre doute, la plus grande énergie de transformation du monde. Elle est la source de la vraie transition intérieure (Pierre Rabhi 19 février 2021)

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mardi 11 mai 2021

Secrets Toxiques : les associations portent plainte

Cinq mois après la découverte de toxiques cachés dans 14 pesticides en vente libre, 29 ONGs, dont le CEA, interrogent l’ANSES sur les autorisations de mise sur le marché.

11 mai 2021 -Après plus de 5 mois d’actions juridiques, notamment un dépôt de plainte au Parquet de Paris et une interpellation de l’EFSA par 119 députés, 14 pesticides contenant des toxiques cachés sont toujours en vente libre. Dix de ces produits sont vendus en France. Aujourd’hui, 29 ONGs, réunies au sein de la coalition Secrets Toxiques, interpellent l’ANSES, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire, pour demander le retrait des produits incriminés, et éclaircir les conditions dans lesquelles ces produits ont pu être autorisés et maintenus sur le marché français.

Arsenic, plomb, hydrocarbures cancérogènes… des produits toxiques non indiqués sur les étiquettes sont présents dans 14 pesticides, dont 10 sont commercialisés en France.

L’étude d’octobre 2020 du Pr Gilles-Eric Séralini et Gérald Jungers démontre que plusieurs toxiques cachés entrent dans la composition de pesticides, et ce sans aucune mention sur les étiquettes. Cette présence constitue une fraude manifeste sur laquelle la justice est appelée à se prononcer. Mais les systèmes d’évaluation avant mise sur le marché doivent également être interrogés, au niveau européen comme français.

Au niveau européen, l’EFSA n’étudie que la toxicité individuelle des substances déclarées par les fabricants, et non pas le mélange commercialisé. En France, les dossiers de demande d’autorisations de mise sur le marché (AMM) ne comportent pas d’étude de toxicité à long terme du produit vendu.

A quel moment la toxicité à long terme des pesticides est-elle évaluée avant la délivrance d’une AMM et la commercialisation d’un pesticide ? 29 organisations, soutenues depuis par des parlementaires français et européens, plusieurs personnalités et 19 000 citoyens, ont lancé la campagne Secrets Toxiques pour faire évoluer les pratiques d’évaluation des pesticides en France et en Europe. Elles utilisent les recours juridiques pour faire évoluer ces pratiques.

29 ONG demandent à l’ANSES le retrait immédiat des produits dangereux et des précisions sur les évaluations de toxicité à long terme des pesticides

Dans le courrier envoyé ce jour à l’ANSES, la coalition Secrets Toxiques demande le retrait immédiat des autorisations de mise sur le marché des produits incriminés par l’étude Seralini-Jungers, au nom du principe de précaution. Elle demande également à l’ANSES de communiquer les données brutes des évaluations que l’agence réalise pour mesurer la toxicité et la cancérogénicité à long terme des pesticides avant toute délivrance d’autorisation de mise sur le marché, et en particulier pour les produits de l’étude Seralini-Jungers. Elle demande à l’agence la transparence sur ces études, et la mise en place de procédures de vérification des compositions des produits commercialisés et de lutte antifraude.

En cas d’absence de réponse ou de réponse incomplète, la coalition prévoit de porter un recours devant le Conseil d’Etat.

Extrait de la lettre à l’ANSES :
La découverte de produits toxiques non déclarés dans des pesticides vendus comme des alternatives au glyphosate est un choc pour les organisations de notre coalition, connues pour leur engagement sur la santé publique et l’environnement. C’est pourquoi, le 1er décembre 2020 et le 22 mars 2021, de nombreuses associations ont déposé une plainte auprès du tribunal de Paris pour identifier les auteurs de cette fraude qui a pour effet d’empoisonner nos concitoyens français et européens à leur insu, ainsi que l’environnement dans lequel ces substances sont répandues.
Les détails de ce cheminement vers la plainte sont expliqués dans le texte envoyé à l’ANSES ci-dessous.
Retrait de pesticides contenant des toxiques cachés, et évaluations de toxicité à long terme des pesticides


22 avril 2021 - Nous (9 associations) avons porté plainte contre X le 1er décembre 2020 pour fraude à l’étiquetage, fraude à la déclaration, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’environnement.

Nous avons interpellé l’EFSA (agence européenne de sécurité alimentaire) le 25 février 2021 avec 119 parlementaires français et européens.

9 nouvelles associations nous ont rejoint pour la plainte contre X le 22 mars.

Le 1er avril, nous avons lancé l’action citoyenne "Roger sauve-nous", interpellation à partir de notre site du directeur (Roger Genet) de l’ANSES (agence française de sécurité alimentaire) par courriel sur la boite d’alerte de l’ANSES

Bientôt, nous interpellerons l’ANSES avec des parlementaires français.
Nous préparons aussi notre réponse juridique à l’EFSA.

Aujourd’hui, plus de 18 .000 citoyens nous soutiennent, dont vous. Aidez-nous à être encore plus nombreux !

Si chacun partage ce courriel à au moins 5 ami.e.s qui signeront sur notre site (www.secretstoxiques.fr) pour nous soutenir, ce sera merveilleux !

Mobilisons-nous pour sortir de cet empoisonnement généralisé !

Philippe Piard, co-président de Secrets Toxiques


6 et 12 mars 2021 - Secrets toxiques : Révélation : une étude scientifique prouve la présence de produits toxiques non déclarés sur l’étiquette de 14 pesticides en cours d’utilisation.

Depuis 40 ans, les lanceurs d’alertes et les ONG s’inquiètent de l’impact des pesticides sur notre santé et remettent en cause les systèmes d’autorisation de mise sur le marché.

En octobre 2020, la dernière étude de Gilles-Eric Séralini et Gérald Jungers, révèle que 14 herbicides contiennent de l’Arsenic, des métaux lourds et d’autres substances toxiques cancérogènes non déclarés sur les étiquettes. Ces chercheurs dénoncent une fois de plus les méthodes d’évaluation des pesticides : seul le “principe actif déclaré” donne lieu à une évaluation sur sa toxicité à long terme. On considère donc que les autres substances contenues dans la formule complète, utilisées par nos agriculteurs et par nos voisins dans leur jardin , sont forcément inoffensives ?
L’étude prouve le contraire !
(toutes les images sont cliquables pour un rendu net)

Voici l’étude qui a tout déclenché fin octobre 2020

Ils portent la campagne :

Un procès inédit contre les industriels pour réclamer le retrait des produits !

Aujourd’hui c’est grâce à la justice que nous souhaitons, avec vous, faire bouger les lignes !

9 associations portent plainte le 1er décembre :

  • plainte contre X pour fraude à l’étiquetage, mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à l’environnement afin de réclamer au plus vite le retrait pur et simple de ces produits, et la condamnation des responsables (8 entreprises sont visées nommément dans la plainte) ;
  • plainte contre l’Etat français pour carences fautives afin d’interroger les systèmes actuels d’évaluation des pesticides que nous retrouvons dans nos magasins, sur nos légumes, dans notre eau et le sang de nos enfants ! Pour apprécier correctement les risques liés à l’utilisation des pesticides, la réglementation européenne reconnait depuis 2019 la nécessité d’une évaluation portant sur la composition complète. Ce travail n’a apparemment pas été fait pour ces 14 pesticides, et pour combien d’autres ?

C’est une question de santé publique, mais aussi de démocratie : reprenons le pouvoir sur les industriels ! Cette action en justice est une occasion unique de révéler les failles d’un système à bout de souffle qui affecte notre santé et épuise nos finances (au travers des subventions de la PAC massivement orientées vers le soutien à l’agriculture chimique et des frais médicaux liés aux maladies chroniques).

Dénonçons cette fraude massive, obligeons les fabricants à respecter la loi, exigeons la fin des produits toxiques et la protection de notre santé et de notre environnement.

Les données personnelles collectées ne seront ni vendues ni données. Elles serviront uniquement pour la campagne.

Aujourd’hui, réclamons justice pour notre santé ! Pour passer à l’action : https://www.secretstoxiques.fr/

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