Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. (Pierre Rabhi 21 avril 2020)

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vendredi 15 avril 2022

Méthanisation à Loubens : après l’audition du collectif par la Préfecture

Méthanisation/épandage - le blog

Cet article fonctionnera désormais comme un blog pour tout ce qui concerne la méthanisation et l’épandage des digestats. En Ariège et ailleurs.

Après audition du collectif à la Préfecture

MàJ du 15 avril 2022 : Méthaniseur à Loubens ? Décidément NON. Comment peut-on raisonnablement favoriser un procédé qui coûte très cher, qui produit peu, qui ne crée que très peu d’emplois, qui détruit l’environnement, qui détourne les cultures de leur fonction première, qui n’est rentable que grâce aux aides, qui impacte gravement la qualité de l’air, des sols, des eaux, qui émet pour de la co-génération 3 fois plus de CO2 que pour du gaz naturel, qui provoque des fuites de méthane, des émissions de protoxyde d’azote, de sulfure d’hydrogène, qui ne changerait absolument rien au réchauffement climatique - et enfin, un projet qui va clairement à l’encontre des souhaits de la large majorité de la population locale et du conseil municipal ?

Incidents de méthanisation répertoriés en France

MàJ du 13 mars 2022 Lettre ouverte aux députés actuels et futurs du Collectif National Vigilance Méthanisation :
Extraits :
Penser que le gaz de méthanisation pourra remplacer le gaz russe est un leurre. C’est oublier que les déchets qu’il génère sont épandus sur des terres nourricières et finissent dans les nappes souterraines ou de surface. C’est oublier que pour nourrir les méthaniseurs, les surfaces de maïs, de cultures dérobées ou de Cives prennent la place de cultures alimentaires. Les cultures que dévore le méthaniseur ne nourriront ni les animaux, ni les êtres humains, c’est un fait.
....................
En effet, concernant les ICPE, tous les garde-fous ont cédé. Partout en France, les préfets ne sont plus que des exécutants, la population est devenue une sous caste qui n’a plus de droits. Les DREAL et autres DDPP sont des organes de régularisation d’infractions aux Arrêtés d’Autorisation. L’environnement n’est plus qu’un slogan publicitaire et des fédérations chargées de le défendre signent, moyennant finances, des partenariats pour promouvoir la méthanisation. Pour exemple récent, FNE, WWF et GRDF.
......................................
C’est oublier que la sécurité alimentaire dépend aussi de la qualité de notre eau potable et de nos sols. Cette eau dite "potable" dépasse déjà souvent les seuils en nitrates, comme en molécules dégradées de pesticides, quand ce n’est pas en résidus organiques.

Méthanisation : Lettre ouverte aux députés actuels et futurs

C’est oublier les conséquences de ces installations sur la santé physique et morale des riverains.
Il y a de plus en plus de clusters de cancers pédiatriques en France. Pour la député Sandrine Josso "Santé publique France a fait mine d’investiguer sans s’en donner réellement les moyens". Pour certains médecins et chercheurs : "Les cancers d’enfants ne relèvent pas du hasard, mais d’un processus de mise en danger", (actu.fr Enquêtes)
Lire toute la lettre dans le PDF ci-contre.

Contacts : cnvm-ch@oranqe.fr / cnvmetha@qmail.com
https://www.cnvmch.fr
https://www.facebook.com/CNVIVIchCSNM
https://www.facebook.com/Collectif-National-Vigilance-Méthanisation-canal-historique-1 12787543856463


MàJ du 19 février 2022 :

Les grandes manoeuvres

Le collectif Loubens Air Pur a remarqué que la Dépêche faisait toute une page sur le méthaniseur en projet à Loubens, rameutant tout le gratin ariégeois pour défendre ce projet "indéfendable". La chambre d’agriculture, le Président du PNR à la rescousse du soldat "porteur du projet". Leurs arguments ne tenant finalement pas la route, le collectif leur répond par ce communiqué que nous mettons ci-contre.


MàJ 15 décembre - COMMUNIQUÉ méthaniseur de Loubens - Noël 2021
Extraits :
La méthanisation qui n’est rentable que grâce aux subventions publiques est un désastre économique, écologique qui nuit à la santé des habitant(e)s, des sols, des eaux.
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La méthanisation transforme l’argent public en profits privés - rachat du KWH de 4 à 5 fois sa valeur (soit pour 2018, 17 milliards), primes aux effluents, primes à la construction. Elle est responsable :
➔ de fuites continues de méthane de l’ordre de 4 à 5 %, de sulfure d’hydrogène
(odeurs d’œufs pourris) mais également d’émissions de protoxyde d’azote
(puissant gaz à effet de serre 300 fois supérieur au CO2) lors d’épandages de
digestats chargés en azote
➔ de la dépréciation importante des biens immobiliers,
➔ du détournement de cultures vers les méthaniseurs,
➔ d’un impact certain sur la biodiversité et sur le climat, le méthane étant un GES (gaz à effet de serre) 25 fois supérieur au CO2.
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Le Canard Enchaînédénonce l’utilisation des cives qui entraîne l’accaparation des terres, on y apprend
que la surface de trois départements sera à terme nécessaire pour alimenter tous ces méthaniseurs. Nous avons juste noté une erreur de chiffre dans cet article, ce ne sont pas 18000 personnes qui ont été privées d’eau potable suite à l’accident de Châteaulin mais 180000. Il s’agit bien d’un accident et non d’un incident comme voulait le faire croire Madame la ministre de la Transition Écologique questionnée sur le sujet par Elise LUCET dans l’émission CASH Investigation du 11/11/2021.

Pour lire toute la lettre de « Loubens-Air pur » voir ci-dessous :

https://ahp.li/42d954ad9252a4202245.pdf


MàJ 24 novembre - L’association "Loubens Air Pur" n’en revient pas de la nouvelle phase hypocrite que propose la société Acceptables Avenirs (sponsors du projet). A tel point qu’ils ont titré leur nouveau tract à destination des habitants de Loubens : "On est bien d’accord que c’est une blague ?"
En effet la société voudrait que les habitants se prononcent à nouveau mais en mettant comme règle que leurs voix ne compteraient que pour 1/3 de la notation finale !!!

Communiqué de LoubensAirPur au public

Nous mettons ci-dessous quelques extraits de ce communiqué tirés du PDF ci-joint.

1 - Pendant la période de la concertation, nous avons fourni 130 réponses favorables à l’abandon de tout projet. La société Acceptable Avenirs a indiqué pour sa part avoir totalisé 100 réponses sans dire si elles étaient positives ou négatives - ce qui semble très curieux. Nous avons d’ailleurs demandé par courrier à pouvoir consulter ces réponses le 17 novembre 2021, nous n’avons à ce jour aucune réponse.

Pour nous, il est clair que le nombre de réponses pour l’abandon du projet lors de la concertation est largement supérieur à celles favorables à un des projets. De ce fait, il est totalement inutile de procéder à une quelconque notation. Il est tout aussi inutile de continuer à poser les mêmes questions (dans un ordre différent !)pour obtenir la réponse voulue, car cela ne fonctionnera pas.

2 - Pour rappel, page 15 du document de la concertation distribué le 15 septembre 2021 il est écrit : « Du 15 juil 2021 au 15 sept recueil de propositions et notation de toutes les propositions ». Vu que la concertation se terminait le 15 septembre 2021, la société Acceptables Avenirs a laissé croire qu’elle noterait les propositions (sans préciser qui noterait) au fur et à mesure de leur dépôt, mais cela n’a pas été fait et la notation a déjà plus de deux mois de retard.
Sans compter que le système de notation proposé par la société est tellement tarabiscoté et confus qu’on pourrait imaginer que c’est fait pour "noyer le poisson".

3 - Le porteur de projet (l’agriculteur) déclare par ailleurs : « Une présentation du projet le 10 octobre 2020 a montré la nécessité d’une réflexion collective Cette réflexion a été initiée le 15 juillet 2021... » .
Nous pouvons dire que le 10 octobre 20 et le 15 juillet 21 le porteur de projet a brillé par son absence, fuir le débat public n’est-il pas un aveu de faiblesse ? De plus, n’oublions pas que le porteur du projet n’habite pas à proximité des sites proposés. C’est un comble !

4 - Le Conseil municipal s’est opposé au projet : 0 voix pour, 8 voix contre et 2 abstentions lors du vote du conseil municipal de décembre 2020.

Conclusion du communiqué :

Des projets de méthaniseurs ont été rejetés à Verniolle, La Tour du Crieu (ex projet de Ludiès), Montégut-Plantaurel et Eaunes. Ne doutons pas que Loubens se rajoutera bientôt à cette liste tant notre détermination est grande à lutter contre un projet à la fois inutile et toxique (pour notre santé, nos économies, notre cadre de vie et nos impôts). Pour toutes les raisons énoncées, nous invitons tou(te)s les loubensois(es) à ne pas participer à ce simulacre de notation. Les règles ne peuvent être changées en cours de route et les résultats déjà obtenus sont clairs et limpides.


MàJ 28 août 2021 Loubens Air Pur est une association créée pour endiguer le projet de méthanisation industrielle sur la commune de Loubens.

Après un premier retrait du projet opéré face à la force de l’opinion publique des riverains, des citoyens de la commune, du conseil municipal et certains élus, le porteur du projet ( Acceptables Avenirs & Sud-Ouest Biogaz) revient le re-soumettre à nouveau sous forme d’une concertation ouverte au public.

Arguments Loubens AirPur

C’est à cette concertation (close le 15 septembre 2021) que nous vous proposons de participer, adhérents du CEA, sympathisants ou simplement visiteurs de ce site. Pour vous faire une opinion, allez voir aussi le site de Loubens Air Pur qui propose des documents et pose les bonnes questions :

La Méthanisation est-elle vraiment VERTE ?

Méthanisation, filière d’avenir ou danger environnemental ? (même page)

En Bretagne, les projets de méthanisation suscitent de plus en plus de crispations

Avis du CEA - concertation méthaniseur de Loubens

Le CEA a déjà participé à cette concertation. Vous pouvez vous en inspirer pour répondre également à ce questionnaire en ligne :

Formulaire de réponse à la concertation : Projet de méthanisation agricole - Loubens 09120

Merci de votre participation !


MàJ 14 mai 2021

Communiqué mai 2021 - La méthanisation à quel prix ?

Nous avons pensé qu’il était important pour nourrir le débat de vous faire partager cet article de La Dépêche du Midi du 27/04/2021 (lien internet : https://bit.ly/3ttXfsm) relatif au méthaniseur de Montaut. Nous y avons appris des choses très intéressantes sur ce qui est présenté du matin au soir comme une énergie verte.

Pour alimenter le réacteur il va falloir cultiver 1200 hectares de maïs ce qui représente un peu plus que la totalité de la superficie de notre commune qui est, pour information, de 1173 ha. Ce maïs va être largement irrigué pour augmenter le rendement (des milliers de mètres cubes d’eau vont être
utilisés alors qu’elle est déjà une denrée précieuse que l’on doit gérer et économiser) puis ensilé avant d’être amené au méthaniseur, ce dont nous parlions lors de nos précédents courriers va se réaliser à deux pas de chez nous.

La méthanisation est souvent présentée comme un process qui transforme des déchets organiques en énergie. A Montaut, l’exploitant a très vite compris qu’avec du fumier cela ne serait jamais rentable compte tenu du faible taux méthanogène de cette matière.

Alors que la faim sévit dans le monde provoquant de trop nombreux morts, comment peut-on en arriver à de telles dérives tout simplement insupportables ? Alors que la terre devrait nourrir uniquement le monde du vivant, en 2021 on fait passer le profit avant la vie.

Toujours plus de CO2 sera émis pour la préparation des sols, des semis, pour la récolte et l’acheminement des intrants sur le site. Ne parlons même pas des herbicides, pesticides, engrais chimiques (principalement azote), ainsi que l’artificialisation et l’appauvrissement des sols, de plus à la moindre pluie la terre sera amenée en quantité dans les rivières.

Des déchets (digestats) dont pour rappel l’ innocuité n’est pas scientifiquement prouvée vont accompagner le processus de méthanisation (ils n’existeraient pas sans cela et quelle idée suicidaire pour abeilles et vers de terre de se trouver par hasard à proximité...), ce qui est présenté comme un excellent engrais (dixit le conseil départemental 27/05/20 - notre communiqué avril 2021) va venir polluer les nappes phréatiques puis les rivières et cours d’eau, et la boucle sera bouclée.

Tout cela pour la modique somme de 9 millions d’euros (ah quand même…) dont au moins 3 millions d’aides publiques (toujours nos impôts). Pour information, en culture principale il n’y a pas de limite concernant les intrants on peut y ajouter autant de maïs que l’on veut et plus on en met plus on augmente la rentabilité. Avec la méthanisation la terre perd sa fonction nourricière des personnes et des animaux, la spéculation foncière qui suivra rendra impossible l’installation de nouveaux jeunes agriculteurs.

Pendant ce temps, des céréales seront achetées pour nourrir les animaux, elles proviendront du Brésil ou d’ailleurs estampillées OGM et auront été produites sur les vestiges de la forêt amazonienne, elle n’est pas belle la vie...et le bilan carbone alors ?

Nous avons appris également dans cet article que le syndicat d’électrification faisait partie de la liste des investisseurs. Pour rappel, L’Ariège grâce à l’hydroélectricité produit de l’énergie pour deux départements (l’Ariège et l’Aude par exemple) elle n’a pas à faire d’efforts supplémentaires, elle est
autonome.

Vous commencez peut-être après avoir lu ceci à douter des vertus bienfaisantes de ce procédé, il est bon de préciser que le 25 avril dernier un nouvel accident a eu lieu dans la Haute Loire (TENCE où 50 à 80m³ de lisier qui alimentaient un méthaniseur ont fini dans la rivière Sérigoule) entraînant une importante altération des milieux aquatiques.

Et le projet de Loubens dans tout ça ? Hormis le fait qu’il ne pourrait être rentable sans matières végétales, comme ceci est clairement expliqué dans l’article de presse, rien ne filtre, aucune communication, du classique en quelque sorte quand on veut imposer la méthanisation à des récalcitrants qui ont compris depuis longtemps que la vertueuse méthanisation pouvait les rendre
malades, leur empoisonner l’existence, polluer leur environnement et provoquer leur appauvrissement (on ne va pas les plaindre c’était à eux à prévoir que 40 ou 50 ans plus tard il pourrait y avoir un méthaniseur près de chez eux, quel manque d’anticipation alors !)

Sept mois se sont écoulés depuis la réunion publique du 10 octobre 2020, notre Maire devait mettre à profit cette période pour prendre et conforter une prise de décision et ce qui en découle.
Nous n’en avons toujours pas connaissance et pensons qu’à un moment donné une position claire doit être annoncée et assumée.

Par courrier du 22/02/2021, nous avons demandé une subvention pour notre association qui n’a pas pour but de diviser mais bien au contraire de protéger les habitant(e)s du danger qui les guette, nous attendons avec impatience la courtoisie minimale d’une réponse. Nous demandons ni plus ni
moins, que notre association officiellement reconnue, soit traitée avec les mêmes égards que les autres, elle fait désormais partie du paysage associatif communal.

Pourquoi également, ne pas demander à ce que les 510.000€ d’aides prévus pour l’usine de Loubens soient attribués à la commune qui pourrait ainsi faire construire une école de la république labellisée HQE (Haute Qualité Environnementale) mieux adaptée aux outils éducatifs du moment ?
Cet investissement servirait notre jeunesse qui est l’avenir du pays. Vu la facture de la crise sanitaire qui va être bientôt présentée aux Français, nous ne doutons pas qu’entre un méthaniseur et une école il faille faire un choix, le nôtre est déjà fait.

Peut-être trouverons-nous, monsieur le Maire, des réponses à nos questions dans un bulletin municipal d’information dont nous attendons toujours le premier numéro de votre mandat ?

Notre détermination reste intacte et se renforce au fil des jours, une large majorité des habitants de la commune et 80% des conseillers municipaux sont positionnés contre ce projet. Nous sommes persuadés que l’intérêt collectif l’emportera car un tel projet n’aura jamais sa place dans notre
petite commune qui fait partie rappelons le du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises.

Au nom de toute l’équipe de Loubens Air Pur, nous vous remercions de votre soutien continu et, si vous ne l’avez pas déjà fait, nous vous invitons à adhérer à notre association en utilisant notre site web.

Bien à vous.

l’Association Loubens Air Pur n° W091005680. 🖅 loubensairpur@gmail.com


MàJ 29 octobre 2020 - Un nouveau projet de Méthaniseur agricole sur la commune de Loubens n’est pas du goût des habitants proches.
Ils le font savoir à Mme la Préfète et au maire du village par un courrier et par une pétition qu’on peut signer en ligne.

Le CEA n’est pas favorable à cette implantation à cause de sa proximité (<25m) d’une source naturelle et son réservoir indiqués sur les cartes qui ont été présentées. Ce réservoir fournit actuellement de l’eau à 7 foyers.

De plus la proximité du site par rapport à un cours d’eau naturel (ruisseau le Roziès) qui est un affluent de la rivière Lèze condamne ce projet comme polluant potentiel de tous les écosystèmes aquifères de la vallée de la Lèze.

Voici le texte de la pétition :

NON au Projet d’implantation d’une usine de méthanisation lieu dit « Roziès » à LOUBENS

 Implantation de l’usine au confluent du ruisseau de la Coume et de celui des merles qui forment le ruisseau appelé “le Roziès” qui est un des trois affluents de la Lèze et d’une source captée qui alimente plusieurs foyers. Les conséquences sur l’eau pourraient être dramatiques. L’implantation choisie semble incompatible avec la réglementation ICPE à laquelle est soumis le projet.

 Fortes nuisances olfactives, hydrologiques, sonores, augmentation du trafic sur le chemin communal de Roziès et rejets toujours plus importants de CO2.

 Usine classée ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) seules les usines présentant un danger pour l’environnement sont soumises à cette réglementation.

 Usine prévue dans une commune du PNR (Parc Naturel Régional).

 Dangers pour l’environnement (pollution des eaux sur site et lors d’épandages du digestat (résidus industriels du traitement de la matière première) par infiltrations.

 Présence possible dans le digestat de métaux lourds, de perturbateurs endocriniens, de bactéries ultra-résistantes, de substances pathogènes, de spores.

 Rejet dans l’air de différents gaz (méthane, ammoniac, sulfure d’hydrogène) à plus ou moins brève échéance.

 dangers pour la faune et la flore (abeilles, vers de terre, insectes, oiseaux).

 Projet de 1 700 000 € et un traitement annuel de déchets de 5 000 tonnes.

 Arrivée sur le site de Loubens de 4 000 tonnes non locales, pourquoi alors implanter l’usine dans une si petite commune ?

 Usure prématurée du chemin communal d’accès au lieu d’implantation de l’usine (forte activité de véhicules lourds lors du chantier) puis balai de tracteurs et bennes toujours plus lourds pour l’approvisionnement du site de production.

 Danger accru d’accidents sur la voie communale, dans la traversée de Roziès compte tenu du passage de véhicules lourds et larges.

 Réfection de la voie communale de Roziès plus fréquente à la charge des administrés (nos impôts).

 Projet privé mais au moins un tiers de fonds publics (toujours nos impôts).

 Diminution de l’attrait touristique de la commune pour les gérants de gîtes ou de chambres d’hôtes.

 Aucune retombée économique pour la commune de Loubens.

 Mise en place de cultures appelées CIVE : (Cultures Intermédiaires à Vocation Énergétique) destinées à alimenter l’usine de traitements de déchets (la terre n’est plus utilisée pour nourrir les animaux et les personnes).

 Aucun intérêt d’un tel projet pour l’Ariège (l’électricité produite par les centrales hydro électriques couvre largement les besoins du département).

 Implantation d’une usine en pleine campagne, dans une cuvette où le risque 0 n’existe pas (actualité récente des catastrophes de la Vésubie et la Roya).

 De tels projets ont été abandonnés à VERNIOLLE (2012) et MONTEGUT-PLANTAUREL (2019) preuve que la méthanisation est bien loin de créer un consensus.

 Dépréciation immobilière pour tous.

Non à un projet qui n’apportera que nuisances et divisions.

AGISSONS MAINTENANT POUR L’INTÉRÊT DE TOUS DEMAIN

Pour toutes ces raisons nous n’acceptons pas ce projet dangereux et nous le faisons savoir

Destinataires :
Madame la Préfète de l’Ariège
Monsieur le Maire de Loubens

Pétition


23/08/2020 - Pollution de l’eau dans le Finistère : interrogations sur la méthanisation industrielle.

L’article d’ Actu-Environnement

Mercredi 19 août 2020, le préfet du Finistère prenait un arrêté de restriction d’usage de l’eau pour 50 communes en raison d’une pollution à l’ammoniaque.
L’origine de cette pollution ? Le déversement, deux jours plus tôt, de 400 m3 de digestats de méthanisation dans un bassin d’orage, puis dans l’Aulne, par l’installation de méthanisation Kastellin située à Châteaulin, révèle l’association Eau & rivières de Bretagne.
« Comment se fait-il qu’une entreprise, dont l’étude des dangers a été présentée à l’enquête publique en septembre 2018, puisse générer un tel accident, sinon à penser que les risques industriels de ces installations de méthanisation sont largement minimisés ? », s’étonne Jean Hascoet, délégué territorial d’Eau et Rivières de Bretagne (ERB). L’ONG ne comprend pas comment une telle quantité de digestats a pu déborder sans alarme et sans bassin de rétention prévus.

Parmi les griefs formulés contre le développement de cette filière : les incertitudes sur l’impact des digestats épandus, les concentration d’azote et de phosphore sur les territoires, les émanations et fuites de gaz, mais aussi… les pollutions accidentelles de cours d’eau.
La production (annexe) d’énergie ne suffit pas à gommer tous ces risques environnementaux et humains.

Et pour nos méthanisations-épandages ariégeois, a-t-on mesuré les vrais risques pour la terre, l’eau de la nappe et les populations ?

Lors de l’enquête publique, en juillet 2017, pour le projet ariégeois de la SAS ARSEME (la création et l’exploitation d’une unité de méthanisation de matières végétales et d’effluents d’élevage - Commune de Montaut ), le CEA et nos partenaires du Chabot avaient déjà tiré la sonnette d’alarme. Et comble de tartufferie, cette société avait établi un projet juste en dessous des quantités de matière méthanisée au-delà desquelles il aurait fallu qu’elle fasse une étude de milieu avec étude d’impact sanitaire et environnemental (59,9 t/j, juste en-dessous du seuil de l’autorisation de 60 t/j de matières traitées).
Cet accident du Finistère nous donne quand même raison lorsqu’on demande l’arrêt de ces ICPE [1] problématiques.
En cas d’accident de ce type, « ce modèle ne laisse alors aucune autre alternative qu’une restriction d’usage pour des milliers de consommateurs d’eau ».
Quand on sait qu’un rapport du Ministère de la transition écologique et de la solidarité datant de mars dernier, évoque la présence de 400 installations françaises, réparties entre le secteur agricole, industriel et territorial !

Ci-dessous, schéma approximatif du procédé :


09/04/2019 - Quelques fiches techniques pour comprendre et suivre un projet de méthanisation dans votre région : https://metha46.wordpress.com/fiche-du-csnm/

cliquer pour agrandir

Le COMITE SCIENTIFIQUE NATIONAL MÉTHANISATION est un collectif de scientifiques ayant étudié, analysé les techniques de méthanisation. Ils ont produit des éléments de réflexion et de mises en cause de certains paramètres que les pouvoirs publics ont tendance à minimiser dans les autorisations que les préfectures délivrent.

Le Collectif Citoyen Lotois a produit un site internet pour publier toutes les infos liées à la méthanisation et aux méthaniseurs.
https://metha46.wordpress.com/elements-techniques/


07/02/2019 A Gramat, les habitants sont furieux du méthaniseur : des odeurs épouvantables les empêchent de vivre.
https://www.ladepeche.fr/2019/02/06/lot-les-habitants-dun-village-infestes-par-des-odeurs-pestillentielles-a-cause-dune-usine-de-methanisation,7998027.php

Le digesteur, semblable à une grosse cuve, est capable de traiter jusqu’à 50 000 tonnes de déchets par an.

Le digesteur - photo LDDM du Lot

Depuis novembre 2017, les voisins d’une usine de méthanisation vivent dans la puanteur lorsqu’ils se trouvent sous le vent . Un apiculteur soupçonne même qu’un des produits fabriqués a tué ses abeilles.

Depuis plus d’un an, les habitants de Gramat vivent un enfer quotidien. Une odeur pestillentielle envahit jour et nuit une partie de cette commune de 3 500 habitants, située au cœur du parc naturel des Causses du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour. « Cela nous empêche de vivre normalement. L’atmosphère est tellement désagréable, qu’il m’est arrivé de quitter mon domicile certaines nuits. Je roule pendant des dizaines de bornes, jusqu’à ce que l’air soit pur », témoigne un habitant asthmatique installé à moins d’un kilomètre de l’entreprise Bioquercy.
Cette société spécialisée dans la méthanisation a lancé son activité en novembre 2017. Bioquercy, c’est son nom, récupère des déchets agro-industriels, des restes d’abattoirs (viscères etc.), de fabrication de plats préparés, mais surtout du lisier de canards issus de la coopérative voisine La Quercinoise. Ensuite, elle les transforme en biogaz, un produit exploité pour produire de l’énergie électrique et de la chaleur.........................................................................................

La suite de l’article de LDDM ... ICI.


24/01/2019 - Une série de 3 articles sur la méthanisation a commencé à être publiée sur REPORTERRE. Voici les liens :
La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs

Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux

Mal maîtrisée, la méthanisation risque d’accélérer la concentration des fermes


21/11/2018 : Méthanisation : les odeurs sont incommodantes pour les riverains. Question écrite au gouvernement le 04/11/2018 par le député du Nord Alain Bruneel :

Désagréments olfactifs et sonores des méthaniseurs

"M. Alain Bruneel interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les problèmes liés à la méthanisation agricole. Sans remettre en cause les bienfaits liés à la valorisation des déchets agricoles à l’échelle des territoires, il souhaite pointer du doigt les nombreux désagréments pour les riverains d’installations de ce type.

Aux nuisances sonores et visuelles, il convient d’ajouter la question des nuisances olfactives. Selon les témoignages recueillis en circonscription, c’est une odeur réellement nauséabonde qui transforme la vie des habitants situés à proximité des unités de méthanisation en véritable calvaire. Il interroge donc le Gouvernement pour savoir s’il envisage d’une part de soumettre à enquête publique l’intégralité des sites de méthanisation, peu importe leurs tailles, et d’autre part pour demander de bien vouloir augmenter la distance minimum autorisée entre un digesteur et les habitations."

Dessin de "red !" sur Reporterre

Dossiers Ariégeois :

EP méthaniseur - Avis du CEA

juillet 2017
Un arrêté préfectoral portant ouverture de la consultation du public sur la demande d’enregistrement présentée par la SAS ARSEME pour la création et l’exploitation d’une unité de méthanisation de matières végétales et d’effluents d’élevage - Commune de Montaut - Lieu-dit "Sous Pégulier", est proposé à la consultation publique du 26 juin au 23 juillet inclus, en mairie de Montaut. Voir lien dans cet article pour répondre à la consultation.
Nous soulignons le manque d’information en amont pour ce dossier et nous regrettons de n’en avoir été averti un peu tard que par des moyens parallèles.

Ce projet est présenté comme un fort engagement vers l’agriculture durable des agriculteurs intensifs de la basse-vallée. Nous constatons qu’il se situe dans une zone vulnérable aux nitrates, qu’il n’est adossé à aucun plan agro-écologique ou plan de réduction des intrants phytosanitaires qui dégradent les points d’eau, les nappes souterraines et les cours d’eau en basse-vallée.
Constatant que ce projet est proposé à 59,9 t/j, juste en-dessous du seuil de l’autorisation de 60 t/j matières traitées pour le méthaniseur (ICPE 2781-1-b) et compte-tenu de l’absence de mesures sérieuses de contrôle des flux de matières vers cette ICPE, nous demandons la réalisation d’une réelle étude d’impact sanitaire et environnementale de ces deux ICPE très importantes.
Considérant que ce projet est situé dans le périmètre d’un monument historique, à proximité d’un site de travail d’une trentaine de personnes, d’une gare, d’un cimetière mémorial et de la cité du Vernet, nous sollicitons la transmission des avis de l’autorité environnementale, de l’architecte des bâtiments de France et des avis du CODERST et de la CDNPS pour finaliser notre analyse globale du projet.

Comme le font apparaître quelques points ci-dessous, le projet de méthanisation apparaît lié à plusieurs titres aux carrières / décharges de Saverdun / Montaut : utilisation de déchets du BTP en méthanisation, épandage sur les terrains remblayés des carrières & friches industrielles, remise en cause des projets de réaménagements à forte plus-value touristique chez Denjean Granulats, ….

1- Il est noté que le méthaniseur et son autre ICPE [2] seront installés à toute proximité des carrières ; que le méthaniseur pourrait être alimenté avec tous les déchets de bois du BTP et qu’il conforterait ainsi la poursuite des décharges en eau dans les carrières.

2- Le plan de réaménagement de la carrière / décharge en eau Denjean Granulats est orienté sur un projet de base de loisirs nautiques impliquant baignades et réserves de pêche. L’implantation d’un très important méthaniseur avec ses nuisances (odeurs, insectes divers et mouches, rats,.…) en face de cette zone à serait susceptible de remettre en cause la forte plus-value touristique de ce projet de réaménagement attendu aux portes de Saverdun et qui était la seule raison des rares avis positifs exprimés en phase d’enquête publique de cette carrière et de certaines municipalité alors consultées.

3- Il est perçu que le digestat [3] est très riche en nitrates d’ammonium, un composé similaire à celui des engrais chimiques mais qu’il est pauvre en humus, susceptible de conduire à des améliorations des sols et à des économies d’eau. Nous comprenons que ce projet allégera la facture d’engrais chimiques d’environ 50 % mais le digestat ainsi produit confortera la dégradation des sols et des eaux ariégeois avec des effets identiques à ceux des engrais chimiques. Ce projet apparaît principalement comme une caution abusivement nommée verte à l’intensification d’une agriculture industrielle.

4- Il est perçu que ce projet conforterait à long-terme une agriculture fortement consommatrice d’intrants phytosanitaires. En-dehors des Nitrates, malgré les immenses efforts des agriculteurs pour adapter cette culture au-dessus d’une nappe d’importance régionale, malgré les efforts financiers consentis par l’Etat au travers des MAET, les polluants de synthèse actuellement retrouvés dans la nappe à Saverdun-Pamiers-Montaut et qui contaminent les eaux superficelles sont les suivants (communication récente du BRGM à la demande de nos associations) :
* herbicide de la famille des chloracétamides = acétochlore, alachlore.
* herbicide de la famille des acétanilides = S-métholachlore, métholachlore
* herbicide de la famille des phénylurées = chlortorulon, isoproturon, diuron
* herbicide de la famille des triazines = hexazinone, propazine, sebuthylazine, simazine, terbuthylazine, améthryne (atrazine interdite).
* herbicide de la famille des urées substituées = linuron
* herbicide de la famille des sulfonylurées = flupyrsulfuron, mesosulfuron, iodosulfuron.
* herbicide de la famille des oxadiazolones = oxadiazon
* herbicide de la famille des dinitroanilines = pendiméthaline, trifluraline.
* insecticides de la famille des carbamates = methonuyl, carbofuran
* insecticide de la famille des pyréthrinoïdes = zetacyperméthrine,
* insecticide de la famille des organophosphorés = chlorméphos,
* insecticide chlorés = aldrine.

Ces herbicides et insecticides sont employés en culture du maïs.

Quels sont les efforts affichés dans une démarche cohérente par les porteurs du projet pour limiter la pollution généralisée et multiple de ces phytosanitaires qui se retrouvent parfois dans l’eau potable distribuée en Basse-Vallée et systématiquement dans les puits privés alors qu’ils sont résorbés à travers la peau humaine ?
Nous souhaitons connaître l’avis des porteurs du projet en basse-vallée sur la liste des phytosanitaires qu’ils ont proposée à la préfète pour l’interdiction d’usage et épargner la ressource en eau souterraine dans le cadre de l’arrêté préfectoral « points d’eau et phytosanitaires ».

5- Il est noté que l’épandage du digestat sera envisagé sur les terrains remblayés dans les carrières, actuellement gérés par des porteurs de ce même projet, tendant à augmenter directement les pollutions en nitrates car ces terrains sont considérés comme « karstiques » avec des écoulements privilégiés vers la nappe par les zones riches en bétons, notamment.
Cet épandage serait contraire aux objectifs poursuivis dans les zones vulnérables nitrates et remettrait en cause les efforts financiers pour la reconquête de la potabilité des nappes de l’Occitanie, sur financements européens et régionaux.
Un engagement fort des porteurs du projet est attendu sur l’exclusion des terrains remblayés des carrières et des friches industrielle des communes de la Basse-Vallée pour l’épandage des digestats.


En conclusion, vues les possibles dérives que ce projet industriel autoriserait dans sa démesure, nous souhaitons émettre ce vœu pour l’agriculture de notre région :

Au lieu de développer des productions agricoles labellisées, de conforter l’évolution de la profession vers une agriculture durable, de développer des pôles d’excellence rurale pour financer la modernisation sur crédits européens des installations agricoles ariégeoises, de conquérir de nouveaux marchés, d’améliorer la qualité et la sécurité sanitaire de ses productions, l’Ariège et sa chambre d’agriculture développe un autre volet industriel ne tenant aucun compte des nouveaux marchés porteurs que sont l’agriculture biologique et les développements de nouvelles pratiques agro-écologiques plus respectueuses des sols, des ressources en eau et de la santé.

Nous proposons à la place, que les financements du projet soient utilisés pour cultiver, avec les semeurs spécifiques, le maïs dans des champs de trèfles améliorant naturellement les sols, produisant un ensilage de qualité et sans herbicides. Au lieu d’être méthanisés, il est proposé que les pieds mâles de maïs soient broyés sur place pour amender les sols ; de plus, le lisier mélangé à de la paille ou à de la sciure constitue également un excellent amendement, plus respectueux des sols que le digestat de la méthanisation.

L’avis des scientifiques n’est pas unanime sur les digestats

De plus, les scientifiques mettent un bémol sur l’utilisation des digestats de méthanisation sur des sols perméables (karsts, sables, etc) . Voir cet article ci-contre.

Dernièrement la Chambre d’agriculture s’est même lancée dans un travail de géographie ou de « cartographie des cours d’eau » qui va vers l’appauvrissement des zones humides, la disparition réglementaire d’une partie du chevelu hydrographique ariégeois, pour épandre directement les phytosanitaires ou le digestat dans ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières, avec des conséquences dramatiques pour la biodiversité et la qualité des grands cours d’eau alors qu’ils sont utilisés pour la fourniture d’eau potable.

Il y a quand même mieux à faire dans un pays qui est obligé d’importer des produits alimentaires biologiques de l’étranger !!!


Autre avis :
Le projet de construction d’une usine de méthanisation « AGRI METHA NACRE » en Normandie, présenté en enquête publique à partir du 5 juin 2018 apparaît déficient et risqué sur plusieurs points détaillés succinctement ci-après :
https://stopagrimethanacre.webnode.fr./


Voir en ligne : Consultation publique du projet de Méthaniseur


[1Installation Classée pour la Protection de l’Environnement

[2Installation classée pour la protection de l’environnement

[3Le digestat (ou digesta) (à ne pas confondre avec le compost) est un des deux résidus, au même titre que le biogaz, issu du processus de méthanisation (digestion anaérobie) de matières organiques

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