Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. (Pierre Rabhi 21 avril 2020)

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vendredi 9 juillet 2021

Que Choisir alerte aussi : "Ressource en eau - des tensions en cascade"

La qualité de l’eau en Ariège inquiète l’agence Adour-Garonne. Elle l’exprime noir sur blanc avec une consultation à la clé... Le CEA et Le Chabot n’ont pas attendu 2021 pour alerter sur cette perte de qualité et de quantité d’eau à moyen terme !
Que Choisir tire également la sonnette d’alarme sur les dérives des usages industriels et agricoles de l’eau.

MàJ 9 juillet 2021 Que Choisir tire également la sonnette d’alarme sur les dérives des usages de l’eau. Les abonnés peuvent lire l’article ici.
Pour les non abonnés, voici un aperçu des déclarations du journal consumériste :

L’irrigation du maïs en plein cœur de l’été constitue un sujet de discorde majeur. Contrairement à la plupart des grandes cultures, qui nécessitent beaucoup d’eau au printemps, à une saison où elle est abondante et où les pluies sont relativement fréquentes, le maïs est une plante tropicale assoiffée au moment où rivières et nappes souterraines sont à leur plus bas niveau, et les averses, rares. Les mésententes culminent dans le grand Sud-Ouest.
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Le déficit étant estimé à 250 millions de m3 chaque été, le Sud-Ouest multiplie les retenues d’eau. Mais les sécheresses s’accentuant, plutôt que de modifier leurs pratiques culturales et de remettre en état de nombreux ouvrages de stockage laissés à l’abandon, les agriculteurs en réclament toujours plus ; quitte à les construire en toute illégalité.
Le barrage de Caussade en est la parfaite illustration. Les travaux de ce projet porté par la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne débutent en 2018, dans le lit du ruisseau de Caussade, sur 20 hectares et pour un stockage de 920 000 m3. Aussitôt, France Nature Environnement (FNE) engage une action en justice. L’ouvrage s’ajouterait à plus de 500 retenues déjà existantes sur le bassin-versant, alors qu’il est classé en déséquilibre quantitatif par l’Agence de l’eau ! Le barrage est déclaré illégal par le tribunal administratif d’Agen (Lot-et-Garonne) en 2019, jugement confirmé par la cour administrative d’appel de Bordeaux en février 2021. Entre-temps, plusieurs arrêtés préfectoraux ont exigé l’abandon du chantier et la remise en état du site ; puis, une fois l’ouvrage achevé et rempli, sa vidange immédiate compte tenu du danger qu’il présente. Mais aucune décision n’a été suivie d’effets, pas même la condamnation de deux dirigeants de la chambre d’agriculture à des peines de prison ferme. Ils ont fait appel et le barrage est toujours en place. Ils bénéficient d’ailleurs d’un allié de poids, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, qui souhaite la multiplication des retenues d’eau et la simplification des procédures pour en créer.

Il en faut plus pour décourager les associations environnementales. Les nombreux contentieux concernent en majorité des réserves de substitution en projet en Adour-Garonne et dans le bassin Loire-Bretagne. « Il faut stocker l’eau en hiver pour l’utiliser en été en période de pénurie », martèlent la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et l’association Irrigants de France. «  L’eau que les agriculteurs pompent en hiver, c’est celle qui s’est déjà infiltrée dans les nappes phréatiques pour les recharger, répondent les ONG. Tout ce qu’on leur prélève, c’est autant de moins pour leur contribution aux débits des rivières en été, alors que le réchauffement climatique les réduit déjà. »

Sur un milliard (1000 millions) de m3 d’eau consommés en un été, l’irrigation agricole en prélève 900 millions ! Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

« Il faut trouver d’autres solutions à l’irrigation »

Que Choisir interroge aussi Florence Habets, Hydro-climatologue, directrice de recherche au CNRS et professeure à l’École normale supérieure au département de géosciences

QC. Quand les agriculteurs justifient la création de bassines en affirmant qu’il faut stocker l’eau en hiver pour l’utiliser en été, leurs propos semblent frappés au coin du bon sens. Qu’en est-il, scientifiquement parlant ?

Florence Habets. Il y a sans doute moins de répercussions à prélever l’eau en période d’abondance qu’au cours de la saison sèche, mais cela amoindrit quand même les crues, nécessaires à la vitalité des rivières et au transfert des sédiments vers la mer. Les nappes ont une durée de « recharge » réduite, et l’eau qui y est stockée contribue aux débits des cours, notamment l’été. Détourner plus d’eau de son cycle naturel a des conséquences sur le milieu, et celle qui stagne pendant des mois voit sa qualité se dégrader et son volume se réduire par évaporation.

QC. Les retenues créées au fil de l’eau dans le lit des rivières vous paraissent-elles plus acceptables pour la préservation de la ressource ?

F. H. On a étudié l’impact cumulé de ces retenues au fil de l’eau. Ces obstacles à l’écoulement modifient la faune aquatique et ils altèrent la qualité de l’eau, sa température et sa concentration en oxygène. Ils réduisent également le débit de la rivière, de façon particulièrement marquée les années sèches.

QC. Que les agriculteurs aient besoin d’eau en été, on peut le comprendre. Que faire sans mettre la ressource en danger ?

F. H. On ne peut pas tout miser sur l’irrigation. Il faut trouver des solutions combinant les effets bénéfiques pour la biodiversité et l’atténuation du changement climatique. Cela passe par l’amélioration de la qualité des sols et par des cultures plus adaptées.

L’article est plus riche que cet aperçu mais c’est déjà très clair : l’agriculture intensive se met et nous met dans une impasse grave avec ses pseudo-solutions de "bon sens". Et comme on ne peut pas compter sur le gouvernement actuel pour des solutions de sagesse, ce sont encore les APNE comme FNE, le Chabot ou le CEA et les centaines d’autres, qui doivent se coltiner le travail, jusqu’à aller en justice. Ce qui ne fait trembler personne car entre le début des actes délictueux et leur jugement des années se passent et la terre se dessèche de plus en plus...

Au nom de l’argent et du travail facile...


MàJ 18 mai 2021
Allons-nous perdre jusqu’à 20% de nos cours d’eau ? Avec une dégradation de leur qualité comme l’annonce Adour-Garonne ?

Article de LDDM du 18 mai

C’est un véritable cri d’alarme qu’a lancé, ce lundi, l’agence de l’eau Adour-Garonne. "Si nous ne changeons pas nos habitudes, nous allons au-devant de difficultés majeures", a prévenu Henri Trandonnet, président de la commission territoriale de l’établissement public.

Le changement climatique va, en effet, avoir d’importantes répercussions sur "l’avenir de l’eau du sous-bassin de la Garonne". L’agence en veut pour preuve la baisse de la qualité de l’eau des rivières. Seules 40 % de ces dernières sont considérées comme étant "en bon état". Et cela ne semble pas près de s’améliorer si rien n’est fait.

En raison des changements climatiques, l’agence de l’eau Adour-Garonne estime que "l’augmentation de l’évapotranspiration, et l’aggravation des sécheresses estivales et automnales font craindre des baisses naturelles de débit jusqu’à – 40 %."

Menaces sur la biodiversité sur l’Ariège

Si la situation est "particulièrement alarmante" sur la partie aval du bassin, l’établissement note que "l’amont de la Garonne et l’Ariège, avec des volumes d’eau conséquents, semblent des territoires moins touchés".

En revanche, l’agence prévient que "sur la partie haute de la Garonne et l’Ariège, la biodiversité est très menacée dans les cours d’eau et les zones humides : la baisse des débits, l’assèchement des sols et l’augmentation de la température de l’eau vont beaucoup fragiliser les milieux aquatiques. Les espaces naturels des Pyrénées vont assurément connaître un bouleversement important".

Lors de la réunion de ce lundi, à laquelle participaient l’ensemble des acteurs de l’eau, Henri Trandonnet a donc proposé une "stratégie territoriale", comprenant plusieurs axes, afin de préserver la ressource en eau. Une consultation des collectivités, des élus, des associations et des acteurs de l’eau est donc lancée dans le cadre du projet de schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE) en cours jusqu’au 1er septembre. Les contributions peuvent être apportées via le site eau-grandsudouest.fr, via l page "La politique de l’eau".

La Dépêche du midi


MàJ du 31 janvier 2020

Allons-nous perdre jusqu’à 20% de nos cours d’eau ? C’est ce qui nous pend au nez avec les dernières manœuvres, en 2015/2016, de la FNSEA et du gouvernement de la République Française, rien que ça.
Et ce n’est pas une question en l’air quand on constate déjà les premières pertes hydrographiques.
Et ça continue en 2017, 2018,2019...qu’en sera-t-il en 2020, 2021... ?

Le point sur le déclassement des cours d’eau en France d’après un article de REPORTERRE
Extraits :
À force de pression [des syndicats agricoles majoritaires], des centaines de kilomètres d’écoulements ont été purement et simplement gommés. Le hic, pour les tenants de ce travail de détricotage — ou de simplification, c’est selon — : ces nouvelles cartes, qualifiées « police de l’eau », n’avaient alors aucune valeur juridique, elles n’étaient qu’indicatives. L’État est donc venu parachever le sabordage. En mai 2017, le gouvernement a ainsi pris un arrêté « relatif à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants », interdisant comme il se doit l’usage de pesticides aux abords des points d’eau… tout en restant très flou quant à la définition de ces points d’eau. Pire, il a renvoyé la patate chaude aux préfets.

« Le gouvernement appelait les préfets à préciser le champ d’application de cet arrêté, mais beaucoup en ont profité pour redéfinir les points d’eau, en réduisant au passage le linéaire protégé », résume Hervé Hourcade, juriste à France Nature Environnement Midi-Pyrénées.
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Outre nos fameuses cartographies, il existe en effet un autre outil précieux pour référencer les points d’eau : les cartes IGN au 1 : 25.000, qui identifient tous les éléments du réseau hydrographique en bleu, mais ne sont pas toujours à jour. « L’idéal est donc de prendre en compte ces deux référentiels, qui se complètent bien », précise Benjamin Hogommat, également juriste à France Nature Environnement, dans les Pays de la Loire. Sauf que les préfets ont eu tendance à ne considérer qu’une des deux cartographies. Devinez laquelle ? Celle qui élimine le plus de cours d’eau !!!
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Sous la pression des APNE, le Conseil d’État dans une décision du 26 juin 2019 déclare qu’en s’appuyant sur « le principe de non-régression, selon lequel la protection de l’environnement ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante », les juges ont ainsi estimé que « les dispositions [des arrêtés] ne peuvent être regardées comme conduisant, par elles-mêmes, à une protection moindre de l’environnement ». D’après eux, l’affaire est donc entendue : les points d’eau à protéger sont ceux de la cartographie « police de l’eau » ET des cartes IGN.
Grâce à ce coup de pouce du Conseil d’État, les associations environnementales ont à ce jour fait reconnaître l’illégalité de 12 arrêtés, dont celui de l’Aude. « Les tribunaux administratifs n’annulent pas complètement les textes, mais ils les complètent pour qu’il n’y ait pas de régression », se réjouit Hervé Hourcade

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« Heureusement que les associations environnementales font leur job », constate Rémy Arsento. D’après lui, depuis plus d’un an, les contrôles sont rendus plus difficiles, faute de base réglementaire solide. Or, « sans contrôle par les inspecteurs de l’environnement, dit Olivier Gourbinot, la réglementation ne sert à rien ». «  C’est décourageant de voir des lois protectrices détricotées par les pouvoirs et les lobbys locaux », déplore l’agent de l’OFB.
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Si le bon respect de la réglementation semble être un levier indispensable pour protéger les cours d’eau, « il s’agit aussi d’accompagner les agriculteurs dans la transition », insiste Sandrine Reverchon-Salle, directrice des politiques d’intervention de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Grâce aux redevances payées par les usagers de l’eau, l’Agence finance ainsi la conversion à l’agriculture bio à hauteur de 15 millions d’euros par an, et accompagne, pour 8 millions d’euros, la réduction d’usage des pesticides.
Pour autant, la politique de la carotte et du bâton trouve aussi ses limites. « On ne détient pas tous les leviers, prévient la directrice. Tant que la politique agricole commune (PAC) ne soutient pas massivement la transition agroécologique, tant que les marchés seront mondialisés, orientés vers l’export, poussant à la compétition entre les systèmes agricoles, on ne parviendra pas à grand-chose  ».
Les mots en gras et en italique sont de notre fait. L’article complet de REPORTERRE est signé Lorène Lavocat.


MàJ du 27 janvier 2020
Huit arrêtés préfectoraux sur douze annulés
Le point sur les diverses cartographies en France par Médiacités. Extrait :
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Résultat, au niveau national, France nature environnement a attaqué les arrêtés préfectoraux devant les tribunaux administratifs de Lyon et Grenoble (et également de Montpellier dans la région Occitanie). En Auvergne-Rhône-Alpes, huit arrêtés sur les douze pris, ont été annulés en octobre 2019, dont ceux du Rhône, de l’Ain, de la Loire et de l’Isère. Les juges considèrent qu’ils ne couvrent « pas l’ensemble des points d’eau et du réseau hydrographique visés par l’arrêté interministériel du 4 mai 2017 »
En clair : il manque des rivières sur la carte. Prière aux préfectures de revoir leurs copies. « Une nouvelle concertation publique aura lieu », se borne à commenter celle du Rhône.


MàJ du 23/07/2019

France info : Article et VIDEO. Des ruisseaux rayés de la carte ne sont plus protégés des pesticides
Chapeau : Mais où sont passés tous nos cours d’eau ? Une grande partie des petits ruisseaux ont disparu des nouvelles cartes de l’eau dressées par les préfectures. Les effacer a pour conséquence de ne pas appliquer la règlementation qui interdit l’utilisation de pesticides à proximité de ces cours d’eau.


MàJ du 7/09/2018 - Qu’est-ce que le chevelu quand on parle des cours d’eau ? L’origine "primale" des cours d’eau. Ce que l’État français voudrait gommer sur les cartes pour faire "exploiter" par les agriculteurs ces zones protégées jusqu’à maintenant.
Henri Delrieu (association Le Chabot) nous emmène vérifier cela en basse Ariège pour un cours d’eau qui était déjà classé comme « à supprimer » sur les cartes de l’administration. Vous allez voir à quoi on reconnaît qu’un sillon, quelque part dans la nature, fait partie du chevelu d’un cours d’eau : il y a une vie aquatique toujours présente même dans les périodes sèches qui condamneraient ce cours d’eau par des gens à la vision superficielle.
Vidéo de Caméra au poing, sympathique équipe vidéaste d’Ariège

Le chevelu from camera au poing on Vimeo.


MàJ du 28/02/2018 - Effacement des cours d’eau par la nouvelle cartographie, manœuvre inique des gouvernements successifs pour la santé de la terre et des cultures, donc des animaux et des humains :

REPORTERRE publie son 2ème volet sur ce thème. Qu’est-ce qui est une rivière, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Derrière cette question se cache un enjeu majeur pour la qualité des eaux car la réglementation concernant l’épandage de pesticides en dépend. Alors que la carte officielle pourrait s’établir au rabais, les défenseurs de la nature se mobilisent sur le terrain. Reportage en Ariège.

Lire l’article de REPORTERRE ,ICI
Et aussi LDDM : Le fort enjeu de la cartographie des cours d’eau


MàJ du 06/01/2018 - En Haute Garonne, la première phase de la nouvelle cartographie du réseau hydrographique du département vient d’aboutir au déclassement de 929 petits cours d’eau.

27-12-2017- 929 petits cours d’eau rayés des cartes

Ce "chevelu" aquatique, précédemment respecté dans les épandages chimiques par les agriculteurs, ne le sera plus. D’où augmentation de la pollution des rivières en aval. De plus cet escamotage risque de poser des difficultés au niveau urbanisme. Qu’en sera-t-il pour toute construction établie sur ces "anciens" cours d’eau inexistants sur le cadastre mais opérationnel en cas de pluie et épanchement de la nappe phréatique ?
Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées constatent ces dérives. Voir le document ci-joint.


28/02/2017 - La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Or la remise en cause du statut de certains cours d’eau entraînera la non prise en compte judiciaire et administrative des pollutions agricoles sur ces cours d’eau. Au grand soulagement des agriculteurs qui n’auront pas de précautions à prendre dans les déversements de lisiers, dans les pulvérisations de pesticides et autres engrais chimiques ! [1]

Ruisseau de Marrou (Montferrier) déjà pollué !

Comment en est-on arrivé là ?

Le CEA et le Chabot, associations environnementales de l’Ariège en savent quelque chose, vu que plusieurs de leurs dirigeants et adhérents ont arpenté les plaines et vallées afin de sauver le plus de meubles possibles - entendez de ruisseaux qui risquaient d’être disqualifiés en tant que cours d’eau par l’administration et les syndicats agricoles. Plus de 80 fiches ont été rédigées par le Chabot et le CEA, alors que la chambre d’agriculture n’en a qu’une dizaine et voudrait maintenant changer les règles !

Lisez ces deux articles du 27 et 28 février 2017 de Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino de Reporterre qui nous en parlent :

Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau

La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes


Le NPA du pays d’Olmes montre, par des photos, comment ce chevelu aquifère peut disparaître dans l’indifférence générale (dont profitent les aménageurs industriels, immobiliers et agricoles).
Les ruisseaux de Larroque d’Olmes


[1Le code de l’environnement interdit le déversement direct des effluents d’exploitations agricoles dans les eaux superficielles ou souterraines (art. R 211-48) et le règlement sanitaire départemental (articles 155-1 à 155-3) prohibe ces dépôts permanents à moins de 35 mètres de puits, forages, sources, berges de cours d’eau et à moins de 100 mètres d’immeubles habités et de lieux recevant du public.

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