Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

« Je ne vois qu’un moyen de savoir jusqu’où l’on peut aller : c’est de se mettre en route et de marcher » Henri Bergson

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samedi 2 avril 2022

Coucoo Montbel - Le juge administratif en référé suspend le projet de village de tourisme

Cet article/blog relatera les épisodes successifs de la défense de la zone du lac à niveau constant de Montbel.

Communiqué de Presse du TA

MàJ du 2avril 2022 : Le tribunal administratif de Toulouse suspend le permis d’aménager du lac de Montbel, en Ariège, "au motif d’absence d’évaluation environnementale spécifique" à ce projet.
Il remet donc en cause la deuxième appréciation faite par le Préfet de Région de ne pas soumettre le projet à évaluation environnementale.
La MRAE [1] avait également recommandé de réaliser des inventaires plus complets des zones humides et de compléter l’analyse environnementale de ces zones par une étude des impacts de la révision du PLU sur ces milieux. Ce dont n’avait pas tenu compte le maire de Montbel.

Réaction à chaud :

On n’ avait pas encore parlé d eux.
Un premier Avril, c est le plus beau cadeau qu’ on puisse leur faire.
Carpes, silures, brochets, gardons, rotengles, brèmes, tanches, sandres. Ça fait même quelques temps qu’ on y observe des Chabots si vous voyez ce que je veux dire.

Tous les poissons du lac se joignent aux 150 autres espèces pour vous annoncer la décision qui a été rendue cet après-midi par le Juge des référés du Tribunal administratif de Toulouse.

La décision fait droit à la demande des associations de suspension du permis d’aménager le parc de loisirs accordé par le Maire de Montbel à la société “Nature cabanes et spa” (Coucoo) et leur alloue une somme globale de 1.500 € au titre des frais de justice.

Les travaux sont donc suspendus dans l’attente du jugement de fond.

LE JUGE RETIENT QUE LE PERMIS D’ AMÉNAGER NE POUVAIT ÊTRE DÉLIVRÉ SANS ÉTUDE D’ IMPACT.
Il remet donc en cause la deuxième appréciation faite par le Préfet de Région de ne pas soumettre le projet à évaluation environnementale.

Il y a de quoi pleurer d’émotion, ils n’auront pas besoin de détourner le Touyre, on va remplir le lac !
Notre joie est immense, c’est celle de la minorité qui a raison en défendant ce qui ne peut pas se défendre seul.
Beaucoup de joie à nous savoir récompensés par cette étape.
Nous pouvons presque entrevoir maintenant un autre avenir pour le lac constant.
Puissent sa naturalité, son sauvage, son vivant continuer à évoluer dans la tranquilité…

Nous continuerons à vous tenir informés.

"A pas de loutre"

Médias :
La Gazette Ariégeoise : : Ce n’est pas un poisson d’avril : statuant en référé, le tribunal administratif de Toulouse vient d’annoncer ce vendredi 1er avril la suspension du permis d’aménager délivré le 16 juin 2021 par le maire de la commune de Montbel, et qui autorisait la création d’un parc résidentiel de loisirs de 25 cabanes, aux abords du lac à niveau constant.

Le fameux projet « Coucoo », du nom de l’entreprise qui porte ce dossier depuis plusieurs années, était contesté par le collectif « A pas de loutre » et les associations environnementales Le Chabot et Comité écologique ariégeois qui ont à plusieurs reprises mobilisé des événements sur place.

LDDM : "Le juge des référés a estimé que l’évaluation environnementale produite dans le cadre de la révision allégée du PLU (Plan local d’urbanisme, N.D.L.R.) ne saurait tenir lieu d’étude d’impact du projet en litige et qu’ainsi, l’absence de cette étude d’impact a pu être de nature à exercer une influence sur la délivrance du permis d’aménager. Il a donc suspendu l’exécution du permis d’aménager, dans l’attente de l’examen de sa légalité par une formation collégiale de ce tribunal",

20 Minutes : En référence au code de l’environnement, le juge estime que l’évaluation d’impact réalisée dans le cadre de ce projet est insuffisante et qu’il aurait fallu avoir une vraie étude d’impact.

Le juge administratif fait aussi référence à la Mission régionale d’autorité environnementale, qui, dans ses deux avis émis sur la révision du Plan local d’urbanisme de Montbel, avait émis des réserves importantes sur l’absence de justification du choix opéré pour la localisation du projet. Mais aussi « sur la nécessité de compléter significativement le rapport afin d’établir que les choix opérés permettent d’éviter des impacts notables sur l’environnement et les espèces et habitats protégés et de mettre en œuvre des mesures strictes, à travers un zonage réglementaire adapté, rendant impossible la détérioration de secteurs à enjeux ».

Pour le tribunal administratif « l’absence de cette étude d’impact a pu être de nature à exercer une influence sur la délivrance du permis d’aménager ». Les cabanes, dont la construction était envisagée en fin d’année dernière, ne pourront donc pas voir le jour avant l’examen de la légalité du permis d’aménager par le même tribunal au cours des prochains mois.


MàJ du 11 février 2022 - La manif du 6 février a obtenu un franc succès à Montbel. Le 6 février a été une réponse claire et massive pour le rejet du projet. Quelques 1000 personnes ont tenu à manifester leur opposition à ce projet "naturicide". Le CEA, les APNE et collectifs présents les remercient. C’est le sens du texte de "A pas de loutre" dans le Blog de Mediapart.

Retour sur Manif 6 février 2022 à Montbel.

Nous avons rassemblé pas loin de mille personnes autour d’une volonté commune : Préserver la vie sauvage du Lac à Niveau constant de Montbel de ce projet d’urbanisation touristique.

Nous remercions donc :

 Gilbert Chaubet, CEA (Comité Écologique Ariégeois)

 Jérôme Brosseron, Président du Chabot

 Hervé Macé, ancien Adjoint au maire de Montbel

 Claudine Delmas, naturaliste-photographe,bénévole à l’ANA-CEN Ariège et Nature En Occitanie (Groupe herpétologique, veille écologique)

 Michel Larive, Député France Insoumise (2ème circonscription Ariège)

 Daniel Mémain, élu municipal à Pamiers, élu communautaire à la Communauté de Communes et des portes d’Ariège Pyrénées (CCPAP) et membre des conseils syndicaux du SMDEA et SMECTOM)

 Christian Cordelier, naturaliste

 Alain Marek, ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages)

 Henri Delrieu, porte parole du Chabot

 Myriam Martin, ancienne Conseillère Régionale LFI

 Gilbert Lazaroo, maire de Biert

 Christian Lammens, Europe Ecologie Les Verts

 Jean-Charles Sutra, Collectif Pas touche au Touyre

 Marcel Lopez, Député suppléant 1ère circonscription, élu municipal à Varilhes et délégué à l’Agglomération Foix/Varilhes

 Valérie Grusenmeyer, juriste associative.

Nous remercions également Nathalie Cadiou pour Paysage de France qui n’était pas présente mais qui nous a fait parvenir son témoignage pour l’occasion.

Un grand merci aux techniciens de terrain à savoir les naturalistes qui arpentent cette nature et nous restituent leurs précieuses observations, expertises et leurs savoirs concrets et aux représentants politiques qui sont venus exprimer leur désaccord avec ce projet et dénoncer par la même occasion la dilapidation du patrimoine écologique ariégeois au bénéfice de l’investissement et la capitalisation privés.

De la couleur, des sourires par milliers, des chants et des danses, de la DETERMINATION, de la douceur, un soleil radieux, une intelligence collective probante (la gestion du trafic automobile sous fond de courtoisie et d’auto-discipline, Bravo !)...

Vraiment, nous avons été gâtés.

Merci à tous, amoureux du Lac de Montbel et de plus ample manière : de la Nature.

Cependant, ne nous relâchons pas. Ce rassemblement ne fait malheureusement pas office de mesure suspensive des travaux. L’entreprise bénéficiant de toutes les « autorisations » peut commencer les travaux à n’importe quel moment.

Soyez prêts à réagir à notre appel du jour J en cas de démarrage des travaux.

En attendant, vous trouverez une restitution de cette journée en images et en textes, ainsi que nos actualités et partages sur notre site internet www.apasdeloutre.org.

Vous y trouverez en pj l’article paru dans la dépêche du lundi 07 février ainsi que la mise au point du collectif quant aux propos de Messieurs de Moustiers et de la Beyodère (Coucoo).

Loutrement Vôtre.


MàJ du 11 janvier 2022 -

Mercredi 05 janvier s’est tenu le rendez vous des APNE et collectif avec la préfecture d’Ariège en visio-conférence.

Voici un bref compte rendu de la journée que vous pouvez aussi trouver sur le lien

https://blogs.mediapart.fr/collectif-pas-de-loutre/blog/100122/compte-rendu-visio-conference-avec-mme-la-prefete

"A pas de loutre" a un blog dans le Club de Mediapart

Étaient présents :

-Mme Sylvie Feucher Préfète de l’ Ariège

-Mme Stéphanie Leufort Sous préfète de l’ arrondissement de Pamiers

-Mr le directeur des services du cabinet de la préfecture (à confirmer)

-Mr Laurent Scheyer, Directeur de la DREAL Occitanie

-Mme Nathalie.Schweigert Dreal Occitanie direction écologie-Division biodiversité montagne atlantique

-Mr Defos Stéphane, directeur de la DDT

-Maître Alice Terrasse, avocate des associations

-Mme Claudine Delmas pour Nature en Occitanie

-Mr Delorme Jean Pierre pour le Comité Ecologique Ariégeois

-Mr Brosseron Jérôme pour Apra Le Chabot.

-Mr Tachon Lilian pour le collectif " à pas de loutre"

Environ 50 personnes étaient présentes pour nous soutenir ! Un grand merci

En gros Mme la Préfète avait l’intention d’ entendre notre argumentation, c’ est pourquoi nous avons eu plus de 90% du temps de parole sur 1h30 de réunion. Entendre n’ est pas écouter, l’avenir nous le dira.

Coté administration, seule Mme la Préfète qui dirigeait la réunion a pris la parole et, par deux fois, l’a proposée à Mr Scheyer pour la Dreal.

Bien entendu les échanges furent posés et cordiaux.

Côté associations nous avons pu tour à tour exprimer nos argumentations.

Nous avons pu exprimer l’essentiel de nos revendications en réaffirmant notre opposition à ce projet incohérent, d’une éthique douteuse et techniquement destructeur d’un écosystème en développement.

Ce qui en ressort :

Qu’il était regrettable qu’au vu de l’effondrement de la biodiversité, les collectivités et administrations accompagnent un tel projet.
Que les services de l’Etat considèrent l’étude environnementale de Nymphalis satisfaisante est regrettable.
L’ analyse de NEO sur cette étude a démontré qu’elle minimise de nombreux aspects, notamment le nombre d’espèces protégées évoluant sur le site (129 espèces protégées dont 50 sur liste rouge). Cette étude minimisée ne peut constituer une étude d’impact règlementaire aux yeux de la justice.

-Les associations ont rappelé le désir de la com com de développer le tourisme tout autour du lac. Des zones AUL ont été validées lors du dernier PLUi tout autour du lac à niveau variable (Agrandissement du camping de Montbel, zone dans la forêt derrière Le Fort, zones côté La Régate (Léran) aussi dans les forêts éloignées du complexe actuel, La tuilerie (ancienne Guinguette). Agrandissement des sentiers faisant le tour du lac à niveau variable. Intensification de l’ activité pêche.

-Les associations ont rappelé que la com com avait commandé un Atlas de la Biodiversité Communale (ABC) pour justement faire un état des lieux naturaliste autour du lac afin d’ implanter du tourisme. La com-com n’ a pas attendu les résultats de l’ étude pour proposer le lac constant à la société Coucoo, alors que cette étude parue depuis peu montre que c’ est justement un des espaces majeurs à protéger. L’ ABC souligne que l’ avifaune est en déclin autour du lac en particulier en raison de la présence humaine tout autour et même sur les îles. Certaines espèces nicheuses ont besoin d’ une quiétude qu’elles ne trouvent que sur le lac constant qui comporte peu de sentiers.

Le bon choix aurait été plutôt de faire en sorte de protéger le lac comme l’ont confirmé les résultats de l’ABC (ABC qui avait été commandé par la communauté des communes elle-même en 2018 avant que Coucoo n’apparaisse dans le décor).

-Les associations ont souligné que les dégradations, destructions irrémédiables que va entrainer le projet, sont suffisantes pour remettre en question ce projet et justifient l’opposition. Pour les associations, la volonté d’ accompagner le projet Coucoo s’avère être un mauvais choix de la part des collectivités car si les nécessités économiques sont là, les urgences écologiques actuelles sont bien réelles.

-La préfète de son côté, a exprimé son regret de voir une opposition et souhaiterait préférable un consensus entre les deux parties.

-La Préfète se désole de ne pas vraiment connaître le dossier ni même les cabanes de Coucoo toutefois elle assure que la dreal et la société Nymphalis ont fait leur travail. Elle semble vouloir protéger les services qui sont sous sa responsabilité.

- La préfecture et la Dreal n’ imposeront pas à Coucoo de déposer une demande de dérogation de destruction ou de dérangement d’ espèces protégées ou de leur habitat.

Par contre la société Coucoo peut s’en porter volontaire si elle le souhaite (c’est le monde à l’ envers !)

- La préfète a insisté sur sa volonté d’ organiser une rencontre avec Coucoo, Mme La Préfète et nous.

- Dans l’ état actuel des choses l’ entreprise Coucoo a toutes les autorisations pour commencer les travaux.

-Les assos et le collectif acceptent une rencontre avec Coucoo, mais ont exprimé leur détermination à maintenir leur opposition puisque l’ urbanisation du lac à niveau constant est un non-sens au vu de tous les enjeux environnementaux. A la vue des aménagements grandissants et futurs autour du lac, c’est bien la zone du lac constant qui devrait être prudemment préservée.

Un arrangement avec Coucoo n’est pas enviseageable.

Si la préfète a évoqué l’idée de trouver ensemble un lieu de substitution, notre avocate a souligné que dans la modification du PLU, il n’y avait pas eu de recherche de substitution et les associations ont souligné qu’elles n’étaient pas là pour trouver de solution pour Coucoo. Cependant Coucoo pourrait s’attribuer une démarche éco-responsable en s’implantant dans un lieu ayant besoin d’être renaturalisé comme les nombreuses gravières de la basse Ariège.

Mais nous savons que ce type de lieux ne correspondra pas à leurs attentes. Il a été rappelé que la concertation aurait dû se faire bien avant à la période où le projet était justement préparé en toute discrétion.

La préfète a d’ailleurs privilégié notre échange au niveau de la confrontation associations/Coucoo sans jamais évoqué le rôle de la com-com et en réservant celui de ses services à la stricte explication des textes.

Les assos et le collectif ont mentionné que les résultats d’études de l’ABC de Montbel confirment le bien fondé de l’opposition.

-Les associations et le collectif iront jusqu’au bout des recours engagés avec Maître Alice Terrasse. Car si la préfète et Laurent Scheyer nous assurent que les choses ont été bien faites, le contenu des requêtes des associations font bien état d’infractions pénales dont l’Etat est bel et bien responsable. Il a été demandé à la préfète et à la DREAL de s’interroger sur les autorisations accordées à Coucoo.

Voilà pour ce petit compte rendu.

Quant à Coucoo , pourquoi une entreprise soit-disant éco-responsable et si vertueuse met-elle en place tous les moyens pour échapper à la règlementation de la dérogation ? Tout simplement parce que son éco-responsabilité est inférieure à sa volonté de déployer son concept "hors du temps" dans des endroits exceptionnels : ZNIEFF niveaux 1 et 2, site en natura 2000, toujours en pleine nature et pas prévu pour ce genre de projets. Il est donc nécessaire pour eux de franchir toutes les barrières administratives afin d’obtenir les autorisations pour atteindre leurs objectifs.

Une conférence de presse ( environ 30 minutes) a eu lieu à l’ issue de la rencontre.

Pendant toute la durée de la visio, débat, discussion, prises de parole dans la salle juste à côté entre toutes les personnes venues soutenir le lac à niveau constant.Merci à toutes ces personnes pour leur soutien efficace.

Merci de votre attention

Compte-rendu fait par "À pas de loutre"


Résumé de la situation de départ (Ancien chapô de l’article) :
Les amateurs des parcs d’attractions et des villages-vacances clé-en-main apprécieront certainement le projet mais les amateurs de nature et les défenseurs de l’environnement et de la biodiversité sauront défendre les 34 ha vierges autour du lac de Montbel à niveau constant.

Résister à quoi ? A un projet d’aménagement du lac avec un complexe hôtelier de 30 "maisonnettes" 5* éparpillées sur cette zone, un bâtiment d’accueil de 500m², une marina avec ponton, parking de 60 places et les routes et déboisements qui vont avec ...

Et pourquoi notre résistance ? Pour les aigrettes garzettes, les foulques, les tritons palmés, les grèbes huppées, les rainettes méridionales, les sarcelles d’ hiver, les 6 espèces de pics, les couleuvres helvétiques, les genettes communes, les agrions porte-coupe, les anax napolitain, les pachas à deux queues, les 30 espèces de chauves-souris, les écrevisses, les loutres, les hérons cendré, les martin-pêcheurs, les pies grièches, le potamot luisant, la nitelle hyaline et tous les autres qu’on ne cite pas... ainsi que les amateurs de randonnées, de silence et de nature sauvage.


MàJ du 20 octobre 2021 :
Le collectif « A pas de Loutre » vous invite à participer au blocage du chantier Coucoo si celui-ci démarrait illégalement dans le but de sauvegarder les zones humides et la biodiversité du lac constant menacée par le projet touristique du complexe hôtelier Coucoo.

Pourquoi bloquer ?

● Si les travaux démarrent il n’y a pas de retour en arrière possible, même si la justice donne raison par la suite aux associations environnementales.
● Nous avons largement pointé et argumenté les incohérences de ce projet. Il est donc légitime d’empêcher le démarrage des travaux, de manière non violente avec toute notre détermination à respecter le vivant et les enjeux environnementaux du site.
● Nous avons la responsabilité de rappeler aux élus l’urgence de sauvegarder cet espace naturel en empêchant cette urbanisation qui s’avère être, avant tout, une aberration sur ce site .

Comment s’impliquer ?

En étant nombreux sur les lieux le jour J [2] pour occuper l’espace et pourquoi pas proposer des ateliers : animations artistiques, balades naturalistes...
Nous avons besoin de vos propositions !

Faites nous connaître votre atelier sur notre boite mail dédiée :
atelierdeloutre@protonmail.com

N’hésitez pas à consulter la presse pour connaître la date du démarrage des bouleversements du site.
Vous trouverez notre documentation sur le site www.apasdeloutre.org et
vous pouvez soutenir financièrement notre action par l’intermédiaire de notre cagnotte en ligne


MàJ du 05-10-2021
Le collectif " à pas de loutre" vous convie au cinéma de Mirepoix ce Samedi 09 Octobre à 18H00 pour la projection du documentaire UNE FOIS QUE TU SAIS" d’ Emmanuel Cappelin.
Aperçu du film :
https://youtu.be/e9nwWZQAuqE


MàJ du 8-09-2021

APPEL A UNE GRANDE MANIFESTATION POUR SAUVER LE LAC DE MONTBEL

Vue la probabilité d’un démarrage imminent des travaux de construction du complexe hôtelier Coucoo sur les rives du LAC CONSTANT DE MONTBEL, le collectif « à pas de loutre », les associations le Comité Écologique Ariégeois, le Chabot, France Nature Environnement organisent une grande manifestation le :

VENDREDI 17 SEPTEMBRE 2021

A 15H00, A FOIX

Rassemblement à la halles aux grains allées de Villote.

Nous marcherons en direction de la préfecture.

Pour la fin de la manifestation une demande de rendez-vous a été adressée à Mme la préfète afin qu’elle reçoive une délégation du collectif et des associations.

Tambours, casseroles, sifflets, tout ce qui peut faire du bruit est le bienvenu !!!

LE MATIN le collectif sera présent sur le marché de Foix en présence de quelques animaux du lac.

Venez discuter, déambuler ... et faire vos courses

Diffusez ce mail au plus grand nombre !!!

Flyers ci-dessous que vous pouvez agrandir d’un clic, imprimer et distribuer.

tract x 4 pour impression

Le Turbulent a fait à cette occasion une présentation très fouillée.
Ce qui est différent de La Dépêche qui ne peut faire l’impasse sur notre évènement mais qui insère malicieusement deux photos "mignonnes" des promoteurs du projet... Alors La Dépêche incapable ou machiavélique ? Les lecteurs habituels savent à quoi s’en tenir... Les autres peuvent voir cette page ici :
https://ahp.li/ed40aa496b9bb00ba4da.pdf

Cliquez pour feuilleter le texte du turbulent, zoomez avec le + sous l’écran pour lire mieux :


MàJ du 17 juin 2021 - Les associations environnementales ne pouvaient laisser passer les manquements environnementaux de l’entreprise Coucoo. Celle-ci ayant refusé de répondre aux exigences légales environnementales de la DREAL, elles [3] ont mandaté une avocate spécialisée dans le droit environnemental pour une Mise en Demeure de la société CABANES NATURE & SPA.
Mise en Demeure de déposer un dossier de demande de dérogation au titre de la destruction, la mutilation, la capture, l’enlèvement ou la perturbation intentionnelle d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et la destruction, l’altération ou la dégradation des habitats d’espèces protégées.

Voir le fichier ci-dessous envoyé à la Préfète de l’Ariège.
Voir le Fichier : l_MED_Prefete_-_Derogation_EP.pdf

Celle-ci, un peu gênée aux entournures, déclare que des inventaires et des analyses sont en cours et ne peut donc pas statuer définitivement. Quant à la présence de loutres, des caméras vont tenter de déceler leur présence à des endroits stratégiques du lac.
Réponse de la Préfète :
Voir le Fichier : lReponse_a_une_MED_1952021.pdf

Le CEA a dénoncé, dans l’avis au commissaire enquêteur du PLUI de Mirepoix, le passage en force (et illégal) de la société Coucoo.

Avis CEA PLUI Mirepoix

. Il faut dire que la DREAL l’a un peu aidé en retirant ses demandes d’inventaires biologiques et sa soumission à étude d’impact.

Par contre la MRAE [4], par deux fois, réitère ses critiques :

  • le choix du site n’est toujours pas justifié notamment afin de permettre l’évitement d’impacts sur les secteurs à enjeux écologiques majeurs,
  • les mesures de protection Np sont insuffisantes pour la protection des espèces à fort enjeu écologiques et leurs habitats, dont la loutre et
  • l’inventaire des zones humides est absent alors que ces zones doivent faire
  • l’objet d’une protection stricte par le PLU.

Car la comcom du pays de Mirepoix a un projet urbanistique très conséquent pour cette zone. Voir ci-dessous l’historique succinct de notre opposition.
Nous soutenons et accompagnons le collectif "A pas de loutre" qui est sur place pour résister à ce projet. L’association amie Le Chabot qui défend, entre autres, les cours d’eau est également à nos côtés pour les soutenir.

Manif Montbel 28 février

Et justement nos trois associations appellent à un rassemblement :

Pour découvrir les lieux et le projet à travers une marche / manif à Montbel

Venez vous informer sur site à 11h le Dimanche 28 février

Nous finirons par un pique-nique tiré du sac au bord du lac (Renseignements au 06 32 08 19 11)


Notre précédent appel du 20 novembre 2020 :
Le contexte :
L’ aménagement sur le lac à niveau constant suscité par le projet de la start-up "Coucoo" justifie la révision allégée n°1 du PLU de Montbel et son enquête publique. Cette pétition sous forme de manifeste sera jointe au dossier de l’ enquête publique. Vous pouvez aussi apporter votre témoignage à titre individuel auprès du commissaire enquêteur jusqu’ au 20 Novembre 2020, 17h00 par courrier électronique à l’ adresse suivante :

revision-plu-montbel@mail.registre-numerique.fr

Lien du dossier de la révision n°1 du PLU de Montbel (Schémas d’ implantation à partir de la page 19).

NOUS, USAGERS, RIVERAINS, PARTAGEONS CE MANIFESTE, JUSTIFIANT NOTRE OPPOSITION À L’ AMÉNAGEMENT DU LAC À NIVEAU CONSTANT DE MONTBEL PAR LA START-UP "COUCOO"

PÉTITION à signer

Petit rappel : Ce projet s’ inscrit dans la volonté des collectivités territoriales à développer l’ économie par le tourisme. Montbel à été désigné comme "le site touristique majeur" dans cet objectif. Dans la lignée du "Schéma directeur de développement touristique et des loisirs du lac de Montbel", l’ IIBAM (Institution Interdépartementale pour l’ Aménagement du Barrage de Montbel) lance un "appel à la manifestation d’ intérêt concurrente" en Août 2019 en proposant une surface de 34 hectares autour du lac à niveau constant pour un projet de type "Hébergement de plein air et respectueux de l’ environnement". La start-up Coucoo est retenue et cette décision va impliquer l’ installation d’ un complexe hôtelier éparpillé sur cette zone.

L’ installation de Coucoo implique "pour l’ instant" :

  • 30 cabanes de luxe sur pilotis (sur les berges et sur l’ eau).
  • Bâtiment d’ accueil éco-construit (500m²) avec piscine écologique (bassins à débordements de 180m²), surplombant le lac.
  • Création d’ accès pompiers au coeur des forêts et dans les champs jusqu’ aux abord des cabanes.
  • Enfouissement des réseaux électriques, d’ eau potable et d’ assainissement le long des dits accès.
  • Création d’ un ponton de 50m et sa batellerie de bateaux électriques.
  • Circulation de voitures électriques.
  • Création d’ un parking à Luga pour la clientèle (60 places).

Leur argumentation en terme d’ "éco-responsabilité", d’ "intégration paysagère" leur sert à porter une image de responsabilité écologique que nous jugeons trompeuse. Il s’ agit plus exactement d’ une prédation d’ espaces naturels préservés d’ une suractivité humaine, sous couvert d’ "écologie", de "création d’ emplois" et "d’ impact économique local".

POURQUOI NOTRE OPPOSITION ?

1- Une dynamique respectueuse de l’ environnement (incluant le tourisme), ayant déjà cours autour du lac constant est compromise :

  • - Marcheurs, vtt, pêcheurs, amoureux de la nature, naturalistes, visitent de manière ponctuelle et régulière ce "lieu d’ exception".
  • - Petits sentiers, zones dégagées de bivouacs et d’ observations, se sont lentement dessinés par le discret passage des uns et des autres, au cours des 36 années d’ existence du lac.
  • - La dynamique actuelle et l’ implication de citoyens soucieux de l’ environnement font que ce tourisme de "passage" s’ inscrit encore dans un cadre qui préserve et favorise le maintien et le développement de la vie de cet Écosystème. Cet aménagement exposera continuellement les lieux au bruit et aux mouvements des hôtes de Coucoo.

2- Absence de consultation de la population et des usagers du lac.

 La population, en amont de ce projet, a été mise à l’ index, soulignant le peu d’ importance accordée à nos qualités d’ usagers du lac et de citoyens.
 Des propositions sont faites régulièrement par des acteurs du territoire, usagers, habitants, naturalistes mais ne sont pas prises en compte.
 Nous protestons contre l’ orientation, la décision des autorités territoriales, à favoriser des investisseurs privés à s’ approprier des espaces qui sont à ce jour, libres d’ accès. Et d’ ailleurs, quel avenir pour les usagers du lac aujourd’hui ?
 Le choix d’ avoir recours à une OAP sectorielle multisites (outil récent pour couvrir un territoire à urbaniser), laisse plus de libertés aux investisseurs. On peut craindre à long terme une extension du projet. ( OAP : Orientation d’ Aménagement et de Programmation).

3- Le projet de la start-up Coucoo n’ est pas motivé par un souci environnemental :

 La démarche du projet et ses efforts faits en matière d’ utilisation de matériaux et d’ aménagements écologiques, de mesures prises, appuyées sur les expertises naturalistes (ANA), de suivi écologique pour les réalisations du projet, de prise en compte des biotopes, de la biodiversité, des espèces à protéger est jugée insuffisante : Le projet a pris en compte les aspects et nécessités environnementales qui lui permettent de réaliser cet "éco-domaine", et non ceux qui auraient éclairé sur l’ incohérence de ce projet.
 Le délicat fonctionnement d’ un écosystème est négligé : En effet, un écosystème est avant tout un vaste réseau complexe d’ interdépendances, d’ échanges d’ énergie, d’ information et de matière permettant le maintien de la vie qui s’ y développe. Les infrastructures prévues (accès pour voiturettes électriques, réseaux d’ assainissement, d’ électricité, d’ eau), desservant chaque cabane, rivaliseront inévitablement avec les subtils réseaux de cet écosystème, et cela en dépit de certaines mesures et précautions envisagées.
 Dans la présentation du projet, la nature est trop souvent réduite à un "paysage" : Un décor qui garantit la satisfaction d’ une clientèle de luxe et un "écrin de nature exceptionnel" de plus pour y faire fructifier les investissements de la start-up.
 Par ailleurs, ils s’ appuient sur le caractère préservé du lieu pour s’ en emparer avec la carte "éco-responsable". En vue des enjeux écologiques actuels, il est prétentieux et inconscient de vouloir faire de la croissance économique sur le dos d’ un écosystème.
 Rappelons que Coucoo développe actuellement ses 4 établissements déjà installés et 3 nouveaux d’ ici 2021. Son objectif est d’ exploiter 12 sites en 2025 et prévoit de réaliser 16 millions d’ euros de chiffre d’ affaire contre 3,7 millions aujourd’hui. Une levée de fond leur à permis de récolter 3,5 millions d’ euros pour leurs projets à venir et ils ont l’ intention de récolter encore 8 millions pour la suite.
 Leur éco-responsabilité, leur manière de se présenter comme des amis de l’ environnement relève plus d’ une récupération, d’ une tendance actuelle et de marketing pour étendre leur marché.
 Ils aspirent à valoriser le lieu mais c’ est surtout du profit qu’ ils vont produire grâce à lui.

4- Nous contestons l’ argument : "Aménagement touristique prévu dès le début au lac constant".
 Inversement, le lac à niveau variable n’ était pas voué au tourisme et s’ est vu être aménagé de manière exponentielle ces dernières années.
 Depuis 36 ans, le lac à niveau constant a développé sa faune et sa flore ; Ne pourrait- on pas opter pour une orientation différente qui permettrait le maintien de ce qui a pu se développer jusqu’ à aujourd’hui.

5- Appropriation d’ ESPACES COMMUNS à ce jour LIBRES D’ ACCÈS. - L’ implantation des cabanes supprimera les sentiers au niveau des berges et repousseront les usagers sur des chemins carrossables dans les bois.
 L’ appropriation de cet espace libre fragmentera cet ensemble en zones privées. Elle pénalisera les usagers ( pêcheurs, marcheurs, amoureux de la nature) et mettra en péril les balades et activités de passage pratiquées jusqu’ à ce jour et respectueuses de ce lieu unique, parce qu’ elle sont justement de passage.
 Nous sommes à même de penser que les 34 hectares dédiés au complexe touristique, pourraient être interdits aux usagers puisque le sujet n’ est pas abordé dans la révision allégée n°1 du PLU.

6- Faiblesse des arguments : "rayonnement local" et "création d’ emplois". - Au minimum 15 emplois sont déjà générés par des particuliers sur les "Rives de Montbel" (buvettes, restaurants, parc de jeux, camping, gîtes). On peut aussi ajouter les nombreuses soirées musicales qui participent à faire travailler des musiciens locaux.
 Par l’ intermédiaire du "comité consultatif de la maison du lac", la commune de Montbel et des citoyens ont amorcé une vie culturelle qui procure des revenus à des artistes et occasionnent des moments de rencontre et de convivialité.
 Toutes ces initiatives génèrent de l’ emploi, proposent des activités aux enfants et adultes venus au lac pour s’ amuser et partager des moments agréables.
 Le dossier minimise l’ action des particuliers, acteurs concrets qui proposent des conditions d’ hébergement (gîtes), des emplois, sans pour autant supprimer des espaces communs. Pourquoi les collectivités ne privilégient-elles pas cette continuité amorcée par les particuliers ?
 Nous soutenons l’ idée d’ une coopération, qui serait le signe d’ une véritable dynamique collective de territoire.
 Au vu des énormes investissements (plusieurs millions d’ euros pour 14 emplois), la start-up Coucoo est-elle réellement compétitive en matière de "création d’ emplois" et de "rayonnement local" ?

Pour les aigrettes garzettes, les foulques, les tritons palmés, les grèbes huppées, les rainettes méridionales, les sarcelles d’ hiver, les 6 espèces de pics, les couleuvres helvétiques, les genettes communes, les agrions porte-coupe, les anax napolitain, les pachas à deux queues, les 30 espèces de chauves-souris, les écrevisses, les loutres, les hérons cendré, les martin-pêcheurs, les pies grièches, le potamot luisant, la nitelle hyaline et tous les autres qu’ on ne cite pas...

Par respect pour eux et pour toutes les subtilités de cet écosystème qui nous échappent

ET

Parce que notre territoire n’ est pas seulement un" paysage", un "capital nature" à exploiter et que nous sommes des citoyens :

EXPRIMONS NOTRE DÉSACCORD CONTRE L’INSTALLATION DE LA START-UP COUCOO EN SIGNANT CETTE PÉTITION

PS : Cette pétition restera valide au-delà du 20 Novembre 2020 mais vos signatures donnant du poids au dossier de l’ enquête publique en cours, n’ hésitez pas à la signer avant cette date.


[1missions régionales d’autorité environnementale

[2jour où le premier coup de pelle sera donné, prévu entre le 25 octobre et le 30 novembre.

[3le Collectif « A PAS DE LOUTRE », l’association LE COMITE ECOLOGIQUE ARIEGEOIS, l’association LE CHABOT, l’association NATURE EN OCCITANIE (NEO), la fédération régionale, FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT MIDI-PYRENEES.

[4Missions régionales d’autorité environnementale

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