Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. (Pierre Rabhi 21 avril 2020)

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vendredi 25 juin 2021

EPR 2 : la fuite en avant d’EDF ; y a-t-il un pilote dans l’avion du nucléaire ?

Cet article devient un article-blog sur le nucléaire dans le monde, en France et particulièrement à Golfech qui nous impacterait violemment en cas d’accident..

MàJ 25/06/2021 - Communiqué de "Observatoire du nucléaire" :

Alors qu’elle se montre incapable de mener à bien la construction du réacteur EPR, en chantier sans fin à Flamanville (Manche) depuis 2008, la direction d’EDF aurait néanmoins décidé, selon les informations publiées ce jour par le média Contexte(*), de dépenser des centaines de millions d’euros pour lancer la construction de réacteurs dits "EPR2".

Pourtant, bien que farouchement pronucléaire, le Président Macron a déclaré à plusieurs reprises qu’il fallait que l’EPR de Flamanville fonctionne avant toute décision de construire d’autres réacteurs. Mais il est très probable que M. Macron soit parfaitement informé et complice de la fuite en avant de la direction d’EDF.

Comme elle l’a souvent fait par le passé, méprisant la démocratie et les intérêts de la population française, la direction d’EDF entend user de la politique du fait accompli : il s’agit de dépenser des centaines de milliards en commençant un ou plusieurs chantiers de réacteurs "EPR2" pour affirmer ensuite que "le coup est parti" et que l’on ne saurait stopper un programme déjà lancé… sous peine de gaspiller des centaines de milliards.

Or, c’est précisément en construisant des réacteurs nucléaires qu’EDF gaspille des sommes astronomiques, comme l’a d’ailleurs fait auparavant Areva qui a fait faillite en particulier du fait du désastre industriel du chantier EPR de Finlande (commencé en 2005, il devait entrer en service en 2009… mais n’est toujours pas terminé !).

EDF prétendait maîtriser la construction de l’EPR en tenant compte des déboires d’Areva en Finlande, mais le chantier de Flamanville est lui aussi totalement catastrophique. Alors comment croire que, miraculeusement, EDF serait capable de construire des réacteurs EPR, qui plus est modifiés (d’où le concept d’ "EPR2") ?

Bien sûr, du point de vue antinucléaire, il est rassurant de pouvoir compter sur l’incompétence et l’incapacité manifeste d’EDF à construire des réacteurs nucléaires, mais il est injustifiable que soient ainsi gaspillés des sommes inouïes qui seraient tellement utiles dans les plans d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

Au contraire, avec ses projets nucléaires délirants, la direction d’EDF emmène directement l’entreprise vers la faillite et, comme c’est le cas pour Areva (renommée Orano), ce sont les citoyens qui compensent ces pertes abyssales. Si ce programme "EPR2" n’est pas stoppé au plus vite, il aboutira à un nouveau désastre industriel et financier.

La moindre des choses de la part du Président de la République actuel, à supposer qu’il ait une conception correcte de la démocratie, est qu’il interdise à la direction d’EDF (qui est une entreprise à capitaux d’Etat à 85%) de lancer ce nouveau programme nucléaire avant l’éventuelle mise en service de l’EPR de Flamanville.

Mais bien entendu, la meilleure décision serait d’annuler tous les projets de nouveaux réacteurs et d’engager immédiatement la fermeture rapide des 56 réacteurs qui menacent chaque jour la vie des Français et de la majorité des Européens, produisant des déchets radioactifs pour lesquels n’existe aucune solution et servant de prétexte à une répression totalitaire contre les citoyens qui s’opposent à leur enfouissement (projet Cigéo à Bure, dans la Meuse).


21/02/2020 - Tarn-et-Garonne : nouvel incident déclaré à la centrale nucléaire de Golfech. C’est le premier de l’année, un incident technique sur la position des grappes de commandes du second réacteur de la centrale nucléaire de Golfech, a obligé la direction à signaler un événement de niveau 1 à l’autorité de sûreté nucléaire (ASN). Depuis plusieurs mois, le site nucléaire tarn-et-garonnais est dans le collimateur du gendarme du nucléaire, le nombre d’incidents techniques obligeant parfois à l’arrêt des réacteurs s’étant multipliés en 2018. La suite ici dans LDDM.


12/02/2020 - On a frôlé la catastrophe à Golfech en octobre 2019.

Un banal oubli lors de la maintenance d’un réacteur nucléaire de la centrale de Golfech, dans le sud-ouest de la France, a rapproché dangereusement l’installation « d’une situation d’accident ». Un incident qui aurait pu mal tourner dans une centrale nucléaire pointée du doigt pour son laxisme.

Comme tous les 18 mois, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) doit renouveler un tiers de son combustible. Mais une cascade d’erreurs va engendrer des défaillances importantes de sûreté qui auraient pu affecter le refroidissement du combustible nucléaire. Il faudra une journée entière aux équipes d’EDF pour s’en rendre compte et réagir.

Voici dans quel contexte l’incident s’est déroulé :
Journal de l’Energie


Centrale nucléaire : en 2019, 33 incidents ont été déclarés à Golfech. Voir LDDM


(03/03/2018) par les Amis de la Terre MP :
Dimanche après midi, 4 mars venez à 14h devant la centrale de Golfech re-re-re-re-dire que le nucléaire est sale et que vous n’en voulez pas... avec Kolin Kobayashi notre copain japonais qui viendra faire le point sur Fukushima.

Golfech, si loin, si près (à la vitesse des radiations) !


Suite à "l’incident" de la centrale (voir ci-dessous), plusieurs associations [1] portent plainte contre EDF. Pourquoi ?
Le CEA était parmi les associations présentes.

Des questions sans réponse

- 28 novembre 2016

À ce stade, EDF n’a apporté aucune précision sur des faits pourtant d’intérêt public :

  • Quelle est la cause de ce rejet ? S’agit-il d’une erreur humaine ? D’un dysfonctionnement de l’installation de traitement ? Faut-il faire un lien avec un problème évoqué en septembre par des représentants de la centrale devant des membres de la Commission Locale d’Information, à savoir une gaine de combustible nucléaire endommagée qui contamine l’eau du circuit primaire ?
  • Quel était le niveau de radioactivité dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires lors de l’intervention sur l’installation à l’origine de ce rejet ?
  • Quels ont été les gaz radioactifs rejetés ?
  • Enfin, pour quelle raison EDF a-t-elle dissimulé ce rejet si longtemps ?

Pour que ce rejet radioactif ne reste pas impuni, et afin que le Parquet puisse commencer une enquête, 9 associations portent plainte aujourd’hui contre EDF.
Un point presse se tiendra le 1er décembre juste avant l’assemblée générale publique de la CLI de Golfech, vers 19h30 devant la salle de réunion (82400, Pommevic).

Consulter la plainte <http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/plainte_rsn_golfech_281116-2.pdf>


Les faits :

Un incident est intervenu le 19 octobre à la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. EDF ne l’a révélé que 5 jours plus tard...

EDF évoque un « événement significatif pour l’environnement ». Dans un communiqué publié ce lundi 24 octobre, le producteur et distributeur d’électricité a révélé un incident survenu le 19 octobre à la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. Pendant deux minutes, l’un des deux réacteurs a libéré des rejets radioactifs dans l’atmosphère supérieurs à la limite autorisée. Mais « Aucun impact sur l’environnement ni pour le personnel du site » n’a été détecté déclare le gestionnaire.

« Une alarme, située en salle de commande, confirme que le seuil réglementaire de rejet à la cheminée (fixé à 4 MBq/m3) a été dépassé », lors d’une intervention dans un bâtiment de l’unité de production numéro 1, indique le texte. L’opération en cours a été « immédiatement arrêtée », selon EDF. D’après l’entreprise, « ce dépassement de seuil a duré deux minutes et les balises de surveillance de l’environnement situées en zone nucléaire et autour de la centrale n’ont détecté aucun impact sur l’environnement ni pour le personnel du site. »

Par ailleurs, EDF indique avoir fait une déclaration à l’Autorité de sûreté nucléaire <http://www.asn.fr/> et à la Commission locale d’information le 21 octobre, soit le surlendemain de l’incident.


Envoyé par Amis de la Terre MP :
Hubert CROS : Le calcul le plus pédagogique que je puisse exposer :

L’alarme indique un dépassement de la limite autorisée pendant 2 minutes, durée relativement brève à l’échelle de l’année.

L’équipement qui cumule le volume émis indique 0.3% du total annuel.

Ces nombres, petits, ne disent rien de la gravité du dépassement.
L’année dure environ 500.000 minutes et correspond à 100% autorisé.
On divise par 100 : 5.000 minutes correspondent à 1% relâché, donc 500 minutes c’est 0.1% relâché.
En temps normal pour relâcher 0.3%, il s’écoule donc 1500 minutes. Si on lâchait cette quantité en une minute cela signifierait un débit 1500 fois plus important que le débit maximal autorisé.

Si cela à duré 2 minutes alors il faut deux fois moins de débit soit en moyenne sur 2 minutes un débit 750 fois plus élevé que le débit maximal autorisé.

Il est vraisemblable que le débit de la "sur-fuite" n’était pas constant, par moment plus faible, à d’autres plus intense. Cela fait près de trois ordres de grandeur et l’équipement de mesure peut très bien saturer et ne plus mesurer correctement le dépassement. Dans le cadre de la transparence, il faudrait se faire communiquer les données qui garantiraient que la mesure a été possible.
------------------------------------------------------------------------------------------Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, L’Association Françaises des Malades de la Tyroïde, le Réseau Sortir du Nucléaire, la CRIRAD..etc..
Étudient un dépôt de plainte


Le constat de l’ASN


Le nucléaire est d’autant moins sûr que l’autorité qui la gère (dont EDF) ne publie pas les données en toute transparence !
Le CEA appuie toutes les demandes pour diminuer l’apport du nucléaire dans le mix énergétique jusqu’à la fermeture de toutes les centrales nucléaires.


[1Réseau "Sortir du nucléaire", France Nature Environnement, Stop Golfech-VSDNG, Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, FNE 82, Sortir du nucléaire 82, SEPANLOG, France Nature Environnement Midi-Pyrénées, Association Française des Malades de la Thyroïde, le CEA

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