Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. (Pierre Rabhi 21 avril 2020)

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samedi 21 mai 2022

Photovoltaïque : pourquoi, comment, où ?

Cet article devient le blog du photovoltaïque : pourquoi, comment, où ? Infos locales.

L’énergie électrique venant de la lumière, du soleil, voilà une technologie de plus en plus appréciée, utilisée, nous rendant même autonomes parfois. Avec un sentiment écolo puisqu’il n’y a pas de pollution apparente ni de déchets...

Évidemment, vous vous en doutez, dans ce bas monde on n’a rien de positif qui n’entraîne une contre-partie négative : en effet cette technologie est très gourmande en matériaux et terres rares. Et leur exploitation est très perturbante et polluante dans leurs milieux d’extraction. Comme pour les téléphones cellulaires, il faut se rappeler que la pollution est surtout en amont...
Sans compter que, localement, les humains n’utilisent pas le photovoltaïque uniquement pour leur domicile ou les usages courants mais sur de grandes surfaces et souvent là où l’installation est aisée et ne demande pas d’investissement financier trop important : les surfaces agricoles ! Aux dépends de cultures vivrières... Il s’agit surtout des investisseurs financiers qui se lancent dans les méga-parcs photovoltaïques pour un rendement financier maximum sans se soucier des désordres occasionnés. Avec l’arrogance écologique de ceux qui prétendent préserver l’environnement, en plus.

Alors ?

France Nature Environnement - Midi Pyrénées (FNE-MP) dont le CEA fait partie, propose ces pistes de réflexion ou carrément de refus dans certaines configurations.

L’article :

Confrontée aux questions posées par le développement du photovoltaïque et plus particulièrement à la multiplication de projets sur sols agricoles, forestiers et naturels :

FNE MP souhaite que, pour limiter les conflits d’usage des sols et préserver la biodiversité, l’implantation du photovoltaïque se réalise et soit encouragée uniquement sur les réserves foncières considérables, à moindres enjeux environnementaux, que sont : toitures et façades des bâtiments résidentiels, publics, agricoles et tertiaires, parkings et ombrières, friches industrielles (certaines friches pouvant toutefois présenter un grand intérêt écologique), sites et sols pollués, mais aussi, réseau de transport, tranchées routières ou ferroviaires, gares ferroviaires, zones d’activité économique, etc, dont les potentiels sont suffisants pour assurer les objectifs de production photovoltaïque en Occitanie ;

FNE MP s’interroge sur le fait que, malgré une problématique particulièrement marquée en Occitanie, d’artificialisation des sols et d’érosion de la biodiversité, de nombreux projets visent des zones naturelles, agricoles et forestières ;

FNE MP alerte sur cette situation, d’autant plus problématique qu’aucune statistique ni aucun observatoire n’ont été mis en place pour documenter la nature des terrains choisis, ni pour maîtriser cette tendance, ni pour mesurer d’une manière indépendante ses impacts environnementaux, sociaux et économiques ;

FNE MP tient à rappeler la vocation première, nourricière, de l’activité agricole et les véritables services agronomiques de l’agroécologie, notamment en matière d’atténuation climatique, d’amélioration des sols, de biodiversité et de production agricole ;

FNE MP affirme qu’une conception systémique de la transition écologique doit permettre d’éviter qu’un impératif énergétique ne vienne imposer un modèle d’agriculture. La notion d’ « agrivoltaïsme » que nous récusons, entre en contradiction avec les démarches de transition écologique dans le monde agricole, la recherche, les circuits alimentaires, impliquant des rapports renouvelés avec la terre nourricière, l’eau, la biodiversité et les paysages, et de nouveaux types de relations entre ces divers acteurs ;

L’« agrivoltaïque » présenté dans le récent rapport de l’ADEME comme une opportunité s’inscrit dans la liste des trop nombreuses injonctions faites au monde agricole, dont celle de produire de l’énergie. De nombreux agriculteurs et agricultrices se tournent vers l’agriculture paysanne, l’agroécologie et le bio ; ils y trouvent un sens à leur métier et une raison de confiance dans l’avenir. En faire des « énergiculteurs », c’est vouloir les rendre dépendants d’une technologie, de tout un système industriel et de risques, notamment financiers, pour leur avenir.

Conserver les terres agricoles c’est garantir leur vocation nourricière. Préserver les terres naturelles et forestières, c’est permettre à la biodiversité de s’épanouir et réduire les risques environnementaux. On génère ainsi des bénéfices pour la santé physique et mentale des agricultrices et agriculteurs comme de l’ensemble de la population. Ces espaces et les rapports que nous entretenons avec eux, nourrissent notre culture et font partie de notre patrimoine commun.

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