Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

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mercredi 6 décembre 2023

Atteinte à la liberté de réunion des associations environnementales : le procès en appel relaxe les prévenus

Le fil d’informations liées à l’agression des associations réunies ce jour-là

Le 29 novembre 2022, le verdict contre les 6 responsables de la contre-manifestation agressive du 5 mai 2018 délivre les associations environnementales de la couche de haine et d’agressivité répandue sur nous ce jour-là.
Ces "responsables" et leurs organismes ont été reconnus coupables. Et les sanctions à leur encontre, sont à la hauteur de l’énormité de leurs actes : 3 mois de prison avec sursis, et des pénalités financières pour les responsables et pour leur organisme respectif.
Bien que faisant appel de ce jugement, ces "autorités" départementales feraient bien d’écouter leur conscience et leur raison pour se rendre compte qu’ils sont allés trop loin et que chacun, en République, a un droit imprescriptible d’opinion et une liberté de la dire publiquement et pacifiquement.

Le procès en appel vient d’émettre le délibéré : les accusés sont relaxés... Ci-dessous le communiqué de presse des associations victimes en cause.

MàJ du 6 décembre 2023 - (Communiqué de presse des associations à la suite de la relaxe des prévenu.e.s)

CP des associations environnement / jugement cour d’appel Toulouse / affaire La Bastide De Sérou

Vers un recul de la démocratie en Ariège ?

Pour les associations victimes de la manifestation violente du 5 mai 2018 à La Bastide-de-Sérou, la décision de la Cour d’Appel de Toulouse de relaxer purement et simplement les six prévenus condamnés en première instance à Foix est incompréhensible du point de vue du droit et porteuse de danger pour la paix sociale et même pour les personnes.

Ils échappent à trois mois de prison avec sursis, aux 500 euros d’amende et aux 5 000 euros de dommages et intérêts pour chacune des associations plaignantes.

En première instance, la décision du Tribunal de Foix, très motivée, avait pris en compte la matérialité des faits qui ne faisaient aucun doute, de même que l’intention de nuire aux associations environnementales, clamée en public le 5 mai 2018 par les prévenus.
Ce faisant, elle portait le message fort d’une inacceptable violence portant atteinte à la liberté d’expression et de réunion associative.

A l’inverse, ce jugement d’appel envoie un message inquiétant car les associations et leurs adhérents font régulièrement l’objet de ce genre d’intimidations et d’obstructions, toujours de la part des mêmes organisations, sans que celles-ci et leurs responsables ne soient jamais condamnés. Rappelons que les jeunes participants à cette manifestation, excités et chauffés à blanc par les organisateurs, qui ont ce jour-là commis des agressions sur des militants environnementalistes, ont bien été condamnés, eux, tandis que les vrais responsables s’en tirent à bon compte.

Nous sommes choqués de la décision du juge d’appel qui n’a tenu aucun compte des motivations du premier jugement et des réquisitions de deux procureurs. Messieurs Lacube et Fernandez avouent eux même aujourd’hui qu’ils n’étaient pas si tranquilles que ça devant la justice, et pour cause...

Au terme de cette procédure, soit ils s’estimeront confortés dans leur radicalité et c’est la démocratie qui aura d’autant plus reculé, soit ils s’en souviendront et nous pourrons espérer que tous les sujets pourraient être abordés en Ariège avec beaucoup plus de sérénité et respect.

D’autre part, nous apprenons que le dossier n’est pas clos puisque Monsieur le Procureur de la République auprès de la cour d’appel de Toulouse, seul habilité à le faire, se pourvoi en cassation de ce jugement.


25 septembre 2023 - (Communiqué de presse des associations)
Le communiqué commun officiel :https://www.fne-midipyrenees.fr/2023/09/25/atteinte-a-la-liberte-de-reunion-des-associations-environnementales-le-proces-en-appel-se-tiendra-ce-jeudi-28-septembre-2023/

Après de nombreux actes violents perpétrés par des dirigeants et adhérents de syndicats et associations ariégeoises en marge d’un événement pacifique organisé par nos 6 organisations environnementales à LABASTIDE-DE-SEROU le 5 mai 2018, le tribunal correctionnel de FOIX avait fermement condamné les prévenus. Ce comportement n’avait malheureusement pas empêché de nouvelles menaces à l’égard d’un dirigeant associatif de ce département seulement 2 jours après ce jugement. Ce jeudi, se tiendra l’audience correctionnelle devant la cour d’appel de TOULOUSE qui examinera à nouveau ce délit d’entrave concertée à la liberté de réunion. Retour sur l’enjeu de ce procès.

Une violence récurrente à l’égard des associations environnementales

Malgré des actions désintéressées en faveur de l’intérêt général, nos associations, qui bénéficient par ailleurs d’agréments de protection de l’environnement délivrés par les préfets, font régulièrement l’objet d’actes d’intimidations, de violences physiques et/ou verbales.
Récemment encore en février 2023, FNE Midi-Pyrénées a été victime des agissements de la FDSEA 31 qui, aux frais des citoyens et sans conséquences pour elle et ses dirigeants, se permet d’abandonner des tonnes de déchets, d’insulter un salarié et d’envoyer des projectiles.
Pire encore, 2 jours après le jugement condamnant les dirigeants pour les faits survenus à LABASTIDE-DE-SEROU, le Président de l’association APRA Le Chabot retrouvait à l’entrée de sa maison, un monceau de fumier, des barres de fer, palettes, tête de sanglier, avec une banderole indiquant « tu veux la merde tu vas la trouver », « offert par la ruralité ».

Jean-Pierre DELORME, co-président du Comité Ecologique Ariégeois, précise à ce propos :
« Et pourtant, les associations victimes ont appelé à plusieurs reprises au dialogue pour clarifier les positions de chacun avec comme objectif d’envisager parfois des solutions environnementales alternatives. Il est à regretter l’influence négative et intolérante de responsables d’organisations professionnelles auprès de la population du milieu agricole, qui invoquent systématiquement un refus à toute discussion prétextant ne pas reconnaître la légitimité d’individus non natifs de ce milieu et plus généralement de leur territoire. »

Un soutien d’élu.e.s qui encourage ces comportements inacceptables

Au-delà de la lâcheté de ceux qui ont perpétré cet acte, se pose la question du soutien inconditionnel de nombreux élu.e.s mais aussi l’attentisme de l’Etat lorsque ces actions sont commises. Pour Cécile ARGENTIN, Présidente de FNE Midi-Pyrénées :
« En cautionnant des actes illégaux, ils discréditent l’exercice de la justice et les lois de la République. En prenant partie pour une partie de la population, ils s’écartent de leur rôle de représentation de l’ensemble des citoyens sur leur territoire, ils affaiblissent la cohésion sociale. En approuvant des comportements délictueux, ils incitent à leur répétition, on le constate une fois de plus, malheureusement. Attiser les haines, favoriser les dissensions sans aucune considération pour l’ensemble des citoyens qu’ils sont censés représenter sur leur territoire est paradoxal et représente une grave dérive de la démocratie »

La cour d’appel appelée à confirmer l’entrave concertée à la liberté de réunion

Dans le jugement du 29 novembre 2022 du tribunal correctionnel de FOIX, tous les prévenus ont été condamnés à des peines de 3 mois de prison avec sursis et de 500 euros d’amende, ainsi que 2000 euros d’amende par organisation responsable. Cette décision particulièrement motivée et allant au-delà des réquisitions, soulignait avec force que :
« Se prévaloir de l’exercice d’une autre liberté protégée, comme ici celle de manifester ou celle d’expression, ne permet pas d’exonérer les responsables, dès lors que les conditions de l’entrave, de la concertation et des moyens de celles-ci sont réunies.
Dans le cas présent, on est au-delà de la confrontation démocratique car les organisateurs et les participants avaient non seulement la volonté d’exprimer leur opposition mais aussi la volonté et l’objectif (couronné de succès) que la réunion qu’ils considéraient illégitime puisse se tenir. Il ne peut y avoir de confrontation démocratique si on considère par principe que l’exercice par l’Autre de sa liberté fondamentale est illégitime. »

De fait, l’enjeu de ce procès concerne bel et bien la liberté d’expression, et la censure de cette dernière par la force et l’intimidation, trop souvent pratiquée en toute impunité par certains acteurs, en particulier dans ce département.


Etat de siège à Labastide de Sérou ?

MàJ du 1 décembre 2022 - Après l’issue du jugement, ce 29 novembre, les associations unanimes sont fières de vous annoncer que la liberté d’expression et d’information est encore une valeur défendue par la justice de notre pays et on doit le signaler. A cette occasion, les associations victimes de la fédération des chasseurs et des divers syndicats agricoles de la FNSEA ont été lavées des injures, agressions et haine du 5 mai 2018 à La Bastide de Sérou.

Communiqué commun après le verdict du 29 novembre

Rappel des faits en vidéo : https://youtu.be/Pwbn00MuDXg

Communiqué commun :

Manifestation violente à LABASTIDE-DE-SEROU en mai 2018 contre nos associations : le tribunal de FOIX condamne fermement les responsables des atteintes à nos libertés


MàJ du 24 octobre 2022 - Communiqué commun des associations environnementales :

Communiqué de Presse des associations APNE

Ce procès de six responsables des organisations à l’origine de la manifestation violente du 5 mai 2018 à La Bastide de Sérou (l’ASPAP*, la FDSEA 09*, les JA 09*et la FDC 09*) qui a donné lieu à une plainte des associations environnementales, ne concerne en réalité ni l’ours, ni « la ruralité » comme voulaient le faire croire les prévenus, mais bel et bien les droits élémentaires de liberté d’opinion, d’expression, et de réunion publique inhérents à toute démocratie.

C’est ce qu’a retenu le Procureur de la République à l’adresse des prévenus qui n’ont exprimé aucun regret et se sont montrés toujours prêts à en découdre. Il s’est donc attaché à les mettre devant leurs responsabilités vis-à-vis des faits. Ainsi certains ont reconnu n’avoir même pas lu le tract de la rencontre du 5 mai 2018 tout en appelant à "lever les troupes" contre ! 500 euros d’amende, 2 mois de prison avec sursis pour délit d’entrave concerté avec menaces à la liberté de réunion, et infraction pour manifestation illégale faute de déclaration, ont été requis pour chacun. Le tribunal rendra sa décision le 29 novembre.

Ce jour-là, en empêchant par la force la rencontre du public avec les environnementalistes, il s’agissait de terroriser une partie de la population qui s’interroge à bon droit sur les conséquences des atteintes à l’environnement constatables en Ariège, preuve de la volonté permanente des organisations mises en cause d’étouffer cette expression bien légitime.

Que des personnalités politiques au niveau local et régional aient affiché publiquement à l’occasion de ce procès, leur soutien à de tels agissements, contraires aux valeurs de la République qu’ils sont pourtant censés promouvoir, a de quoi choquer les citoyens.
Et pourtant des voies bien plus apaisées seraient possibles. Les associations environnementales ariégeoises, le Comité Ecologique Ariégeois et l’association de protection des rivières ariégeoises le Chabot, organisatrices de la rencontre du 5 mai 2018 avec la population, avaient ensuite sollicité la médiation de la Préfète pour organiser les rencontres nécessaires pour échanger sur les divergences entre les différents acteurs du territoire. Cette demande est restée à ce jour sansréponse.

Cependant, côté associatif, la porte du dialogue demeure ouverte. En effet, les invectives et la violence ne sont pas un gage d’avenir face aux enjeux environnementaux et sociaux qui nous attendent tous sur ce territoire et bien au-delà.
*ASPAP : Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Ariège-Pyrénées
FDSEA 09 : Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles d’Ariège
JA 09 : Jeunes agriculteurs de l’Ariège
FDC O9 : Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège
Contacts presse : Jean Pierre Delorme 06 77 49 11 32 ; Henri Delrieu 05 61 05 32 17.


MàJ du 21 octobre 2022 Communiqué de la Députée Bénédicte Taurine.
Extrait : On tente d’opposer les Ariégeoises, les Ariégeois entre eux : je ne l’accepte pas et ceux qui jettent de l’huile sur le feu sont irresponsables. Si j’ai été élue c’est aussi pour être force de proposition et concernant la ruralité dans son ensemble et l’Ariège en particulier, les potentialités sont énormes sur tant de sujets. Rien ne se fera dans la caricature, la posture et la manipulation. C’est autour de la table, par l’intelligence collective que les solutions surgissent. L’avenir est ouvert et optimiste pour celles et ceux qui le veulent et personne n’a à en être exclu. L’Ariège est bien assez grande pour que chacune et chacun ait sa place ».
La totalité du communiqué : https://benedictetaurine.wordpress.com/2022/10/20/mardi-18-octobre/#more-3708


MàJ du 19 octobre 2022- Les réquisitions du Procureur sont posées mais les condamnations seront officialisées le 29 novembre.
Le procureur a requis contre chacun des prévenus 500 euros d’amende (!), deux mois (!) de prison avec sursis et un stage de citoyenneté (!). Il a également requis des amendes contre leurs quatre organisations, l’association anti-ours ASPAP, la FDSEA, les JA et la fédération des chasseurs.
La décision a été mise en délibéré au 29 novembre.

Le Figaro

...les réquisitions du procureur, qui se sont élevées à deux mois de prison avec sursis, 500 euros d’amende pour chaque prévenu ainsi que 1 500 euros dont 750 avec sursis pour les personnes morales, les associations citées comme personne morale. La parole a été donnée à la défense puis aux prévenus. La décision a, enfin, été mise en délibéré au 29 novembre 2022 à 14 heures.

La Dépêche

Procès des responsables agricoles en Ariège : pour le procureur, "il n’a jamais été question du procès de la ruralité"
 La Dépêche

Ariège : deux mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende requis contre plusieurs dirigeants agricoles
La Dépêche

Les articles/abonnés de La Dépêche pourront être envoyés à titre individuel sur demande à contact@cea09ecologie.org

Le Canard Enchaîné fait une liste des accidents de chasse de cette ouverture et enchaîne sur le procès du 18 octobre. Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

Le canard n’a pas pu mentionner cet "incident" intervenu le 17 octobre en Haute Savoie :
Haute-Savoie : la balle d’un chasseur finit à deux mètres d’un enfant de trois ans

La Confédération Paysanne communique à l’occasion du procès du 18 octobre.

La Confédération Paysanne et la journée du 18 octobre

Extrait : Nous voulons dire à tous les citoyens qu’il existe aussi des ruraux et des paysans respectueux de leur environnement, des animaux, sauvages et domestiques et surtout des femmes et des hommes qui composent notre société. La Confédération Paysanne fait le pari d’une ruralité qui se réinvente, avec les hommes et les femmes qui y vivent et y travaillent, d’une ruralité qui tisse du lien, d’une ruralité forte de ses savoir-faire et de sa culture, tournée vers l’avenir pour, en intelligence collective et dans le respect, proposer de nouveaux modèles face aux enjeux sociaux, économiques, climatiques et environnementaux que nous vivons.

Mais revenons à la journée du 18 octobre par le média local d’une complaisance rare à l’égard des trublions :
Procès du 18 octobre : relaxe ou amende pour les prévenus ? - La Gazette Ariègeoise

Faites-vous une idée par vous-même quand on dit que ce média est une caisse de résonance pour les gérants de l’Ariège et on ne cite pas de noms, ils sont tous dans l’article ci-dessous :
La « grande famille de la ruralité » réunie à Foix - La Gazette Ariègeoise


MàJ du 12 octobre 2022 - Eh bien voilà, nous allons enfin avoir ce procès tant attendu des "responsables" des formations qui nous ont agressées, harcelées, bloquées le 5 mai 2018 à La Bastide de Sérou (LBDS).
Pour rappel, les associations environnementales avaient organisé ce jour-là, un État des Lieux de l’Environnement en Ariège et beaucoup de monde avaient décidé de venir. Quelle surprise en arrivant à LBDS de voir le village en état de siège, la salle de réunion bloquée, les CRS en état de guerre et une foule agressive et vociférante autour de tout cela !

Cet article faisant office de blog, vous pourrez suivre les évènements en remontant (redescendant) au début de l’article ci-dessous.

Au lieu de reconnaître l’exagération de cette manifestation, et nous aurions accepté cette contrition, voilà que les mêmes organisations s’apprêtent, d’après leurs déclarations, à faire de la ville de Foix ce 18 octobre une ville morte pour une manifestation de force qui, d’après eux, sera organisée pour soutenir les 6 prévenus et donc faire pression sur la justice française.

Curieuse vision de la démocratie ! En effet, était-ce démocratique la première fois, d’empêcher la tenue d’une assemblée pacifique et ouverte à qui voulait, acceptée par la Préfecture et le village de La Bastide ?
Est-ce à nouveau démocratique de vouloir peser sur le déroulement d’un procès local par une manifestation de force minutieusement préparée, à caractère national ?

NON !!!

Com. de presse APNE pour le procès du 18 octobre

Alors, évidemment, le mot d’ordre est malin : "pour défendre la ruralité" disent-ils !

Dans notre Ariège qui est foncièrement rurale, les ruraux ne sont pas tous chasseurs, éleveurs, agriculteurs. Beaucoup de ruraux ne se reconnaîtront pas dans ce déferlement anarchique pour "les" défendre (paraît-il). Et beaucoup d’autres chasseurs, éleveurs, agriculteurs savent que nos associations environnementales ne sont pas contre eux, loin de là ! Grâce à un dialogue permanent entre nos divers points-de-vue, nous aurions pu, c’est ce que nous avions proposé à l’issue du 5 mai, comprendre les intérêts et les contraintes des uns et des autres...

Mais aucun représentant des organisations en cause n’a daigné nous répondre pour parler de ces sujets... Pourquoi ? On n’ose pas s’avancer sur leurs raisons tant elles doivent être perverties par la politique, la paresse de se remettre en question, les intérêts à court-terme et les lobbies qui défendent leur pré-carré.

Mais nous sommes sûrs que les vrais gens de la terre et de la nature, les véritables connaisseurs de la ruralité, celles et ceux qui ont véritablement conscience de ce qu’est notre rapport à la terre, l’air, l’eau, le soleil, sont offusqués de ces actions "contre-nature" organisées par des fédérations, syndicats, chambres consulaires instrumentalisant les peurs sociétales actuelles pour leur propres intérêts à court terme.

màJ du 13 octobre :

Les Associations parties civiles ne comptent pas organiser de rassemblements à Foix ce jour-là par mesure de sagesse. Mais nous serons présents dans la salle d’audience autant qu’il sera possible selon les préconisations du tribunal. Des listes d’adhérents candidats par association sont déjà établies pour assister au procès.

***

màj du 17 octobre : nos adhérents sont outrés de l’hypocrisie des organismes mis en cause dans le procès, surtout ceux qui étaient présents le 5 mai 2018. Exemples reçus :

*

Une fois de plus, c’est la violence qui règne. Nous avons à faire à des
individus contrôlés qui sont soutenus pas des organisations qui ne vivent
qu’avec l’argent du contribuable. Alors que nous crevons des pesticides qui
polluent l’environnement, ces mêmes manifestants sont heureux d’engranger
de l’argent à cours terme pour continuer à détruire l’avenir de nos
enfants et des leurs.
Quand on voit des élus qui soutiennent de tels
faits, c’est à vomir.

*

** PROCES D’AUJOURD’HUI **
Bonjour. Je suis bien sûr de tout cœur avec vous. Je pense
qu’effectivement il est inutile de se mettre dans la gueule du loup ! Je
fais confiance à l’avocat et aux représentants d’assos pour défendre
notre point de vue. Les agriculteurs et les chasseurs ont le droit de
manifester pour les problèmes qui LES concernent mais pas de se servir de
nous comme bouc émissaire et de se tromper d’ennemis.
Bon courage. J’ai
hâte connaitre le résultat. Cordiales salutations.

*

Pays de l’ours-Adet nous envoie son soutien : Non, “défendre la ruralité” n’autorise pas à agresser les associations de protection de la Nature ! Lire le communiqué
­

Nous reviendrons sur ce dossier prochainement.


MàJ du 20 avril 2022 - Les 6 prévenus responsables du déferlement de violence et de haine du 5 mai 2018 à La Bastide de Sérou, se sont vus signifier hier (19 avril) au tribunal de Foix le report de l’audience au 18 octobre 2022. Il s’agit de Clémence Biard, Philippe Lacube, Rémi Toulis, Jean-Luc Fernandez, Jean-Pierre Mirouze et Cédric Munoz.
Le CEA était aussi là pour représenter les associations DAME, FERUS, FNE-MP, Apra Le Chabot et le CEA.

Nous faisons remarquer aux rédacteurs de la Dépêche du Midi que l’article intitulé Procès de la ruralité.... est un abus de langage. Qui peut faire le procès de la ruralité ? La ruralité est un état pas une action. Alors que les actions des "responsables" de la journée du 5 mai 2018, elles, peuvent se voir infliger un procès.
Un 2ème article (premier en date) intitulé "le procès de La Bastide-de-Sérou..." est tout aussi abusif. La Bastide de Sérou n’est nullement responsable des actions du 5 mai même si l’ancien maire qui nous avait loué la salle sans problème, s’est retrouvé par la suite aux côtés des "assaillants".
On sent bien la gêne du journal quotidien pour couvrir ces évènements...


MàJ du 16 avril 2022. On a appris que l’audience du procès de 6 "responsables" du monde rural pour entrave concertée et avec menace à l’exercice de la liberté de réunion, est reportée au mois de septembre à une date non fixée.
Il fallait un peu s’y attendre à la veille d’un second tour électoral problématique...


MàJ du 30 mars 2022
19 avril 2022 prochain : Procès de 6 "responsables" du monde rural pour entrave concertée et avec menace à l’exercice de la liberté de réunion, suite à leur appel à manifester contre les associations de défense de l’environnement qui tenaient leur "État des lieux de l’Environnement en Ariège" le 5 mai 2018 (voir dans la suite de ce blog). Précisons que cette manifestation "du monde rural" avait été organisée sans avoir été déclarée en Préfecture.
Et quand on dit "appel à manifester" ce n’était pas seulement une manifestation normale qu’ils ont d’ailleurs appelée "contre-manifestation" alors que les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement étaient rassemblées en réunion publique à l’intérieur de locaux loués par la Mairie de la Bastide de Sérou et éloignés de la voie publique

Voyez dans ces deux vidéos un aperçu de la violence et des propos des manifestants qui s’adonnent ce jour-là à une incitation à la guerre civile ni plus ni moins. Et ça c’est grave ! :
https://www.youtube.com/watch?v=NlqX4XPwtVM

https://youtu.be/Pwbn00MuDXg

Alors, bien sûr, à l’heure où il faut se retrouver face aux conséquences judiciaires de ces conduites indéfendables d’appel à la haine, de menaces caractérisées et de manifestation de force hostile, la FDSEA et JA d’Ariège demandent de nouveau à leurs syndiqués de venir manifester à Foix ce même jour.

Ils n’ont rien retenu de cet épisode détestable anti-démocratique et veulent, de plus, intimider les juges, les élus locaux et la population.

Lu dans "Terre d’Ariège", organe de la chambre d’agriculture :
Le 19 avril, six représentants du monde rural devront faire face à la justice. Ensemble soutenons les !
Le 5 mai 2018, une quinzaine d’associations environnementalistes avait pris possession
(!!! notez le terme péjoratif alors que la salle avait été octroyée officiellement par le maire- NDLR) de la salle des fêtes de la Bastide-de-Sérou afin de dresser un “état des lieux de l’environnement” dans le département.

Face à ce rassemblement, le monde agricole et le monde rural s’étaient réunis au cours d’une manifestation pacifique (voir le pacifisme dans les diverses vidéos de cet épisode ! NDLR) pour faire opposition à ce rassemblement.
Signé FDSEA et JA

Gageons que les garants de la justice républicaine ne se laisseront pas facilement intimider par les hors-la-loi du 5 mai 2018.
Le CEA

Alors que les agriculteurs pensent qu’on les maltraite dans nos observations écologiques, plusieurs études de scientifiques toulousains recensent énormément de pesticides, insecticides et polluants plastiques dans nos montagnes et nos lacs ariégeois :
https://cea09ecologie.org/spip.php?breve858
https://cea09ecologie.org/spip.php?breve539
Ainsi que dans la nourriture : Que Choisir du 24 mars 2022

Pourquoi s’insurgent-ils contre nos alertes ? Ne devraient-ils pas se rebeller contre les techniciens, syndicats, industriels qui les poussent à utiliser ces produits qui nous empoisonnent tous et dont ils ne sont pas épargnés ?


12 mai 2018
Une adresse mail a été créée pour centraliser tout ce qui concerne cette journée. Plaintes, témoignages, bilans, commentaires … seront envoyés vers cette adresse (texte, images, vidéos…).
5mai2018labastide@gmail.com

Communiqué de presse des Associations et Collectifs organisateurs de la journée du 5 mai

5 mai : communiqué des associations environnementales participantes

Samedi 5 mai à La Bastide de Sérou, une quinzaine d’associations et collectifs de protection de la nature et de la qualité de vie en Ariège, organisaient une journée pour dresser un état des lieux de l’environnement de notre département. C’est ce même jour que l’ASPAP, la fédération de chasse, les syndicats professionnels agricoles ont choisi pour appeler leurs adhérents à une « contre-manifestation » sur les mêmes lieux qui s’est avérée extrêmement violente à la fois physiquement et dans les propos tenus....

(la suite dans le PDF ci-contre)


Tentative de dialogue

Malgré cette violence, nous avons accepté de recevoir les quatre représentants des manifestants qui ont voulu nous rencontrer et leur avons proposé un dialogue apaisé. Ci-contre le résumé de cet intermède.



Un aperçu de la violence et des propos des manifestants :
https://youtu.be/Pwbn00MuDXg


Dans Mediapart, un observateur a couvert l’évènement ICI
Dans LDDM, on relate l’agression de deux personnes par des chasseurs et le saccage de leur voiture ICI
Dans le blog de Michel Teychenné un article percutant sur ces évènements ICI
Europe Ecologie Les Verts dénonce également ces excès.
Le Député de l’Ariège Michel Larive réagit à ces évènements.
La Confédération Paysanne Ariège se désolidarise de la "contre manifestation" du 5 mai. Voir également la note en bas de page [1]

LDDM:Les organisateurs dénoncent des violences
Réaction_Député_M.Larive
Communiqué EELV Ariège -Etat des lieux-Labastide
Mise au point de la Conf09 au sujet du 5 mai
Athmosphère calme et attentive pour l’Etat des Lieux de l’environnement
Etat de siège à Labastide de Sérou ?
Barricades et troncs d’arbres ! Quand même !
Et tracteurs payés avec nos subventions

La vidéo de France 3 sur le sujet est visible sur cette page.

Vous voulez avoir un aperçu de l’état d’esprit des manifestants ? Voyez cette vidéo : https://youtu.be/NlqX4XPwtVM

Ainsi que cette page montrant l’acharnement contre deux personnes et le vandalisme sur leur véhicule.

Madame la Députée B. Taurine, a exprimé à l’Assemblée Nationale son effarement devant le comportement de la FDC de l’Ariège à son égard et a dénoncé également les comportements agressifs et dangereux des manifestants du 5 mai. ICI
(même si vous n’avez pas de compte Facebook, ce qui vous honore, vous devez outrepasser la demande de connexion ou d’inscription - par le bouton "Plus tard" - et vous aurez la page demandée)

Le Président du CD, Henri Nayrou, met, quant à lui, de l’huile sur le feu au sujet des évènements du 5 mai. Et il est très content de ce qui s’est passé. Dont acte !
(cliquer pour agrandir)

Après le 5 mai 2018, lettre aux élus ariégeois

Nous décidons de joindre chaque élu du département pour leur demander s’ils cautionnent ce qui s’est passé. PDF ci-contre
Le site Azinat décide de relayer l’intégralité de cette lettre : ICI




Suite à cette lettre ouverte, Henri Nayrou répond aux associations :
(cliquer pour agrandir)











Et les associations réagissent :

Lettre ouverte à Mr Nayrou

[1« La Confédération paysanne, qui s’est toujours illustrée par ses actions non violentes, tient à se désolidariser des insultes, intimidations et autres menaces proférées à l’encontre d’individus réunis pour partager et échanger sur leurs idées.

Comme nous l’avions annoncé par communiqué de presse, notre syndicat n’appelait pas à participer à la « contre-manifestation » organisée par une partie du monde rural. La Confédération paysanne exprimait dans ce communiqué de presse et lors de la conférence de presse du 5 mai à la Bastide, son incompréhension de la participation à cet état des lieux des atteintes à l’environnement en Ariège de trois associations, à savoir Férus, l’Adet et L214.

Mais il est bien entendu que le fait d’être choqué ne remet pas en cause la liberté de penser, de se réunir et de s’exprimer, à laquelle nous sommes fortement attachés ! Syndicalistes responsables, nous ne pouvons cautionner des propos démagogiques aux relents nauséabonds » écrit notamment David Eychenne, porte-parole de la Confédération paysanne en Ariège.

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