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Un livre à recommander : "Devenir Gardiens de la Nature"

mercredi 3 août 2022

Et ce livre est écrit par une adhérente du CEA ce qui nous le rend encore plus cher. Extrait de la fin du 1er chapitre :

« Pourquoi un récit initiatique ? À la recherche d’un autre modèle de militantisme, plus holistique, je suis partie de Paris en février 2018 avec l’envie de découvrir d’autres manières de m’engager pour la nature. Sur les traces de l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano, auteur de l’ouvrage Les Veines ouvertes de l’Amérique latine, dans lequel il relate l’histoire d’un continent façonné dans la boue et le sang par la colonisation européenne et les entreprises minières, je suis allée constater de mes yeux les séquelles de cette prédation et les conséquences structurelles politiques et économiques pour les populations locales et les écosystèmes.

Pour comprendre les défauts de notre société occidentale, je nous ai observés à travers les yeux des peuples autochtones de Guyane, j’ai vu les impacts de notre culture sur d’autres peuples et d’autres territoires. Malgré cela, ces peuples ont mis en place de formidables mécanismes de résilience pour protéger leurs structures sociales tournées vers la défense de l’intérêt général et la symbiose avec la nature. Ainsi, il m’a été donné de voir sous un nouvel angle, les impacts de la déconnexion de notre civilisation avec le vivant. Les projets d’exploitation minière comme Montagne d’or et les forages de Total ne sont en réalité que les symptômes d’un mal bien plus profond qui nous conduit aujourd’hui à une forme de suicide programmé. Témoin des carences de notre société et de nos lois incapables de protéger la nature, je dénonce l’appétit indécent de ces industriels qui se comportent en pillards et la duplicité de l’État, dont les agissements en coulisse montrent l’évidente complicité avec cette prédation décomplexée du monde vivant.

Profondément inspirée par cet apprentissage, je suis revenue à Paris où je tente désormais de faire émerger des propositions nouvelles, fruits d’une désobéissance créatrice et constructive pour imaginer une société dans laquelle la nature et ses gardiens et gardiennes peuvent s’émanciper et trouver leur place.
Aux côtés des membres de la Convention citoyenne pour le climat ou des élèves du programme de formation de la Wild Legal School que j’ai cofondée en 2019, j’observe comment la prise de conscience écologique fait émerger de nouveaux acteurs prêts à reconsidérer nos croyances et à désobéir pour faire respecter la jurisprudence et les lois de la nature. »
« En proposant de nouvelles normes respectueuses des mécanismes biologiques de nos écosystèmes, le droit peut nous permettre de sortir de l’Anthropocène et d’entrer dans le « Symbiocène », « une ère caractérisée par des émotions positives envers la Terre, une ère qui représente un avenir alternatif hautement souhaitable » comme la décrit le philosophe Glenn Albrecht.
Ainsi, être gardien et gardienne de la nature, c’est inventer une nouvelle gouvernance reposant sur la réciprocité et l’harmonie avec la communauté du vivant.

 

Extrait de
Les gardiens de la nature
Marine Calmet

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