Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

...Il apparaît, en effet, avec une clarté toujours plus aveuglante que ce ne sont ni la famine, ni les tremblements de terre, ni les microbes, ni le cancer, mais que c’est bel et bien l’homme qui constitue pour l’homme le plus grand des dangers... Le suprême danger qui menace aussi bien l’être individuel que les peuples pris dans leur ensemble, c’est le danger psychique. (Carl Gustav Jung - 1944 : "L’Homme à la découverte de son âme")

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En ski ou en raquettes, profitez des grands espaces mais en étant conscients des milieux sensibles côtoyés

lundi 7 mars 2022

(communiqué de l’association Nature Comminges)

En ski ou en raquettes, profitez des grands espaces qui abritent une vie fragile….

Dans le contexte de crise sanitaire, la fréquentation diffuse des espaces naturels montagnards en ski de randonnée ou en raquettes est en forte croissance. Elle répond à une aspiration bien légitime de se rapprocher de la nature.

L’hiver est aussi une période de sensibilité maximale pour la faune sauvage qui vit dans ces lieux. Si des espèces passent cette période critique en hibernant ou en migrant, d’autres se sont adaptées aux rigueurs du climat et au manque de nourriture, en vivant au ralenti dans des zones de quiétude, comme les galliformes de montagne (grand-tétras, perdrix grise et lagopède alpin). Le réflexe de fuite de ces animaux sauvages est une réaction à une intrusion dans leur espace vital. Cette fuite engendre un stress et une dépense d’énergie d’autant plus grande que la couche de neige est épaisse. Des dérangements répétés affaiblissent les animaux voire compromettent leur chance de reproduction au printemps.

A la suite d’une campagne amorcée il y a quelques années, l’association Nature Comminges tient à rappeler que des gestes simples permettent de se faire plaisir en cohabitant avec la faune sauvage sédentaire. En évoluant dans ce cadre magnifique, il est possible d’éviter autant que possible les zones de quiétude hivernale de toutes ces espèces, en particulier les peuplements de gros arbres dans le dernier tiers de la forêt et les lisières hautes, ainsi que les zones peu enneigées où les animaux se réfugient. Rester sur les sentiers balisés, privilégier les anciennes coulées de neige ou d’avalanche parsemées de petits arbres, suivre la même trace, respecter les zones balisées de protection de la faune, ne pas suivre les traces d’animaux qui nous ont précédé c’est se mettre un peu à la place des êtres vivants qui vivent dans ces lieux et ont besoin de tranquillité.

Nous vous rappelons que des données des informations sur les sites sensibles sont disponibles auprès de l’Office Français de la biodiversité ; pour une pratique responsable du hors piste, voici une vidéo très bien faite par les gardes du Parc National des Pyrénées pour sensibiliser les randonneurs et les skieurs sur le sujet.