Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Ouvrons les yeux, voyons les choses de manière objective, et développons cette énergie extraordinaire qu’est l’amour. C’est, sans le moindre doute, la plus grande énergie de transformation du monde. Elle est la source de la vraie transition intérieure (Pierre Rabhi 19 février 2021)

Accueil > Ailleurs > Un exemple "d’enfumage" de l’État dans les projets liés à l’environnement ? (...)

Un exemple "d’enfumage" de l’État dans les projets liés à l’environnement ? STOCAMINE en Alsace

lundi 19 avril 2021

De 1999 à 2002, la société Stocamine réceptionnait et stockait des déchets toxiques, envoyés par des industriels, dans une ancienne mine de potasse située sous la nappe phréatique alsacienne, à Wittelsheim, dans la banlieue de Mulhouse, où est pompée l’eau potable.
Tout l’article de Reporterre et Rue 89 ici
.........................................................................................................................
Yann Flory, du collectif Destocamine, est amer : « Tout ce qu’on nous a dit à l’époque s’est avéré faux. S’il y a une leçon à retenir de tout cela, c’est qu’il faut rester très critique vis-à-vis de tous les projets industriels, y compris quand ils sont vantés par l’État. Comment leur faire confiance maintenant, quand ils disent que la pollution de la nappe phréatique sera faible et maîtrisée ? Ils ne savent même pas précisément ce qu’il y a dans la mine. C’est absurde. »
............................................................................................................................
En 2016, lors de l’enquête publique « relative à la demande d’autorisation de prolongation, pour une durée illimitée, du stockage souterrain », une très grande partie du public et la totalité des avis des collectivités et des élus qui se sont exprimés lors de l’enquête demandaient une évacuation complète des déchets stockés vers d’autres lieux. Malgré cela, le 23 mars 2017, le préfet du Haut-Rhin autorisait, par un arrêté, le stockage pour une durée illimitée.
..........................................................................................................................

Marcos Buser, qui a déjà présidé un groupe de travail pour un déstockage réussi de déchets à Saint-Ursanne, « ne comprend pas pourquoi un déstockage presque complet des déchets » n’a pas été retenu par le gouvernement : « Toutes les conclusions des différentes études, y compris la nôtre, disent que cette opération est faisable, bien que difficile techniquement, au moins pour une très grande partie des déchets. En janvier 2019, le BRGM concluait encore que ressortir les déchets était possible. Je me suis donc demandé pourquoi cet acharnement à les garder dans la mine, malgré la pollution inéluctable de la nappe phréatique à terme avec cette option. On fait la course à l’espace, on prône la technologie française, mais on n’est pas capable de gérer ça ? L’explication la plus évidente est que beaucoup de déchets mal déclarés se sont retrouvés au fond et que cela serait alors mis en évidence. Cela ferait mauvaise presse à l’État, notamment pour son projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure. »

***

Et justement le discours pour Bure est le même que celui qui avait été peaufiné pour Stocamine. Alors ?
La leçon de Stocamine pour Bure : l’État ne tient pas sa parole

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document