Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Ouvrons les yeux, voyons les choses de manière objective, et développons cette énergie extraordinaire qu’est l’amour. C’est, sans le moindre doute, la plus grande énergie de transformation du monde. Elle est la source de la vraie transition intérieure (Pierre Rabhi 19 février 2021)

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Comment asservir le peuple ? Un philosophe né en Pologne a mis en garde dès 1956. Texte "prophétique" ! Et suite contemporaine...

jeudi 8 avril 2021

Comment alerter les consciences séduites par la toute-puissance de la technique et aveugles à ses effets catastrophiques sur notre planète ?
Ces questions, ce sont celles que Günther Anders, « philosophe de circonstance » et précurseur de la pensée écologique, n’a cessé de poser à ses contemporains.
En même temps qu’il essaie d’alerter, ce qu’il n’a pas pu éviter c’est de donner aussi les lignes directrices des moyens d’asservissement de masse aux gouvernants mondiaux !!! Et ceux-ci l’ont suivi à la lettre.
Si vous lisez ce qu’écrivait Günther Anders dès 1956 dans son ouvrage "Die Antiquiertheit des Menschen" (L’Obsolescence de l’Homme), vous ne pouvez qu’établir un parallélisme frappant avec l’état actuel de la société mondialisée :

Il a écrit (p122 de l’édition originale) :
Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu’il faudra entretenir) sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir.
Source : p.122 de l’édition originale


Un adhérent nous envoie également un texte plus contemporain que vous pourrez lire en PDF ci-contre.

Ingénierie Sociale,manipulation et consentement

Par : Julie Lioré, anthropologue

L’ingénierie sociale est une méthodologie consistant à manipuler les foules au travers de stratagèmes habilement étudiés, issus de la psychologie et la psychosociologie, visant à imposer de nouvelles normes et, pour parvenir à ses fins, à influencer toute une population en contournant ses résistances aux changements à opérer.

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