Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Ouvrons les yeux, voyons les choses de manière objective, et développons cette énergie extraordinaire qu’est l’amour. C’est, sans le moindre doute, la plus grande énergie de transformation du monde. Elle est la source de la vraie transition intérieure (Pierre Rabhi 19 février 2021)

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Algues vertes et agriculture polluante : Inès Léraud raconte son enquête

mardi 9 mars 2021

MàJ du 9 mars 2021 - Inès Léraud revient sur son enquête sur les algues vertes...

MàJ du 25 janvier 2021 -
Nous, journalistes bretons, ne cesserons pas d’informer sur l’agro-industrie.
Intimidations, ripostes orchestrées sur les réseaux sociaux... Les tenants du modèle agro-industriel breton multiplient les charges contre les journalistes bretons qui enquêtent sur eux. Cela « ne nous fera pas taire », assure le collectif Kelaouiñ dans cette tribune.

Malversations et diffamations sont les réponses aveugles des nervis de la FNSEA, des industriels de la mal-bouffe et des élus vendus à ce système agricole, envers celles et ceux qui dénoncent les dérives de l’agriculture intensive et polluante en Bretagne.
Nous, journalistes bretons, ne cesserons pas d’informer sur l’agro-industrie


MàJ 21 janvier 2021 - C’est reparti pour un autre procès à Paris cette fois, pour Inès Leraud. (Voir nos autres infos ci-dessous)

Inès Léraud, journaliste, enquêtrice et autrice de la bande dessinée Algues vertes, l’histoire interdite est poursuivie en diffamation depuis un an et demi par le magnat des affaires Jean Cheritel pour une enquête qu’elle a fait paraître sur les activités de ce dernier dans le journal en ligne Bastamag. Cette enquête décrit les fraudes et maltraitances de salariés pratiquées dans l’une des entreprises agroalimentaires de Jean Cheritel, située à Grâces près de Guingamp et employant une centaine de personnes.

C’est le deuxième procès en diffamation que doit affronter Inès Léraud, après celui que lui a intenté Christian Buson. Il avait abouti à un désistement du lobbyste breton à la dernière minute. C’est la cinquième poursuite en diffamation que connaît Bastamag, journal réputé pour son indépendance,son sérieux,et qui a jusqu’à présent gagné tous ses procès.Au-delà du cas singulier d’une journaliste et du sort d’un média d’information, on ne s’y trompe pas : c’est la liberté d’informer qui est visée. La tentation est grande pour les puissants de cacher leurs petits et grands arrangements avec la loi. Ceux et celles qui osent les révéler au grand jour nuisent à leurs intérêts : il importe donc de les réduire au silence. D’où l’usage pervers des institutions judiciaire, instrumentalisées pour faire taire ces révélations en pratiquant le harcèlement sur ces journalistes courageuses et courageux.
Même si ces recours ont peu de chances d’aboutir, ils conduisent à nuire à la réputation et à la quiétude des journalistes ; ils empiètent considérablement sur leur temps d’enquête.Ils découragent ceux et celles qui voudraient suivre le même chemin de l’investigation impartiale. En outre,organiser leur défense judiciaire coûte énormément d’argent et de temps, ici à Inès Léraud et à Bastamag, dont la structure économique fragile est remise en question à chaque procès.Les chances de Jean Chéritel de gagner son procès en diffamation sont minces:ses méthodes retorses sont publiquement connues, au-delà de l’enquête d’Inès Léraud. Il a déjà été condamné au moins à 6 reprises pour fraudes sur la marchandise, hébergement de salariés dans des locaux industriels, heures supplémentaires non rémunérées, et emploi de main d’œuvre illégale. Ce lourd passif ne l’empêche pas de continuer à utiliser la judiciarisation pour intimider ceux qui regardent de trop près ses activités, et de vouloir faire témoigner 14 de ses salariés, ce qui risque de prendre deux jours d’audience à la justice ! Et qu’importe pour Jean Cheritel d’encombrer la justice : il a les moyens financiers de mener ce genre de coup d’éclat. Ce sont à nos yeux des méthodes nauséabondes, visant à épuiser les journalistes indépendants et à faire taire la presse libre.Au nom de la liberté d’informer sur l’agroalimentaire breton comme sur n’importe quel autre pouvoir politique ou économique, en soutien à Inès Léraud, à Bastamag et à tous les journalistes qui subissent des intimidations dans leur travail quotidien, nous comptons sur votre large rassemblement ce 28 janvier, à Paris et à Guingamp.
Liens web pour soutenir la journaliste Inès Léraud https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dynfendonslalibertyndinformersurles-3791.html
Soutien financier : à Inès Léraud et à tous les journalistes intimidé-es etpouruivi-es en Bretagne : https://www.cyberacteurs.org/boutique/detail.php?id=126Contact:comitedesoutien-inesleraud@laposte.net


MàJ 26 mai 2020 - Parallèlement à l’appel à soutien de l’auteure de la BD "les algues vertes" (voir ci-dessous), un collectif de journalistes s’est constitué pour dénoncer les pressions exercées sur les "lanceur.e.s d’alertes et notamment les journalistes. Et notamment en BRETAGNE.

Poursuites en diffamation, coupures de subvention, censures, pressions, mises au placard et à l’index… en Bretagne, grande région agricole française, il est devenu très difficile pour les journalistes de s’intéresser à cette industrie, comme le montre le cas d’Inès Léraud, coautrice de « Algues vertes, l’histoire interdite ». Dans cette tribune-lettre ouverte, un collectif s’adresse à l’exécutif régional pour lui demander de garantir la liberté d’informer sur l’agro-industrie.
https://reporterre.net/En-Bretagne-la-liberte-d-informer-sur-l-agroalimentaire-est-menacee?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne


APPEL A SOUTIEN – L’industrie agro-alimentaire ne nous fera pas taire !

(Un appel transmis par Agir pour l’environnement)

INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : Une tentative d’intimidation !

Informer sur l’industrie agro-alimentaire est un travail risqué. Inès Leraud, journaliste indépendante et auteure de la bande dessinée « Algues vertes : L’histoire interdite » en sait quelque chose !

Depuis qu’elle a mené l’enquête et mis à jour les relations incestueuses unissant trop souvent le monde politique avec le lobby agro-industriel, elle fait l’objet de menaces. Pire, elle doit désormais répondre à des procédures judiciaires engagées contre elle, au nom de pseudos diffamations.

Nous ne nous tairons pas !

Au regard des conséquences de l’agriculture productiviste et des fermes-usines, banalisant la souffrance animale, transformant les paysans en variable d’ajustement de l’industrie agroalimentaire tout en normalisant un univers concentrationnaire vecteur de pollutions diffuses et de pandémies à venir, l’enquête d’Inès Leraud est d’utilité publique. Plus de 130 personnalités ont publié une tribune dans Libération pour lui apporter un soutien public et éviter que l’omerta voulue par le secteur agro-alimentaire reprenne ses « droits » !

On ne s’attaque pas impunément aux promoteurs des fermes-usines et de la malbouffe !

Les lanceurs d’alerte sont régulièrement attaqués de la sorte. Procédures judiciaires qui ne vont généralement pas au bout mais les obligeant à mobiliser des avocats, avancer des fonds et se détourner de l’objet même de leur enquête. C’est ce qu’on nomme les « procédures bâillons ». Le recours à la justice est une façon de créer un climat, entretenant une intimidation à peine voilée à l’égard des empêcheurs de polluer en rond !

Nous vous invitons, toutes et tous, à poster des minimessages de soutien à Inès Leraud. Face à la pression insidieuse exercée par le lobby agroalimentaire sur les lanceurs d’alerte, nous devons démontrer que leurs intimidations ne nous impressionnent pas !

Ecrivez-lui un message de soutien

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Plus de 130 personnalités ont publié une tribune dans Libération pour lui apporter un soutien public et éviter que l’omerta voulue par le secteur agro-alimentaire reprenne ses « droits » !
Premiers signataires :
Yann Arthus-Bertrand, photographe et réalisateur ; Florence Aubenas, journaliste ; Pierre Aurousseau, chercheur en agronomie ; Etienne Davodeau, auteur de bande dessinée ; Delphine Batho, députée, ancienne ministre de l’Ecologie ; José Bové, ancien député européen ; Jacques Caplat, agronome et ethnologue ; Denis Cheissoux, producteur radiophonique ; Daniel Cueff, maire de Langouë...........................................................................................................................
Rappel : cette action est à rapprocher de la brève suivante https://cea09ecologie.org/spip.php?breve654
Voyez aussi ce site sur le problème des algues vertes bretonnes : https://revuelimite.fr/lhistoire-interdite-des-algues-vertes

Messages

  • Pire encore que la collusion des élus et de l’agro-industriel, c’est la complicité de l’administration de l’État français en tous lieux et de tout temps qui doit être dénoncé. Non pas que les premiers soient à disculper mais disons qu’ils jouent leur rôle de façade et d’intérêts particuliers. Alors que l’administration est sensée défendre, protéger et s’assurer que les normes sanitaires (déjà peu draconiennes) sont respectées. Mais ils s’en foutent !!!
    Ils sont au service, non pas des citoyens, mais du pouvoir central lequel a les yeux fixés sur les élections, leur carrière et leurs petits intérêts financiers et de prestige.
    La BD sur les algues vertes montre tout cela et c’est consternant.

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