Comité Écologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

Accueil > Ailleurs > Le ministre de l’agriculture : « Il faut maintenir le glyphosate en (...)

Le ministre de l’agriculture : « Il faut maintenir le glyphosate en agriculture de conservation »

vendredi 7 février 2020

Lu dans"La France Agricole" article in extenso (avec inscription et identification) :


Parole de ministre
« Il faut maintenir le glyphosate en agriculture de conservation »

Invité à s’exprimer dans le cadre du bilan du contrat de solutions, Didier Guillaume a annoncé qu’il était favorable à l’utilisation du glyphosate, faute de mieux, pour maintenir l’agriculture de conservation.

Le vent serait-il en train de tourner ? Lors du premier bilan du « contrat de solutions », ce 4 février, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a plaidé en faveur d’un retour au pragmatisme et à la science, face « à la société civile qui en demande toujours plus sans savoir et qui, au lieu de se baser sur la science, s’informe sur les réseaux sociaux ».
Une brèche ouverte pour l’agriculture de conservation

Afin de prouver sa motivation à faire preuve de pragmatisme, le ministre a fait un pas vers les agriculteurs engagés dans l’agriculture de conservation des sols (ACS). « On montre comme modèle l’agriculture de conservation mais on sait très bien qu’aujourd’hui, sans glyphosate, on ne peut pas travailler en ACS. Je suis pragmatique : continuons à faire de l’agriculture de conservation, parce que c’est un bon modèle et continuons à mettre du glyphosate tant qu’on n’a pas trouvé autre chose. Je préfère qu’on mette 1 litre de glyphosate sur 1 hectare pour faire de l’ACS plutôt qu’on se dise « on arrête le glyphosate totalement » et qu’on condamne ainsi l’agriculture de conservation ».
« Rappeler que le bio utilise aussi des phytos »

Face à un auditoire d’agriculteurs et de représentants des organisations professionnelles para-agricoles, le ministre a également appelé à arrêter d’opposer les agricultures conventionnelles et biologiques, notamment à présenter le second comme l’avenir du premier dans la perspective de la réduction des traitements phytosanitaires.

« Nous devons être capables de dire au grand public qu’en bio aussi, on traite les sols et les cultures. Il n’y a pas que le glyphosate parmi les phytos, il y a aussi le cuivre, le soufre et tous ces produits dont on parle moins », a insisté Didier Guillaume


ACS : Agriculture de Conservation des Sols. Quand on lit la description de cette façon de cultiver on se demande ce qu’apporte le glyphosate qui a l’air d’être antagoniste avec la méthode culturale annoncée. Celle-ci pouvant se classer dans l’"agriculture raisonnée". Alors qu’est-ce que l’ACS ? Lu dans le site de Novallis Terra :

L’agriculture conventionnelle et intensive altère les sols et participe à leur dégradation ce qui impacte les rendements et donc la production alimentaire.

Pratiquer l’Agriculture de Conservation des Sols permet de régénérer les sols afin de retrouver de la biodiversité, d’améliorer la qualité de l’eau et de lutter contre le changement climatique.

La qualité et la structure des sols d’une exploitation contribuent à sa performance économique et à la valorisation de son patrimoine. L’Agriculture de Conservation des Sols laisse le sol s’exprimer et gérer l’équilibre entre matière organique et vie microbienne.

Augmentation de la fertilité, meilleure minéralisation, préservation de la ressource en eau, arrêt de l’érosion, restauration de la biodiversité et lutte contre le réchauffement climatique grâce au stockage de carbone et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont les principaux bénéfices constatés.

Comment ça marche ?

Réduction voire suppression du travail au sol.
L’objectif final est la suppression du travail du sol mais en phase de transition ou pour certaines parcelles de l’exploitation un travail de sol occasionnel est possible. Le semis direct se réalise sous couvert végétal.

Couverture du sol
Les sols sont couverts en permanence, soit par des résidus des cultures précédentes, soit par des plantes de couverture implantées entre chaque culture.
Ces couvertures végétales permettent de protéger la surface des sols, de maintenir l’humidité, de nourrir les micro-organismes des sols et de concurrencer les adventices.

Diversité et rotation culturale
La complémentarité des espèces cultivées sur une même parcelle permet de mieux maîtriser les adventices, de promouvoir une flore microbiologique diversifiée et limiter les pathogènes. Les semis se font sur sol couvert.

Pourquoi a-t-on besoin de glyphosate dans ce cas ?

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document