Comité Ecologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

"C’est la beauté de la nature, de la vie, et de l’œuvre de l’Homme dans sa dimension créatrice, qui devra nous inspirer tout au long des voies nouvelles que nous emprunterons." Pierre Rabhi (agriculteur-écrivain-humaniste français)

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Les dégâts d’ours en Ariège : + de 80% sont localisés sur 10 estives non-protégées

lundi 24 septembre 2018

Pays de l’ours-Adet nous envoie cette annonce que nous vous proposons intégralement :

Nous avons analysé finement le bilan 2017 des dégâts d’ours en Ariège, à partir des chiffres transmis par la Préfecture de Foix. Le résultat est sans appel :

Les 5 estives protégées (regroupement nocturne des troupeaux et chien(s) de protection) n’ont subi que 8 % des dégâts ;
Les 4 estives partiellement protégées (regroupement OU chien) ont subi 10% des dégâts ;
Les 10 estives non-protégées (ni regroupement, ni chien de protection) concentrent 82% des dégâts.

La conclusion est claire : les moyens de protection sont (très) efficaces !

Nous analyserons bien sûr de la même manière les dégâts 2018 dès que les données seront disponibles. Les premiers éléments laissent penser que nous aboutirons à des résultats similaires, ce qui est logique.

Diviser les dégâts par trois, et plus !

Selon nos estimations, l’extension des techniques de protection à l’ensemble des estives concernées en Ariège aurait permis de limiter dès 2018 les dégâts à 130 bêtes environ. Et cela quasiment sans moyens supplémentaires !
Et la marge d’optimisation encore accessible, y compris avec les moyens actuels (fonds nationaux et européens), laisse penser qu’il est tout à fait réaliste de limiter l’impact de l’ours à quelques dizaines de bêtes par an sur le département, ce dont personne ne peut contester le caractère supportable avec le système d’indemnisation actuel, qui est rapide, souple et généreux.

Les moyens d’y parvenir

Si la bonne volonté et les incitations financières ne suffisent pas , quelques mesures permettraient de régler le problème en quelques années, notamment :

  • Former les bergers (actuels & nouveaux) aux techniques de protection (non fait actuellement)
  • Conditionner l’indemnisation des dégâts à la protection des troupeaux
  • Contrôler sur le terrain la bonne mise en œuvre des techniques de protection financées par des fonds publics.

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