Comité Ecologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

"C’est la beauté de la nature, de la vie, et de l’œuvre de l’Homme dans sa dimension créatrice, qui devra nous inspirer tout au long des voies nouvelles que nous emprunterons." Pierre Rabhi (agriculteur-écrivain-humaniste français)

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La catastrophe de Fort Mac Murray n’est-elle due qu’à la sècheresse ?

lundi 9 mai 2016

(Toutes les photos de l’article s’agrandissent d’un clic gauche)

Quand on relie les informations diverses sur ce qui se passe actuellement autour de Fort Mc Murray dans l’Alberta (Canada), on est obligé d’être en colère.
Colère pour avoir laissé multiplier les extractions de pétrole des sables bitumineux, colère que les médias ne voient que des flammes et des norias de véhicules fuyant la catastrophe sans se poser des questions, colère que les préconisations de geler les forages partout dans le monde, facteurs multiplicateurs du dérèglement climatique, ne soient pas respectées...

Sous la terre arable, le bitume...

Oui, quand on relie toutes les informations, on comprend mieux ces incendies indomptables : un pays dont le sol est labouré par des exploitations pétrolières de sables bitumineux + sècheresse + forêts de résineux + l’absence de contraintes vis-à-vis des incendies... Avec un sol constitué de tourbières sèches, la moindre étincelle ne pardonne pas.

En cherchant sur Wikipedia, on peut lire :
"Les sables bitumineux de l’Athabasca sont d’importants gisements de bitume ou de pétrole brut lourd situés dans le nord-est de l’Alberta ...... Le gisement le plus important est celui de l’Athabasca, situé autour de Fort McMurray, où la couche de bitume est exploitable à ciel ouvert."

Nouvelle zone d’exploitation

Je lis aussi de la même source :

"Des fuites d’oléoducs surviennent quotidiennement, une des plus récentes ayant entraîné un déversement de bitume et d’eau contaminée dans la forêt boréale de 26 000 barils sur une période de dix semaines. En octobre 2013, on répertoriait 28 666 fuites de ce genre depuis 1975, soit une moyenne de deux par jour. Les taux de mercure sont également en augmentation"

Pipelines : deux fuites chaque jour en moyenne...

Pourquoi les médias ne parlent-ils pas de ces données accessibles par tout un chacun. La sècheresse, oui, mais il y a d’autres facteurs ! Peut-être moins politiquement corrects ?

Greenpeace alertait, en son temps, sur cette démesure criminelle :
"À l’heure du réchauffement climatique, les scientifiques recommandent aux pays industrialisés, dont le Canada, de réduire d’au moins 25 à 45 pour cent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Imaginer les émissions générées par l’industrie pétrolière de l’Alberta en une seule journée, c’est visualiser plus de 30 millions de Canadiens au volant d’une voiture !f Dans un contexte de lutte contre les changements climatiques, cette exploitation est une aberration..."

Et aussi :
"Lacs toxiques, camions géants énergivores, rivière transformée en égout industriel, forêts rasées … les sables bitumineux ressemblent à l’enfer d’un point de vue écologique. C’est que le bitume, englué dans la glaise et le sable sous les forêts du nord de l’Alberta, ne se donne pas. Il faut aller le chercher au prix de techniques coûteuses, dangereuses pour la santé des Premières Nations vivants sur ces territoires, et extrêmement polluantes. Ce qui en fait le pétrole le plus « sale » au monde." Et on peut maintenant ajouter : "Le moins sûr du monde !"
Voyez ces photos qui sont plus parlantes que de longs discours.
Actu Environnement titrait également : Sables bitumineux de l’Alberta : une aberration écologique.

Si au moins ces catastrophes pouvaient servir de leçons... Mais quand le credo universel est "l’argent, les emploaaas et toujours PLUS...", il y a de quoi être pessimiste. La nature ( ou Terre-mère disent les Amérindiens) nous fera peut-être comprendre la juste mesure... Les Canadiens et les habitants de Fort McMurrey devront réfléchir à cela. Et comme cette catastrophe est médiatiquement mondiale, nous tous devons réfléchir à une nouvelle façon de vivre, plus sobre et plus respectueuse de la nature et de l’humain.


Voir en ligne : Sables bitumineux de l’Athabasca

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