Comité Ecologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

"C’est la beauté de la nature, de la vie, et de l’œuvre de l’Homme dans sa dimension créatrice, qui devra nous inspirer tout au long des voies nouvelles que nous emprunterons." Pierre Rabhi (agriculteur-écrivain-humaniste français)

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dimanche 11 août 2013

Vers la transition énergétique

VERS LA TRANSITION ENERGETIQUE .

L’industrialisation du monde a commencé à l’aube du 19ème s. par la découverte de l’énergie dégagée par la vapeur ce qui a révolutionné le transport, le commerce, la métallurgie ou la production du textile

Aujourd’hui, nous avons pris conscience de la place centrale de l’énergie dans la société et de ses conséquences sur nos modes de vie et de consommation. Production de gaz à effet de serre, pollution industrielle, alimentation déplorable, dégradation de l’environnement. La conjugaison de ces désordres a pour résultante que le réchauffement climatique s’accélère et qu’il nous reste certainement peu de temps pour agir avant ce que certains scientifiques appellent la 6ème extinction des espèces.

Conscientes de l’urgence d’agir pour préserver la planète et ses bienfaits économiques, les sociétés dites développées, ont inventé le concept de développement durable et tentent de répondre à l’urgence de la situation.

Les solutions existent et chacun à sa manière les exploitent pour mieux répondre aux besoins des populations.

Les sociétés de consommation en occident se sont développées sur le socle d’une relative abondance énergétique. La structuration de l’aménagement des territoires et de l’organisation de l’espace social est dépendante de la gestion et de l’utilisation de l’énergie. Nos modes d’organisations urbanistiques sont largement dépendants des réseaux de transport eux même inscrits dans une dépendance aux réserves pétrolières. Nos façons de consommer se sont alors construites selon un principe énergivore.

Aujourd’hui, alors que le changement climatique se fait plus préoccupant et les ressources fossiles plus rares, on questionne le sens du progrès, la confiance illimitée dans l’évolution des techniques.

Avant le Grenelle de l’environnement, les questions énergétiques n’étaient pas présentes dans le débat démocratique et réservées presque exclusivement aux grands corps de l’état, or, force est de constater que face aux enjeux énergétiques, il convient de changer de paradigme.

Parler d’énergie, c’est aussi parler de technologies pour lesquelles il faut faire des choix encadrés par des politiques publiques. Ces choix technologiques posent le problème de l’acceptation sociale pour une appropriation d’usage de consommation des populations et pour cette raison, il semble important de combiner l’analyse technologique à une analyse plus sociologique pour adopter un mode de raisonnement de type sociotechnique.

C’est en repensant la place de la technique dans nos sociétés et la place des hommes dans cet univers technique que nous pourrons élaborer un projet de transition énergétique innovant dans le sens de l’usage, le plus en amont possible de la conception. Ce qui suppose d’aborder différemment les applications scientifiques en prenant en compte les dynamiques humaines et sociales, ainsi que la diversité des systèmes politiques, économiques et culturels.

L’enjeu d’une telle transition, est d’apporter des réponses plus efficaces aux problèmes énergétiques contemporains en introduisant une sociologie des modes de vie et des usages énergétiques pour mieux rapprocher les concepteurs des objets techniques et les utilisateurs afin de mieux construire les conditions sociotechniques de la performance énergétique.

Quelles sont les solutions pour envisager cette transition dans les meilleures conditions ? Fleur de ventphotovoltaique.jpg

-  Développer les énergies renouvelables :
Le soleil, le vent, la géothermie, le bois, la biomasse... sont des énergies mobilisables qui peuvent participer à l’autonomie énergétique des territoires, au developpement économique local, à la création d’activités industrielle à la création d’emploi tout en préservant l’environnement en contribuant modestement à l’effet de serre.

- Utiliser la technologie innovante :
Les innovations en matière de technologie intelligente pour diminuer l’intervention humaine dans la gestion des systèmes complexes (gestion de la consommation énergétique dans l’industrie, de la distribution d’eau etc...) afin de détecter des évènement anormaux et d’y réagir automatiquement.

L’amélioration du transport de l’énergie par des supraconducteurs qui permettrait d’économiser 25% de l’électricité transportée par des cables en cuivre perdue sous forme de chaleur avant d’arriver chez l’usager.

L’utilisation de piles à combustibles qui permettent la production d’électricité à partir de matière organique non valorisée en transformant l’énergie chimique d’un combustible (hydrogène, hydrocarbure, alcools...) en énergie électrique sans passer par l’énergie thermique

-  Consommer moins d’énergie, ou mieux la consommer :
Le consommateur d’énergie est avant tout un consommateur de biens, de services, de fonctions, de valeurs, de symboles, de bien être.
L’acte de consommer est complexe et économiser l’énergie fait appel à des comportements responsables qui demandent une adaptation aux technologies de substitutions.
La construction de bâtiments basse consommation ou à énergie positive préconisée par la réglementation pour faire diminuer par quatre les consommations énergétiques suppose que l’utilisateur soit conscient d’une nécessaire maîtrise des consommations dans un souci de sobriété pour éviter l’effet rebond qui le pousserait à augmenter sa consommation.

Ce qui revient à dire, que ces équipements performants ne peuvent l’être que si les usagers se les approprient et les utilisent dans un sens favorable aux économies escomptées.
Il en sera de même pour l’ensemble des technologies qui seront développées pour opérer la transition énergétique.

Quelques chiffres de l’énergie en Midi-Pyrénées (bilan 2008) :
Production : 6,2 Mtep (Mégatonne équivalent pétrole)
Consommation : 6,1 Mtep (2,2 tep/habitant)

la production d’énergie primaire de M.P. est composée à 26% d’énergies renouvelables (13% d’hydroélectricité et 13% de bois-énergie)et à 71% d’électricité d’origine nucléaire.

Energie renouvelable en M.P.
Hydraulique : 72 grandes centrales et 604 petites installations. Puissance installée 5,6GW

Bois énergie : 97 chaudières automatiques (industrie et tertière)

Energie éolienne : 123 éoliennes réparties sur 3 départements puissance installée de 236 MW centrale photovoltaïque Ariège

Solaire thermique : plus de 14719 chauffe-eau solaire individuels

Photovoltaïque : 100 installations en site isolé (données 2004) et 118 reliées en réseau (données 2006)

Biocaburant : Usine de Boussens avec 38000 tonnes de diester/an (1% de la production nationale d’ester en 2008)

Géothermie : Une partie de la ville de blagnac est alimentée à partir d’un réseau de chaleur.

Cogénération (chaleur et électricité) 22 installations pour une puissance installée de 495,6 MW.

Incinération : 6% de la production énergétique nationale due à l’incinération des déchets.

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