Comité Ecologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

"C’est la beauté de la nature, de la vie, et de l’œuvre de l’Homme dans sa dimension créatrice, qui devra nous inspirer tout au long des voies nouvelles que nous emprunterons." Pierre Rabhi (agriculteur-écrivain-humaniste français)

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mardi 28 février 2017

Allons-nous perdre jusqu’à 20% de nos cours d’eau ?

Allons-nous perdre jusqu’à 20% de nos cours d’eau ? C’est ce qui nous pend au nez avec les dernières manœuvres, en 2015/2016, de la FNSEA et du gouvernement de la République Française, rien que ça.

La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Or la remise en cause du statut de certains cours d’eau entraînera la non prise en compte judiciaire et administrative des pollutions agricoles sur ces cours d’eau. Au grand soulagement des agriculteurs qui n’auront pas de précautions à prendre dans les déversements de lisiers, dans les pulvérisations de pesticides et autres engrais chimiques ! [1]

Ruisseau de Marrou (Montferrier) déjà pollué !

Comment en est-on arrivé là ?

Le CEA et le Chabot, associations environnementales de l’Ariège en savent quelque chose, vu que plusieurs de leurs dirigeants et adhérents ont arpenté les plaines et vallées afin de sauver le plus de meubles possibles - entendez de ruisseaux qui risquaient d’être disqualifiés en tant que cours d’eau par l’administration et les syndicats agricoles. Plus de 80 fiches ont été rédigées par le Chabot et le CEA, alors que la chambre d’agriculture n’en a qu’une dizaine et voudrait maintenant changer les règles !

Lisez ces deux articles du 27 et 28 février 2017 de Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino de Reporterre qui nous en parlent :

Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau

La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes


Le NPA du pays d’Olmes montre, par des photos, comment ce chevelu aquifère peut disparaître dans l’indifférence générale (dont profitent les aménageurs industriels, immobiliers et agricoles).
Les ruisseaux de Larroque d’Olmes


[1Le code de l’environnement interdit le déversement direct des effluents d’exploitations agricoles dans les eaux superficielles ou souterraines (art. R 211-48) et le règlement sanitaire départemental (articles 155-1 à 155-3) prohibe ces dépôts permanents à moins de 35 mètres de puits, forages, sources, berges de cours d’eau et à moins de 100 mètres d’immeubles habités et de lieux recevant du public.

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