Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

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samedi 24 décembre 2016

SMDEA Villeneuve d’Olmes : L’USINE QUI PUE !

Le public ariégeois est informé depuis quelque temps de la situation insupportable des riverains de l’usine de retraitement des boues située dans la zone artisanale de Pichobaco, à Villeneuve-d’Olmes.
Un adhérent du CEA dans le pays d’Olmes, J.C. Sutra, s’est activé pour alerter les pouvoirs publics et la préfecture de cet état de fait. Les riverains de cette usine sont-ils près de la fin de ce cauchemar ? En effet la Préfecture vient de publier un arrêté de Mise en Demeure à l’encontre du SMDEA.

LES FAITS :
http://www.ladepeche.fr/article/2016/11/12/2457391-ils-ne-supportent-plus-les-odeurs-nauseabondes-de-l-usine.html

Cet article du quotidien "La Dépêche" fait bien le tour de la question des nuisances olfactives subies par un grand nombre de personnes car l’usine est située dans une vallée Ouest-Est qui s’ouvre vers Lavelanet. Rabaute, hameau de la commune de Péreille, touche, en fait, la ville de Lavelanet.

LE RÔLE DES RIVERAINeS :
Ce sont les riverainEs, en particulier Mme et M. Villar qui ont dénoncé le problème et tenté de trouver une solution.
Une pétition a été lancée. Quand 160 signatures ont été recueillies, des lettres ont été envoyées au SMDEA,à la préfecture et aux éluEs. La préfecture a répondu, ce qui a fait réagir le maire de Péreille qui jusque là n’était pas trop soucieux du problème.
Les riverainEs et Mme et M Villar ont, par la suite, continué de rassembler des signatures ( 380 au total ) et d’interroger les autorités et éluEs car les réponses n’étaient pas satisfaisantes.
Des inspecteurs de la DREAL ont rencontré les riverainEs et enquêté dans l’usine du SMDEA.
Les maires de Péreille et Villeneuve d’Olmes (par ailleurs président de la communauté des communes du Pays d’Olmes) ont demandé aux riverainEs de remplir des fiches de "jury de nez" où sont notés les noms et adresses des témoins, le moment (jour, heure) où les odeurs ont été senties, le type d’odeur, la puissance. Ces fiches ont été remplies et envoyées aux deux élus ...

LE SMDEA, TOUJOURS AUSSI OPAQUE : Les responsables du site de PICHOBACO
Le SMDEA qui gère l’usine de Villeneuve d’Olmes sur la zone industrielle intercommunale de "Pichobaco" n’a JAMAIS RÉPONDU aux riverainEs.
Les maires de Péreille et Villeneuve d’Olmes ont eu un entretien avec des responsables du SMDEA qui ont reconnu qu’il y avait un contentieux entre le syndicat et le constructeur du système de traitement des odeurs ! Ce sont les maires qui ont, par lettre, donné cette information aux riverainEs, pas le SMDEA.

Le site n’est "pas dangereux" déclare A.Bonrepaux

DES PROBLÈMES QUI PERDURENT :
Le CEA a été contacté par Mme et M Villar et les riverainEs et a aidé aux démarches comme à l’information sur cette usine qui pue...
Dès le 12 mars 2012 un arrêté préfectoral listait les effluents non-conformes et dressait la liste des corrections à faire. Des pêcheurs avaient constaté une pollution du petit cours d’eau se jetant dans le Douctouyre.
Le 2 février 2015 un arrêté préfectoral mettait en demeure le SMDEA de placer, dans les trois mois, un séparateur d’hydrocarbures... soit pour mai 2015 ... mais l’arrêté qui entérine le placement de ce séparateur date du 23 février 2016 ! Plus d’un an après !

Un autre arrêté préfectoral ( du 3 juillet 2015) demandait une étude d’impact en particulier sur les "rejets aqueux", " les odeurs" et "la surveillance des eaux de surface et souterraines". Cette étude était à faire dans les 12 mois, soit en juillet 2016. Qu’en est-il de cette étude d’impact ?
Encore une question à poser au SMDEA. Avec un espoir de réponse ?
Pour l’instant, c’est grâce à l’action des riverainEs que la DREAL a demandé à l’exploitant de justifier le dépassement des taux de "mercaptan" et de proposer des actions correctives.

Mise en demeure du SMDEA

La nouvelle mise en demeure de la préfecture, datée du 19 décembre 2016, donne au SMDEA trois mois pour fournir une étude sur la dispersion des odeurs et pour rendre (enfin !) l’étude d’impact ...

Est-ce que ça suffira ? Le CEA sera en tout cas vigilant sur la résolution de ce problème de pollution majeur.


Plus de trois mois sont passés, le filtre est posé mais pas encore suffisant pour absorber toutes les odeurs.

LDDM du 4 juillet 2017 : http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/04/2606256-l-usine-de-compostage-peut-elle-reduire-les-odeurs.html


Conseil au SMDEA, voyez ce qui se fait ailleurs : Déshydratation des boues : Une étape clé avant valorisation


Voir en ligne : LDDM

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