Comité Ecologique Ariégeois

Association départementale agréée de protection de l'environnement en Ariège

"C’est la beauté de la nature, de la vie, et de l’œuvre de l’Homme dans sa dimension créatrice, qui devra nous inspirer tout au long des voies nouvelles que nous emprunterons." Pierre Rabhi (agriculteur-écrivain-humaniste français)

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mardi 4 février 2014

L’EAU du TOUYRE au LAC de MONTBEL : IRRESPONSABLE ET COÛTEUX.

POMPE à EAU et POMPE à FRIC !

Le Conseil général de l’Ariège persiste dans l’erreur pour donner satisfaction à une minorité de céréaliers.
Cet article est présenté comme un blog, l’actualité est au début.

5ème épisode (27/11/2017) : Que disent les habitants de Montbel ?

Le canard du lac

Des habitants de Montbel se posent des tas de questions sur le devenir du lac, l’utilité de la maison du lac récemment inaugurée, l’avenir de leur commune qui leur semble en souffrance à côté des dépenses disproportionnées pour la retenue d’eau. Un petit extrait que vous retrouverez dans le texte en entier ci-contre.

« Il semblerait que certaines imaginations fertiles ont eut une nouvelle idée : pourquoi ne pas créer au pied de la Maison du Lac un plan d’eau à niveau constant ? Ce qui signifierait construire une digue supplémentaire au pied de notre salle. Cette digue, selon nos informations, irait approximativement de la « plage » de Montbel jusqu’à l’ancienne route proche de la crêperie pour un plan d’eau de 1 hectare. A ce jour, aucune information n’a été diffusée, rien sur les comptes-rendus municipaux, aucune délibération, alors….. Des ragots ???? Pourtant nous avons vu une entreprise procéder à des relevés sur site, les calculs des volumes d’eau sont faits, le sable d’une future plage déjà choisi ! Avons-nous envie de voir surgir un petit étang artificiel au bord du lac-réservoir lui-même ? Quel sera l’impact environnemental ? L’eau va-t-elle stagner ? Y aura-t-il un système de pompage ? Qui paye ? Et pour qui ? Pour quel tourisme ? Ici encore les avis de la population et des usagers des abords du Lac en général ne sont pas pris en compte. Dans la Dépêche du midi du 18 Novembre 2017 on pouvait lire : « Lac de Montbel : une volonté de préserver la nature » et « Affirmer une vocation de tourisme vert »... Nous ne voyons pas en quoi, construire une piscine artificielle apportera du « tourisme vert ». Nous tentons actuellement de nous renseigner auprès du Conseil Départemental et fournirons de plus amples informations à ce sujet dès que possible.
Voilà qui est quand même extraordinaire ! Pendant que certains réfléchissent à augmenter la capacité du lac-réservoir en déviant le Touyre pour pallier les besoins d’eau à venir, d’autres imaginent de diminuer la capacité du lac-reservoir en créant un plan d’eau à niveau constant.
 »


4ème épisode : conf de presse du 7 nov 2017

Pour rappel, l’eau du lac de Montbel sert avant tout à l’irrigation du maïs donc à une agriculture intensive et inadaptée à notre climat et à son évolution. Ces cultures n’existent que grâce à des subventions publiques importantes (françaises et européennes). Double aberration !
Et le Touyre vient à peine de retrouver un état à peu près satisfaisant après les forts épisode de pollutions industrielles du Pays d’Olmes. On ne peut l’affaiblir encore une fois en lui supprimant une partie de ses eaux naturelles.

Et voilà que Mr Nayrou annonce " Le Touyre va alimenter Montbel" et "La sécurisation de l’approvisionnement du lac de Montbel rentre dans une nouvelle phase. Le conseil départemental de l’Ariège, porteur du projet, a annoncé que la dérivation par le Touyre permettra de rehausser le niveau d’eau de 50 cm."

Avec à la clé une rehausse du barrage ? A-t-il été étudié, à l’époque, pour cette nouvelle contrainte ?

Le CD (Conseil Départemental) s’appuie dans ce dossier sur un cabinet de conseil (dont on ne connaît pas à ce jour le coût). Le cabinet Neorama [1] accompagne le Département de l’Ariège dans le cadre du projet de sécurisation du remplissage du barrage de Montbel par dérivation du Touyre. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus globale de développement du territoire.

A partir de ce niveau de bouleversement écologique et environnemental de cette zone du Pays d’Olmes, les APNE [2], après essai de concertation avec le CD, sont obligées de réagir et de dire NON ! Ce n’est pas possible de mobiliser de telles sommes d’argent et de contraintes environnementales juste pour les intérêts d’une filière semencière qui est en train depuis des décennies de stériliser des milliers d’ha de terres agricoles. Et de gaver l’eau des nappes et des cours d’eau de pesticides et d’intrants chimiques tous plus nocifs les uns que les autres.

C’est pour expliquer cela, que les APNE se sont retrouvées hier, mardi 7 novembre à la mairie de Foix en conférence de presse devant les journalistes locaux et régionaux. LDDM.

Pour nos points de réticences à ce projet, voir ci-dessous : 3ème épisode.

3ème épisode

Rencontre du 16 mai 2017 avec le Président du CD

Nous avons été enfin reçus par Mr Nayrou, président du CD. Ci-contre le CR de l’entrevue.
Notre Analyse résumée de cette rencontre :
Nous avions interpelé de longue date (2012) le porteur de projet sur les craintes et les aspects négatifs. Nous notons des réponses et des avancées.
Toutefois nous réitérons nos craintes et notre désaccord sur de nombreux points :

  1. nous n’avons pas de réponse sur un infléchissement des politiques agricoles consuméristes et nous restons avec un niveau d’utilisation d’eau très fort, sans perspective de changement des pratiques,
  2. les questions d’augmentation des surfaces irriguée restent sur les départements de l’Aude et de la Haute Garonne. Quel est aujourd’hui l’engagement de livraison d’eau vers la Ganguise (10 Mm3 à notre connaissance) et quel serait-t ’il demain avec la sécurisation par le Touyre ?, (inchangé ?)
  3. rien ne garantit que le Touyre et le Countirou seront réalimentés selon leur besoin car rien n’est dit sur les seuils d’étiages déclencheurs de la réalimentation annoncée,
  4. nous n’avons rien eu sur les polluants du Touyre, leur niveau et leur permanence, comme si tout allait bien. Or les dernières données classent le Touyre de qualité mauvaise pollué depuis Lavelanet. On y retrouve des chloroalcanes, des phtalates, du mercure, des perchlo et trichlorétylènes… Un automate qui serait censé arrêter l’eau polluée entrant dans le lac de Montbel ne devrait même pas ouvrir les vannes...
  5. * le débit réservé annoncé à 600 l/s laisse le Touyre dans un état d’étage permanent et le CD09 fait état d’une « étude complémentaire qui pourrait démontrer qu’un débit de 400 l/s pourrait suffire » !
  6. * au final le remplissage de Montbel se solde par l’augmentation importante du linéaire de cours d’eau court-circuité qui passe de 17 à 30 km Touyre et Hers confondus,
  7. En définitive, nous n’avons pas eu les résultats de l’étude que nous avions demandée mais simplement six feuilles de présentation du projet.
    Nous restons demandeurs.

    2ème épisode :

    Lettre ouverte à Mr Nayrou pour Montbel

    Une seconde étude est lancée alors que nous ne connaissons pas le résultat de la première. Une lettre est envoyée à Mr le Président du Conseil Départemental pour lui demander une entrevue afin d’abord de prendre connaissance du résultat de cette 1ère étude et ensuite de s’assurer que la deuxième est nécessaire. En effet si la 1ère étude est négative pourquoi s’obstiner à coups de 50 à 60 000 euros de cabinet d’étude. Les contribuables ont droit de regard, droit de savoir, droit d’opinion sur la question.

    Hausse du barrage : études en cours (LDDM)

La Dépêche du midi fait assez bien le tour de la question dans cet article.
Pour les non abonnés, voici le texte de l’article :


Nos amis du Chabot l’ont relayé également lors de leur AG 2017. Leur constat :
*Il est urgent d’adapter nos gestes au changement climatique ; éviter les projets catastrophiques pour les cours d’eau, tels qu’une rehausse du barrage de Monbel par alimentation du Touyre :
- catastrophique pour cette rivière (très long parcours en TCC, débit moyen inter annuel très faible, antécédents de pollutions forts…)
- mais aussi dans la retenue elle-même par risque de pollution pour l’aquaculture BIO présente sur le site et pour le tourisme nautique de baignade en période estivale.
*Promouvoir une agriculture réactive au réchauffement climatique qui encourage l’agroforesterie et l’agrobiologie, une agriculture paysanne diversifiée qui évite la monoculture (en particulier celle du maïs, culture trop gourmande en eau).
Accélérer les mises aux normes par l’installation obligatoire de compteurs d’eau et soutenir des systèmes d’arrosage moins gaspilleurs de cette ressource.

Nous partageons ce constat.

1er épisode :

Les élu(e)s du département ont décidé de lancer une étude de faisabilité d’alimentation du lac de Montbel avec l’eau du Touyre. Cette étude va coûter aux contribuables 50 000 € hors taxes … Nous pensions jusqu’ici qu’il fallait économiser l’argent public, cela ne semble pas être le cas dans cette affaire.

Monsieur Cazanave, nous étonne quand il affirme que le Touyre est « une rivière toujours bien alimentée grâce aux Monts d’Olmes ». Cette rivière connaît de forts étiages et quand elle a un fort débit, c’est qu’il y a aussi beaucoup d’eau dans l’Hers et que le lac de Montbel est bien approvisionné…
Quand c’est limite, le Touyre est limite aussi et il sera difficile de respecter le débit réservé … Bien sûr, on accordera des dérogations … et c’est le Touyre qui en sera victime.
Le Touyre naît dans le massif de Tabe, mais si M. Cazanave évoque les Monts d’Olmes, nom de création économique et publicitaire liée à la station de ski, c’est qu’il veut nous faire croire que c’est par la station que la rivière vit. Faut-il rappeler que pour réalimenter le Touyre pendant son étiage, il a été créé, pour presque 2 millions d’ €, un barrage au col del Four. Ce barrage est inefficace pour diverses raisons techniques et au lieu d’une réserve d’eau, nous avons plutôt une « réserve d’air »

Allons-nous continuer à jeter de l’argent public dans des études et des projets fous et inutiles ?

Avec le changement climatique, il faudrait plutôt limiter les cultures irriguées et donc adapter les cultures aux sols et au climat...



[1NEORAMA est une société de conseil spécialisée dans l’accompagnement de projets auprès d’acteurs publics (collectivités, institutions, établissements publics) et privés (groupes industriels, entreprises et associations). Nous sommes convaincus que la réussite et l’acceptabilité d’un projet reposent, à la fois, sur une concertation mobilisatrice sur-mesure et sur une communication créatrice de liens avec les acteurs et le public.

[2Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement

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