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lundi 19 août 2013

Une alternative à la fission et à la fusion nucléaires

La fusion froide ou transmutation des noyaux atomiques.

L’exemple de l’E-cat

La France des médias n’aime pas trop étaler aux yeux du public les perspectives d’énergies moins chères et moins polluantes que celles pétrolières, gazeuses et nucléaires. Quand ils le font c’est souvent en mettant tellement de points négatifs et en utilisant la dérision et la moquerie que les lecteurs en retirent l’illusion désespérante que hors le pétrole et le nucléaire, point de salut...
Il n’en est pas ainsi ailleurs ; en Italie par exemple, le quotidien italien le “Corriere della sera” a publié le 3 octobre 2012 un article sérieux, clair et fort intéressant résumant les résultats de la recherche dans "la fusion froide" et notamment de l’E-cat des ingénieurs Rossi et Focardi.
(Mise à jour au 12 janvier 2015 : http://www.crashdebug.fr/index.php/sciencess/9575-fusion-froide-le-chat-e-cat-est-enfin-sorti-de-sa-boite)

Mais tout d’abord, pour ceux qui sont intéressés par LES énergies nucléaires, il est intéressant d’écouter Jean-Paul Biberian, ingénieur en physique nucléaire et électronique, docteur-ingénieur et docteur ès science qui, malgré ses titres impressionnants, sait être très simple à comprendre et très pédagogue. On en saura plus à l’issue de cette interview, sur la fusion froide par comparaison avec les deux autres formes. Même si la vidéo est assez longue(plus d’1h) il est important d’aller jusqu’au bout (en plusieurs fois si vous voulez) parce que vous en saurez plus également sur l’état de la recherche en France et les ressorts de la décision finale et du financement. Très éclairant. Si vous désirez regarder la vidéo en grand écran il peut être intéressant de régler la définition de l’image une fois la vidéo démarrée (la petite roue dentée) sur 720 p ou plus si votre réseau est rapide.

La fusion froide : Interview de Jean Paul BIBERIAN

LA FUSION FROIDE A TOUJOURS ÉTÉ MÉPRISÉE PAR L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE.

Sans doute parce que moins explosive et moins dangereuse que l’autre..? En fait parce que la fusion froide ressemble à ce que l’Alchimie appelle "transmutation". Du nickel est transformé en cuivre. Donc, c’est magique, donc ce n’est pas de la VRAIE science !!!

En France, le débat fut très vite clos : Jean Teillac, alors Haut-commissaire à l’énergie atomique (CEA ; l’autre !), refusa d’engager des recherches sur la question.

On engagea cependant un rapide programme d’expériences à la centrale du Bugey, autant pour démontrer qu’en France il n’y avait pas d’interdit sur la fusion froide au CEA, que pour tenter de démontrer l’inanité de recherches en ce domaine. Peu de temps après, Michel Martinot, son directeur de cabinet, expliqua dans les colonnes du Figaro du 9 juin 1993 que rien ne s’opposait à ce que les chercheurs du CEA ( l’autre, celui de l’Energie atomique) travaillent sur la question de la fusion froide, pourvu qu’ils le fissent chez eux, le week-end, et sur leurs propres ressources financières.
(sic !)

Cependant, quelques scientifiques français, tel Jean-Paul Bibérian à Marseille (dont on peut suivre l’interview ci-dessus), s’engagèrent sur cette voie. D’autres purent bénéficier d’un financement de la part de certaines compagnies pétrolières attentives aux développements d’une possible découverte majeure pour l’humanité. On sait jamais !

Michel Rambaut, ancien du CEA, développa à partir de 1994 un modèle théorique faisant intervenir des clusters d’électrons, mais pointa les limites de puissance qui empêchaient, selon lui, toute possibilité d’application industrielle.

Jacques Dufour, du Laboratoire des Sciences Nucléaires du Conservatoire national des arts et métiers de Paris, aurait réussi à faire financer ses recherches sur le sujet par Shell.

L’E-Cat

L’E-cat est une sorte de « chauffe-eau » , un chauffe-eau qui produit de la vapeur, à savoir de l’énergie thermique. Mais aucune réaction chimique ne pourrait justifier toute l’énergie produite par ce dispositif. Rossi et Focardi n’ont qu’une seule explication : le réacteur déclenche une réaction encore inconnue entre les atomes de nickel et d’hydrogène en présence d’un catalyseur. Réaction appelée Lenr, réaction nucléaire à basse énergie. De l’énergie nucléaire donc mais pas radioactive, parce qu’il n’y a aucune utilisation de matières fissiles ni aucune production de déchets. Signalons aussi que cette utilisation de l’hydrogène n’est pas celle utilisée dans les "piles à combustibles"

Toutefois l’E-cat n’est pas pris en compte par le haut niveau scientifique, très sceptique envers la « fusion froide », en vertu également du fait que Rossi refuse de révéler le fonctionnement de son réacteur : « Je ne veux pas faire la même fin que Meucci » – explique-t-il. Meucci, à qui Bell souffla, semble-t-il, l’invention du téléphone...
Depuis le début de la recherche en 2011, Rossi a fait tester régulièrement son appareillage par des scientifiques indépendants pour éviter la contestation de trichage.
Les dernières expériences en décembre 2012 (E-cat HT) et mars 2013 (E-cat HT2) ont, semble-t-il convaincu. Le générateur HT2 a la particularité de s’auto-entretenir. Une série de tests de 6 mois est projetée pour l’été 2013.
Des appareils sont déjà vendus, malgré la jeunesse de l’expérimentation, soit à des militaires soit à des entreprises de pointe...

D’un point de vue ECOLOGIQUE, des réserves sont à faire :

- Malgré l’abondance mondiale du nickel, si cette technologie était appliquée mondialement, il est à craindre un pillage des stocks naturels (Nouvelle Calédonie, entre autre)
- Comme il y a dégagement de rayons gamma (disparaissant certes à l’arrêt de la machine) on doit cerner de plomb l’enceinte de fusion..!
- Pour fabriquer l’hydrogène (certes abondant mais toujours associé à d’autres atomes) il faut déjà utiliser l’énergie électrique...

D’un point de vue sécuritaire, il y a des risques d’explosions non contrôlées à 100% pour le moment : l’expérience de CELANI

Mais des avantages aussi : pas de déchets et un rapport combustible/ Energie incroyable. Dans l’expérience de 2013, 0,3 gramme de carburant (donc du mélange) a donné pendant 116 heures une température moyenne de 302 °C et il a fallu "éteindre" la machine car le carburant n’était pas épuisé. Quant au coût estimé de l’énergie thermique produite (sans compter les investissements), elle serait de l’ordre de 0,3 centimes d’euro par kw/h. Ça fait réfléchir les entreprises !

Et, bonne nouvelle, on peut même acheter unE-cat d’1 Megawatt pour la modique somme d’1 million et quelques euros. Mais au bout de quelques années c’est, paraît-il, rentable.

D’autres informations sur la fusion froide :
Wikipedia :

Diverses expériences isolées auraient décelé des indications de phénomènes inexplicables (en l’état actuel des connaissances) sans faire appel à la physique nucléaire, mais les revues à comité de lecture sont réticentes à publier sur ce thème de recherche car il pourrait aussi s’agir de transmutations biologiques ou d’artefacts expérimentaux ce qui bouleverserait les lois de la physique et de la biologie.

Nouveau lien (février 2015) : Expériences italo-suédoises réussies.
http://fusion-froide.fr/fusion-froide-le-marche-sera-t-il-decisif
http://fusion-froide.fr/fusion-froide-contre-le-cat-le-retour-de-defkalion-avec-un-autre-brevet
http://fusion-froide.fr/
http://fusionfroide.ch/

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